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Politique - Liberté D'expression

Un académicien convoqué par la Sécurité de l’État pour ses positions anti-Hezbollah

L’interrogatoire de Charles Chartouni devait se tenir jeudi, mais il a été reporté au 26 novembre, suite à une requête qu'il a présentée pour « motifs familiaux ».

Un académicien convoqué par la Sécurité de l’État pour ses positions anti-Hezbollah

Des agents des Forces de sécurité intérieure à Beyrouth. Photo d'illustration Hassan Ammar/AFP/Archives

Dans le cadre d’une politique de musellement des voix opposées au Hezbollah, un enseignant universitaire, écrivain et activiste politique, Charles Chartouni, connu pour ses critiques virulentes à l’égard du parti chiite, a été convoqué par la Sûreté de l’Etat, jeudi, à Jounieh. À la requête de son avocat, Marc Habka, l’interrogatoire, auquel il ne s'est pas présenté, a été reporté au 26 novembre, pour « des motifs familiaux ».

Selon une source informée, le service sécuritaire a agi sur instruction de l’avocat général près du parquet d’appel de Beyrouth, Zaher Hamadé, réputé proche du chef du Parlement, Nabih Berry.

M. Chartouni a participé ces derniers jours à plusieurs entretiens sur des plates-formes médiatiques, notamment MTV (15 novembre) et Transparency (17 novembre), au cours desquels il a affiché ses positions contre « l'axe de la résistance » et le Hezbollah, prévoyant que le parti chiite va vers sa « défaite ». Dans l’une de ses interventions, il a tenu à décrire Israël comme un « État », et non comme une « entité ».

Politique d'intimidation

Contacté par L’Orient-Le Jour, l’académicien affirme qu’il a été convoqué de manière « illégale », soulignant que des membres de la Sûreté de l’État s’étaient rendus à son domicile pour lui signifier une convocation dépourvue de «griefs et chefs d’accusation». Outre cette « irrégularité », il déplore qu’il avait d’abord été convoqué au siège de la Sûreté de l’Etat, à Ramlet el Baida, une région « loin d’être sûre » à ses yeux, au vu des convictions politiques qu’il affiche.

« Mon interpellation s’inscrit dans une politique d’intimidation », juge M. Chartouni, pointant « une tentative de réprimer les libertés ». À l’annonce, mercredi, de sa convocation, les Forces libanaises (FL) ont exprimé, dans un communiqué, leur solidarité à son égard, demandant que « les poursuites s’arrêtent », et décrivant la démarche de la Sûreté de l’Etat comme « une violation de la liberté d’opinion ». Les FL ont en outre accusé « l’axe de la résistance » de menacer tous les Libanais », et ont réclamé « l’arrestation de ceux qui utilisent « la force » comme moyen de «chantage».

Dans le cadre d’une politique de musellement des voix opposées au Hezbollah, un enseignant universitaire, écrivain et activiste politique, Charles Chartouni, connu pour ses critiques virulentes à l’égard du parti chiite, a été convoqué par la Sûreté de l’Etat, jeudi, à Jounieh. À la requête de son avocat, Marc Habka, l’interrogatoire, auquel il ne s'est pas présenté, a été reporté au 26 novembre, pour « des motifs familiaux ». Selon une source informée, le service sécuritaire a agi sur instruction de l’avocat général près du parquet d’appel de Beyrouth, Zaher Hamadé, réputé proche du chef du Parlement, Nabih Berry.M. Chartouni a participé ces derniers jours à plusieurs entretiens sur des plates-formes médiatiques, notamment MTV (15 novembre) et Transparency (17 novembre), au cours desquels il a...
commentaires (6)

Incroyable. Ces gens-là continuent à croire qu’ils peuvent agir comme ils veulent. Vivement la justice divine!

GABRIEL EL DAHER

00 h 04, le 23 novembre 2024

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Commentaires (6)

  • Incroyable. Ces gens-là continuent à croire qu’ils peuvent agir comme ils veulent. Vivement la justice divine!

    GABRIEL EL DAHER

    00 h 04, le 23 novembre 2024

  • Mr Chartouni est un véritable résistant et patriotes contrairement aux marionnettes syrano-iranienne de notre gouvernement

    Rize Lb

    13 h 49, le 22 novembre 2024

  • Here we go again!!! Et Dire qu on va bâtir un état. Avec tous les dégâts que cette décision d aller en guerre nous a infligé , ils veulent qu on se taise. Pauvre Pays pauvre peuple en ce jour soi disant d indépendance ?

    Tacla sfeir

    12 h 49, le 22 novembre 2024

  • Une violation de la liberté d'expression, une de plus. Au fait, quelqu'un sait-il quelles sont les prérogatives de la Sûreté de l'Etat?

    Yves Prevost

    08 h 27, le 22 novembre 2024

  • Un signal adressé à tous les naïfs qui tendent à croire que se pays se relèverait et deviendrait un État. Oui Israël en est un quoi qu’on dise, pendant que nous entretenons un comportement tribal autodestructeur !

    Coroll

    07 h 36, le 22 novembre 2024

  • On voit qui gouverne le Liban et vive le partit du diable

    Eleni Caridopoulou

    07 h 19, le 22 novembre 2024

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