Un Palestinien inspectant les décombres d'un bâtiment de Beit Lahia détruit par une frappe israélienne, dans le nord de la bande de Gaza, le 21 novembre 2024. Photo AFP
L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir tué cinq combattants du mouvement islamiste palestinien Hamas, parmi lesquels deux commandants impliqués dans l'attaque du 7 octobre 2023, lors de son raid dans la zone de Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza.
Dans un communiqué, l'armée et le Shin Bet (service israélien de la sécurité intérieure) disent avoir « éliminé cinq terroristes du Hamas parmi lesquels un commandant (au sein de l'unité d'élite du Hamas) Noukhba et un autre commandant de cette compagnie ». Ces deux hommes étaient responsables le 7 octobre 2023 de « meurtres et enlèvements dans la zone de Mefalsim », un des kibboutz frappés par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien ce jour-là dans le sud d'Israël, selon le communiqué.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, un raid dans la zone de Beit Lahia et Jabalia (nord de la bande de Gaza) a fait des dizaines de morts et de disparus, selon des sources médicales palestiniennes. Ni la Défense civile ni le ministère de la Santé du Hamas pour Gaza n'ont encore annoncé de bilan séparé pour cette frappe.
L'armée israélienne a identifié les deux commandants qu'elle dit avoir tués comme étant Jihad Mahmoud Yehia Kahlout et Muhammad Riyad Ali Okel, « deux terroristes qui ont commandé l'invasion du territoire israélien le 7 octobre et dirigé les massacres et les enlèvements sur la route de Mefalsim ». « Ce sont deux terroristes qui faisaient partie des chefs des combats dans le nord de la bande de Gaza contre les soldats de l'armée israélienne, lors de l'opération actuellement en cours dans la région », a-t-elle précisé.
Dans un communiqué distinct, l'armée et le Shin Bet (service israélien de la sécurité intérieure) disent aussi avoir tué le commandant d'une unité de roquettes du Jihad islamique, Khalid Abou Daqqa, lors d'une frappe aérienne mercredi sur Deir el-Balah, dans le centre du territoire palestinien.
Disant vouloir empêcher les combattants du Hamas de se regrouper et de se renforcer dans la zone, l'armée israélienne a lancé une nouvelle offensive majeure sur le nord de la bande de Gaza début octobre, qui a déjà fait plus d'un millier de morts, selon le ministère de la Santé de la bande de Gaza.
Hossam Abou Safiyeh, directeur de l'hôpital Kamal Adwan, un des rares encore en mesure de fonctionner, partiellement, dans cette partie du territoire, a accusé l'armée israélienne d'avoir bombardé, dans une attaque de drone, le générateur électrique de son établissement. « Cela causera des dommages très importants, d'autant plus qu'il n'y a aucune alternative à ce générateur dont dépendent tous les services de l'hôpital », a-t-il déclaré à l'AFP: « Compte tenu du siège incessant, nous n'avons pas la capacité de réparer ces dégâts ».
La Défense civile a, elle, indiqué avoir récupéré quatre corps et des blessés dans une maison résidentielle ciblée dans le quartier de Choujaïya, dans l'est de Gaza-ville. « Il y avait (...) des enfants innocents. Qu'ont-ils fait de mal ? », a déclaré à l'AFP un autre homme, près d'un garçon inconscient sur un lit à l'hôpital Al-Ahli Arab où ont été transportées des victimes.


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