Des résidents devant des voitures endommagées près d'un appartement détruit par une frappe israélienne dans la région de Aramoun, caza d'Aley, au sud de Beyrouth, le 13 novembre 2024. photo AFP
Aramoun, dans le caza d'Aley (Mont-Liban), s’est réveillé sous le choc mercredi matin. Jusque-là épargné par les frappes israéliennes, ce village à majorité druze et chrétienne, situé entre Khaldé et Bchamoun, a subi un raid nocturne violent à 04 h sur un immeuble résidentiel du quartier d’al-Bayader, près du supermarché Attar.
Un premier bilan officiel de cette frappe meurtrière, menée sans avis d'évacuation et ayant détruit presque complètement trois des quatre étages de l’immeuble, a fait état de 6 morts et 15 blessés. Le ministère de la Santé a précisé que des restes humains avaient été retrouvés et des analyses étaient en cours d’identification. Des appels au don de sang ont été émis sur les réseaux sociaux et adressés à l’hôpital de Bchamoun, le village ne disposant pas d’hôpitaux.
« Toutes les régions sont maintenant touchées »
Cette frappe dans le caza de Aley, au sud-est de Beyrouth, fait suite à des raids meurtriers dans cette région, à Kayfoun et Qmatiyé le 6 octobre, qui avaient fait 12 victimes, et à la frappe de mardi entre Abadiyé et Baalchmay, qui a fait au moins cinq morts selon le ministère de la Santé.
Une source haut placée des Forces de sécurité intérieure (FSI) a estimé qu' « Israël vise des cibles parmi les déplacés partout où elles se trouvent, qu’importent les dégâts », et déploré que les frappes israéliennes sur des membres présumés du Hezbollah se font sans égard aux dommages collatéraux, notant un nombre croissant d’enfants tués dans les raids sur des immeubles résidentiels.
Israël poursuit ainsi son escalade, frappant notamment massivement la banlieue sud de Beyrouth le matin depuis deux jours, et entamant la « seconde phase » de son offensive terrestre au Liban-Sud selon des rapports de presse.



