Le Premier ministre sortant Nagib Mikati recevant le commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, au Grand Sérail, le 27 novembre 2024. Photo X / @grandserail
Le Conseil des ministres était réuni mercredi en milieu de journée au Grand Sérail, à Beyrouth, sous la présidence du Premier ministre libanais sortant, Nagib Mikati, afin de se pencher sur le texte de l'accord de cessez-le-feu proposé par les États-Unis et la France et approuvé mardi par le cabinet israélien. Le cessez-le-feu est entré en vigueur à 4h du matin.
Sont présents à la réunion plusieurs ministres proches du Courant patriotique libre (CPL, aouniste) qui avaient boycotté les réunions du gouvernement depuis le début de la vacance présidentielle il y a deux ans, notamment le ministre sortant de la Défense, Maurice Slim, et celui des Affaires sociales, Hector Hajjar. Le commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, est également présent.
Avant le Conseil des ministres, le ministre sortant de la Défense, Maurice Slim, a affirmé que « les propos concernant une liberté de mouvement de l’ennemi israélien au Liban contredisent le contenu de l’accord en 13 points publié, qui ne mentionne pas ce sujet. Nous ne l’accepterons pas. L’accord stipule uniquement le droit des deux parties à la légitime défense. » Estimant qu'il était « temps que la guerre cesse », il a affirmé le « rôle central » que jouera l'armée dans la mise en oeuvre de l'accord de cessez-le-feu. M. Slim a en outre refusé de répondre à une question sur des risques de confrontation entre l'armée et le Hezbollah. « Nous œuvrons chaque jour pour renforcer notre armée, afin qu’elle soit mieux équipée pour assurer la sécurité et la paix du Liban et de son peuple », a-t-il commenté.
Peu avant la réunion, Nagib Mikati s'est entretenu avec le commandant en chef de l'armée, selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle).


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine