Des secouristes luttent contre les flammes après une frappe aérienne israélienne qui a visé la zone industrielle du village de Abbassiyé, au Liban-Sud près de Tyr, le 30 octobre 2024. Photo KAWNAT HAJU/AFP
Un brouillon d'une proposition américaine de cessez-le-feu entre Israël et le Liban a fuité ces derniers jours dans la presse israélienne. Datée du 26 octobre 2024, cette proposition a été transmise par les Etats-Unis à l’Etat hébreu dans le cadre de discussions sur la version finale. Elle ne précise pas de date d’entrée en vigueur du cessez-le-feu, mais le négociateur américain Amos Hochstein est arrivé jeudi en Israël alors que l’administration Biden poursuit ses efforts pour obtenir un cessez-le-feu et un accord sur les otages entre Israël et le Hamas à Gaza.
De plus, le Premier ministre libanais sortant, Nagib Mikati, a déclaré mercredi espérer un cessez-le-feu « dans les heures ou les jours qui suivent ».
Ce projet comprend notamment un mandat étendu permettant à l’armée israélienne de pénétrer en territoire libanais pour contrecarrer les menaces du Hezbollah ou de toute autre organisation. Il insiste aussi sur l’application de la résolution 1701, sur le déploiement de l’armée libanaise au Liban-sud et sur le rôle de l’armée libanaise pour désarmer le Hezbollah et toute autre milice.
Le texte précise qu’« à l’issue de discussions avec les gouvernements du Liban et d’Israël, les Etats-Unis comprennent que les deux Etats cherchent urgemment une fin durable à l’escalade actuelle des hostilités le long de la Ligne bleue et sont tous deux préparés à prendre des actions pour promouvoir les conditions d’une solution permanente et complète ».
Voici les points les plus importants du projet:
- L’armée israélienne se retirera du Liban-Sud dans un délai d’une semaine au plus tard, après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, et l’armée libanaise déploiera ses forces le long des frontières du pays.
- L’armée israélienne gardera la liberté d’attaquer le Hezbollah et de répondre aux menaces le long de la frontière et à l’intérieur du Liban, si le gouvernement libanais ou tout autre organisme de surveillance placé sous les auspices des Etats-Unis n’y parvient pas. Les menaces incluent la production et le stockage d’armes, le mouvement d'armes lourdes, de missiles balistiques ou de missiles à moyenne et longue portée.
- L’armée de l’air israélienne sera autorisée à continuer de survoler l'espace aérien libanais pour recueillir des renseignements et suivre l'évolution de la situation.
- L'armée libanaise sera le seul corps armé, mis à part la FINUL, autorisé à opérer sur le territoire libanais. Elle sera chargée de bloquer l'entrée d'armes et de munitions non autorisées à ses frontières et de démanteler les installations de production d'armes et de munitions exploitées par des groupes armés dans le pays.
- A partir du moment où le cessez-le-feu sera déclaré, les parties disposeront de 60 jours pour le mettre pleinement en oeuvre. Durant ces 60 jours, l'armée libanaise augmentera progressivement ses forces au Liban-Sud.
- Les États-Unis, Israël et le Liban mettront en place un mécanisme commun pour superviser et faire respecter les termes de l'accord. Israël et le Liban pourront signaler à un organe de supervision toutes les violations de l'accord.
- Le projet appelle à la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies de 2006 et affirme le soutien des États-Unis à Israël dans cette mise en œuvre afin de s'assurer que le Hezbollah et d'autres groupes armés ne s'établissent pas au Liban-Sud.
- Israël et les États-Unis doivent partager des renseignements sensibles concernant les violations ou les suspicions de violations de l'accord du côté libanais. Ces renseignements seront transmis au gouvernement libanais ou à un autre mécanisme de contrôle afin qu'il puisse agir contre les violations.
Selon le média américain Axios, les négociations en vue d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah ont progressé de manière significative au cours des dernières 24 heures, mais l'administration Biden n'est pas parvenue à un accord final avec Israël ou le Liban, ont déclaré deux responsables américains ayant une connaissance directe de la question. Toujours selon Axios, un accord de cessez-le-feu mettrait fin à plus d'un an de combats entre Israël et le Hezbollah et désamorcerait de manière significative la guerre régionale au Moyen-Orient pour la première fois depuis les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre. Il s'agirait d'une réussite importante pour le président Biden dans les derniers mois de son mandat.



D'accord sur tous les points de l'accord mais surement pas sur les point 2 et 3 de cette proposition. En aucun cas Israël ne doit avoir le droit d'intervenir au Liban et encore moins de voir ses avions se balader dans notre espace aérien. Pas contre oui pour placer la force onusienne sous le chapitre 7 et lui autoriser, avec l'aviation Libanaise de patrouiller nos airs et intervenir la ou il se doit. En contre partie le Liban et Israël doivent s'engager a discuter des points litigieux pour parvenir a une paix definitive et durable.
10 h 31, le 01 novembre 2024