Le mouvement Amana, qui construit des logements dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, a protesté mardi contre des sanctions imposées par les Etats-Unis, la veille.
"Ces sanctions sont le résultat de calomnies sans fondement lancées contre Amana par des éléments hostiles et extrémistes", dénonce le mouvement.
"Si seulement les autorités américaines avaient pris la peine de vérifier et de ne pas s'appuyer sur telles ou telles publications malveillantes, elles auraient découvert qu'elles n'ont aucun fondement dans les faits et n'auraient pas agi contre nous", ajoute-t-il.
Les autorités américaines ont annoncé lundi sanctionner Amana et sa filiale de construction Binyanei Bar Amana "en raison de leurs liens avec des individus et des avant-postes sanctionnés pour des violences en Cisjordanie" occupée, selon un communiqué du Trésor américain.
Toutes les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés par Israel depuis 1967 sont illégales d'après l'ONU.
Les sanctions américaines ont pour effet de geler les avoirs éventuels des personnes ou groupes visés aux Etats-Unis, ainsi que toute transaction financière avec eux, et entraînent des restrictions de visas.
Les Etats-Unis ont déjà pris une série de sanctions contre des colons israéliens.
"Les colons et les fermes soutenus par Amana jouent un rôle-clé dans le développement des colonies en Cisjordanie, à partir desquelles les colons commettent à leur tour des violences", explique le Trésor américain.
"Plus largement, Amana utilise stratégiquement les avant-postes agricoles qu'il soutient par le biais de financements, prêts et construction d'infrastructures, pour étendre ses colonies et s'emparer de terres", ajoute-t-il.
Amana, fondé en 1978, a pour objectif de développer la présence juive en Cisjordanie occupée - où il a créé et développé des dizaines de colonies - mais aussi en Galilée (nord d'Israël) et dans le Neguev (sud).
"Nous sommes convaincus qu'avec le changement d'administration à Washington et par des actions appropriées et nécessaires du gouvernement israélien, toutes les sanctions seront levées", ajoute Amana.
Pour le président du conseil régional Shomron, qui gère les colonies du nord de la Cisjordanie, Yossi Dagan, cette décision "est le chant du cygne de l'administration Biden, qui est cynique et hostile envers la seule démocratie du Proche-Orient".
La Cisjordanie connaît une flambée de violence depuis l'attaque sans précédent du Hamas en Israël, le 7 octobre 2023, et la guerre dans la bande de Gaza qui dure depuis plus d'un an.
Le Bureau onusien des affaires humanitaires a recensé dans son dernier bilan plus de 300 incidents liés aux colons, du 1er octobre au 4 novembre, en Cisjordanie occupée.
Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, environ 490.000 colons vivent dans ce territoire aux côtés de trois millions de Palestiniens.
"Ces sanctions sont le résultat de calomnies sans fondement lancées contre Amana par des éléments hostiles et extrémistes", dénonce le mouvement.
"Si seulement les autorités américaines avaient pris la peine de vérifier et de ne pas s'appuyer sur telles ou telles publications malveillantes, elles auraient découvert qu'elles n'ont aucun fondement dans les faits et n'auraient pas agi contre nous", ajoute-t-il.
Les autorités américaines ont annoncé lundi sanctionner Amana et sa filiale de construction Binyanei Bar Amana "en raison de leurs liens avec...


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