Un garçon cherche des déchets réutilisables dans la décharge de Ghazipur à New Delhi, le 19 novembre 2024. Photo AFP ou ses ayants droit/ARUN SANKAR
Un nombre record de feux agricoles a été recensé lundi dans l'État indien du Pendjab (nord) au moment où New Delhi a connu un de ses pires épisodes de pollution atmosphérique, ont indiqué les autorités locales mardi.
Les fumées des brûlis agricoles venues de tout le nord de l'Inde sont accusées en hiver de contribuer fortement à l'épais brouillard toxique qui enveloppe la capitale indienne, déjà réputée comme l'une des plus polluées de la planète.
Le Punjab Remote Sensing Centre (PRSC), un organisme sous tutelle de l'administration régionale de l'agriculture, a recensé lundi un total de 1.251 feux agricoles dans l'État, son plus haut niveau quotidien depuis le début la saison. Depuis le mois de septembre, le PRSC a dénombré 9.655 feux agricoles dans tout le Pendjab.
A l'hiver, des dizaines de milliers d'agriculteurs brûlent les pailles résiduelles de la récolte du riz, dont l'Inde est le premier exportateur mondial, pour enrichir leurs sols avant d'y planter du blé.
Cette pratique, plus rapide et moins onéreuse pour les paysans que le recours aux engrais, est interdite par les autorités qui répugnent toutefois à faire appliquer strictement l'interdiction par crainte de froisser le puissant secteur agricole indien.
La cheffe de l'exécutif local de New Delhi a une nouvelle fois accusé lundi le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi de "ne rien faire" pour empêcher ces pratiques.
Les concentrations en microparticules toxiques PM2.5 - les plus dangereuses car se diffusant directement dans la sang - ont atteint lundi des niveaux jusqu'à 60 supérieurs aux normes tolérées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Ces niveaux ont nettement baissé mardi et se situent autour de 300 microgrammes par mètre cube d'air - encore vingt fois plus que le seuil fixé par l'OMS, selon les mesures de la société IQAir. Le smog s'est également nettement dissipé dans les rues de New Delhi.
Les autorités de la capitale ont toutefois ordonné la fermeture mardi des universités et lycées, désormais étendue jusqu'à nouvel ordre à tous les établissements scolaires.
La pollution de l'air est responsable de milliers de décès prématurés chaque année à Delhi, des suites de maladies cardiaques, respiratoires ou de cancers. Les mesures antipollution adoptées par les autorités nationale et régionales se sont jusque-là révélées très largement sans effet.
Un nombre record de feux agricoles a été recensé lundi dans l'État indien du Pendjab (nord) au moment où New Delhi a connu un de ses pires épisodes de pollution atmosphérique, ont indiqué les autorités locales mardi.
Les fumées des brûlis agricoles venues de tout le nord de l'Inde sont accusées en hiver de contribuer fortement à l'épais brouillard toxique qui enveloppe la capitale indienne, déjà réputée comme l'une des plus polluées de la planète.
Le Punjab Remote Sensing Centre (PRSC), un organisme sous tutelle de l'administration régionale de l'agriculture, a recensé lundi un total de 1.251 feux agricoles dans l'État, son plus haut niveau quotidien depuis le début la saison. Depuis le mois de septembre, le PRSC a dénombré 9.655 feux agricoles...


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