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Dernières Infos - Conflit

Nord de la bande de Gaza : un directeur d'hôpital décrit une "catastrophe extrême"

Cette photo prise le 11 octobre 2023 montre une vue aérienne des bâtiments détruits par des frappes aériennes israéliennes dans le camp de Jabalia, dans la ville de Gaza. AFP/ YAHYA HASSOUNA.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait part mardi de sa vive inquiétude pour les hôpitaux encore en état de partiellement fonctionner dans le nord de la bande de Gaza, où un directeur d'établissement décrit à l'AFP une "catastrophe extrême".

"Nous sommes très, très inquiets et il est de plus en plus difficile d'acheminer l'aide (et) du personnel spécialisé, alors que les besoins sont de plus en plus importants", a déclaré Margaret Harris, porte-parole de l'OMS devant des journalistes à Genève.

Cette inquiétude, a-t-elle ajouté, est "particulièrement" aiguë pour l'hôpital Kamal Adwan de Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, zone où l'armée israélienne a lancé début octobre une offensive d'ampleur contre des combattants du mouvement islamiste palestinien Hamas et d'autres groupes armés.

"La situation dans le nord de Gaza est celle d'une catastrophe extrême", témoigne Hossam Abou Safiyeh, directeur de cet établissement joint au téléphone par l'AFP. "Nous commençons à perdre des patients en raison du manque de fournitures médicales et de personnel", poursuit le médecin qui affirme que son établissement a été "pris pour cible de multiples fois par les forces d'occupation, tout dernièrement" lundi. "Un grand nombre d'enfants et de personnes âgées continuent d'arriver à l'hôpital souffrant de malnutrition", ajoute M. Abou Safiyeh, qui accuse Israël de "bloquer l'entrée de nourriture, d'eau, de personnel médical et de matériel à destination du nord" de la bande de Gaza. "Entre le 8 et le 16 novembre, quatre missions de l'OMS que nous essayions de préparer ont été refusées", a précisé Mme Harris, estimant que l'hôpital ne dispose que de quoi tenir "deux semaines dans le meilleur des cas".

Le Cogat, organe du ministère de la Défense israélien chargé des affaires civiles dans les Territoires palestiniens occupés, assure néanmoins que les "efforts humanitaires dans le domaine médical se poursuivent" dans le nord de la bande de Gaza.

L'organe dit y avoir coordonné lundi la livraison de "1.000 unités de sang" à l'hôpital Al-Sahaba, à Gaza-ville, en dehors de la zone où l'armée israélienne concentre son offensive. Dans son dernier point sur la situation dans la bande de Gaza publié mardi soir, le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) note que "l'accès aux hôpitaux Kamal Adwan, Al-Awda et à l'Hôpital indonésien reste extrêmement restreint" et que ces hôpitaux font face à de "graves pénuries de matériel, carburant et unités de sang". 


L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait part mardi de sa vive inquiétude pour les hôpitaux encore en état de partiellement fonctionner dans le nord de la bande de Gaza, où un directeur d'établissement décrit à l'AFP une "catastrophe extrême".

"Nous sommes très, très inquiets et il est de plus en plus difficile d'acheminer l'aide (et) du personnel spécialisé, alors que les besoins sont de plus en plus importants", a déclaré Margaret Harris, porte-parole de l'OMS devant des journalistes à Genève.

Cette inquiétude, a-t-elle ajouté, est "particulièrement" aiguë pour l'hôpital Kamal Adwan de Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, zone où l'armée israélienne a lancé début octobre une offensive d'ampleur contre des combattants du...