Une affiche du candidat présidentiel emprisonné Ayachi Zammel est affichée à l'entrée de son siège électoral le 4 octobre 2024. Photo AFP / FETHI BELAID
Ayachi Zammel, candidat malheureux à la présidentielle du 6 octobre en Tunisie, a écopé de nouvelles peines de prison portant à 31 ans de détention les condamnations à son encontre pour des affaires liées aux parrainages, a indiqué mardi à l'AFP son avocat.
Le tribunal de première instance de Kairouan (centre) a condamné lundi soir Ayachi Zammel dans trois affaires séparées liées aux parrainages, avec une peine d'un an et huit mois de prison pour chaque affaire, soit un total de cinq ans de prison", a précisé Me Abdessatar Messaoudi. Ses trois frères, poursuivis par la justice dans ces mêmes affaires, ont aussi été condamnés à un total de cinq ans de prison, a-t-il ajouté.
Selon Me Messoudi, M. Zammel qui doit comparaître jeudi devant le tribunal de première instance de Manouba, près de Tunis, dans une autre affaire liée aux "falsifications de parrainages, a cumulé "jusqu'à maintenant 31 ans de prison". Au total, 37 poursuites séparées ont été lancées à son encontre dans tous les gouvernorats (régions), selon son avocat.
M. Zammel, un industriel de 47 ans, en détention depuis début septembre, ce qui l'a empêché de faire campagne, n'a obtenu que 7,35% des voix lors de l'élection remportée haut la main (90,7% des voix) par le président sortant Kais Saied, dans un contexte d'abstention record. L'autre candidat autorisé à concourir, un ex-député de la gauche panarabiste, Zouhair Maghzaoui, n'a obtenu que 1,97% des voix. Pour ce scrutin, les parrainages étaient particulièrement difficiles à réunir, selon des experts. Il fallait soit 10.000 signatures d'électeurs, ou 10 parrainages de parlementaires ou de 40 élus de collectivités locales.
M. Zammel, un ancien député, avait été arrêté le 2 septembre, le jour même de la confirmation de sa candidature par l'autorité électorale Isie. Des formations de gauche et des personnalités proches de l'ancienne majorité parlementaire lui ont apporté leur soutien.
Début septembre, l'Union européenne avait déploré "une limitation continue de l'espace démocratique en Tunisie", dans une réaction à l'arrestation de M. Zammel et à l'exclusion par l'Isie de trois autres concurrents jugés particulièrement dangereux pour le président Saied.
Le tribunal de première instance de Kairouan (centre) a condamné lundi soir Ayachi Zammel dans trois affaires séparées liées aux parrainages, avec une peine d'un an et huit mois de prison pour chaque affaire, soit un total de cinq ans de prison", a précisé Me Abdessatar Messaoudi. Ses trois frères, poursuivis par la justice dans ces mêmes affaires, ont aussi été condamnés à un total de cinq ans de prison, a-t-il ajouté. Selon Me Messoudi, M. Zammel qui doit comparaître jeudi devant le tribunal de première instance de...


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