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Société - Ordres

Les Marada et le Futur remportent les élections partielles au barreau de Tripoli

La participation au scrutin a atteint le taux de 77 %, alors que l’échéance à Beyrouth a été suspendue dans l’attente d’un meilleur contexte sécuritaire.

Les Marada et le Futur remportent les élections partielles au barreau de Tripoli

Les deux nouveaux membres du conseil de l’ordre de Tripoli, Rana Fatfat et Tony Frangié, entourant le bâtonnier Sami el-Hassan. Photo DR

Tony Frangié et Rana Fatfat, deux candidats aux élections du barreau de Tripoli (Liban-Nord), soutenus par les Marada, le courant du Futur – alors que ce dernier avait suspendu en 2022 ses activités politiques – et d’anciens bâtonniers indépendants, ont accédé dimanche aux sièges de membres du conseil de l’ordre,  avec respectivement 562 et 536 voix, pour un mandat de trois ans. Les gagnants s’étaient mesurés à Nazih Kawas et Georgina Assal, appuyés notamment par les Forces libanaises, le Courant patriotique libre, les Kataëb, le mouvement de l’Indépendance (de Michel Moawad) et la Jamaa islamiya. Les deux candidats malheureux ont respectivement obtenu 529 et 434 voix.

Le conseil de l’ordre de Tripoli est composé de six membres, renouvelé tous les ans par tiers, à travers l’élection d’un membre chrétien et d’un autre musulman, selon la parité instituée par une coutume adoptée depuis 1921. Toujours selon la coutume, l’ordre est présidé en alternance par un bâtonnier de confession chrétienne ou musulmane pour un mandat de deux ans. Dans le grave contexte sécuritaire dû à la guerre avec Israël, les élections au barreau de Tripoli figurent parmi les rares échéances qui n’ont pas été suspendues.

Contacté par L’Orient-Le Jour, le bâtonnier Sami el-Hassan se félicite de la participation massive aux élections de dimanche. « Environ 1 100 avocats sur les 1 400 inscrits se sont rendus aux urnes, soit une participation de 77 % », note-t-il. « Le conseil de l’ordre avait décidé d’organiser les élections en concertation avec les candidats et les anciens bâtonniers, dans l’esprit d’un renforcement de l’État de droit et de l’application de la loi », indique-t-il, relevant que « le respect de l’échéance électorale symbolise la prévalence de la souveraineté et de la démocratie sur toute sorte de pressions ».

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Les responsables des conseils des ordres de Beyrouth et de Tripoli s’étaient réunis à l’approche des élections qui étaient prévues dimanche pour les deux barreaux. Chaque organisme avait opté pour la décision qui lui semblait adéquate dans les circonstances sécuritaires que traverse chacune des deux villes. Si une frappe israélienne meurtrière a récemment secoué Aïn Yaacoub dans le Akkar, les attaques dans les régions du Liban-Nord qui relèvent du barreau de Tripoli sont jusqu’à présent restées limitées, ce qui a permis au conseil de l’ordre de Tripoli de maintenir le scrutin.

Le conseil de l’ordre de Beyrouth a, lui, choisi de « suspendre » l’échéance jusqu’à « la fin des circonstances exceptionnelles », la banlieue sud de la capitale étant régulièrement la cible de l’armée israélienne, tandis que des frappes dans des quartiers environnants, comme ceux de Tayouné, non loin du Palais de justice, ou de Chiyah ont récemment eu lieu. Ras el-Nabeh et Mar Élias ont eux aussi été visés dimanche, jour de l’échéance initialement prévue.

« Fausse représentation des électeurs »

Joint par L’Orient-Le Jour, le bâtonnier de Beyrouth, Fadi Masri, explique qu’il avait diffusé auparavant dans la presse la convocation à l’assemblée générale qui était censée se réunir dimanche pour élire quatre membres du conseil de l’ordre des avocats. Cette instance s’était ensuite concertée avec dix anciens bâtonniers, ainsi qu’avec les 14 candidats qui briguaient, chacun, l’un des 4 sièges. Ces réunions ont finalement abouti au report des élections, au vu de la situation sécuritaire qui s’est progressivement dégradée. « L’enjeu était la participation au suffrage de 3 000 ou 4 000 avocats au moins », relève Me Masri, notant que leur accès au Palais de justice (Badaro) où devaient se tenir les élections « n’était pas garanti ».

Me Masri rappelle que « le barreau de Beyrouth ne compte pas seulement ceux qui exercent la profession dans la capitale, mais également les avocats de Tyr, Marjeyoun, Baalbeck-Hermel, etc., régions durement touchées par la guerre et dans lesquelles les candidats n’ont pas pu mener leur campagne ». Si le bâtonnier de Beyrouth met l’accent sur la nécessité d’appliquer la loi, en l’occurrence la tenue des élections, il n’insiste pas moins sur une « législation exceptionnelle » que le conseil peut établir pour prévenir une violation des principes de « la sincérité du scrutin et l’égalité devant les suffrages ». « Les opérations militaires et les déplacements de population risquaient d’augmenter de manière inédite le taux d’abstention, ce qui aurait pu entraîner une fausse représentation des électeurs », estime, dans ce cadre, Me Masri.

Tony Frangié et Rana Fatfat, deux candidats aux élections du barreau de Tripoli (Liban-Nord), soutenus par les Marada, le courant du Futur – alors que ce dernier avait suspendu en 2022 ses activités politiques – et d’anciens bâtonniers indépendants, ont accédé dimanche aux sièges de membres du conseil de l’ordre,  avec respectivement 562 et 536 voix, pour un mandat de trois ans. Les gagnants s’étaient mesurés à Nazih Kawas et Georgina Assal, appuyés notamment par les Forces libanaises, le Courant patriotique libre, les Kataëb, le mouvement de l’Indépendance (de Michel Moawad) et la Jamaa islamiya. Les deux candidats malheureux ont respectivement obtenu 529 et 434 voix.Le conseil de l’ordre de Tripoli est composé de six membres, renouvelé tous les ans par tiers, à travers l’élection d’un membre...
commentaires (1)

Il existe des pro Syriens encore au Liban malgré tout ce que le Liban subit il y a des Libanais qui n’ont encore rien compris hélas! La Syrie Iran ennemis du Liban ce n est pas de votre faute mais de ceux des moutons Libanais!

Adnan

23 h 15, le 18 novembre 2024

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Commentaires (1)

  • Il existe des pro Syriens encore au Liban malgré tout ce que le Liban subit il y a des Libanais qui n’ont encore rien compris hélas! La Syrie Iran ennemis du Liban ce n est pas de votre faute mais de ceux des moutons Libanais!

    Adnan

    23 h 15, le 18 novembre 2024

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