Les forces de sécurité israéliennes dans une rue menant à la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Césarée, le 19 octobre 2024. Photo Jack GUEZ / AFP
Les domiciles de hauts responsables du régime iranien auraient été ajoutés à la liste des cibles potentielles de la riposte israélienne contre l'Iran, après le lancement de 180 missiles balistiques contre l'État hébreu le 1er octobre, rapporte Channel 14. « Le régime iranien a des raisons de s’inquiéter, en particulier (le guide suprême de la République islamique) Ali Khamenei », affirme le média israélien.
Bien que des installations nucléaires et pétrolières aient été initialement envisagées, les Israéliens auraient récemment affirmé aux États-Unis qu’ils se limiteraient à des cibles militaires ou de renseignement. D’après des sources israéliennes citées par Channel 14, le ciblage de la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Césarée, samedi matin, a été pris en compte dans la délimitation des cibles de la riposte israélienne en préparation contre l’Iran. Le chef de l’exécutif avait qualifié la « tentative d’assassinat » de « grave erreur », alors qu’il n’était pas présent dans le bâtiment touché.
Channel 14 rapporte que des plans ont déjà été présentés aux décideurs politiques, et un cercle restreint de personnes connaîtrait la stratégie d’attaque envisagée. Même les pilotes participant à l’opération ne seront informés de leur cible qu’au dernier moment.
Plus tôt lundi, l'Iran a mis en garde par écrit les Etats-Unis sur leur « pleine responsabilité » et leur « complicité » en cas d' « agression » par Israël, en réaction à de très brèves déclarations du président Joe Biden vendredi à Berlin. La mission diplomatique iranienne aux Nations unies à New York a rendu publique une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et à la présidence suisse du Conseil de sécurité. Elle y dénonce « une déclaration profondément alarmante et provocatrice faite par le président des Etats-Unis lors d'un échange avec la presse à Berlin » le 18 octobre. Interrogé par des journalistes juste avant de repartir vers Washington, Joe Biden avait simplement répondu « oui et oui » à la double question de savoir s'il savait comment et quand Israël allait riposter aux attaques de l'Iran le 1er octobre.
En guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza et contre le Hezbollah au Liban, Israël a maintes fois menacé de frapper l'Iran en représailles à son attaque de missiles le 1er octobre. Cette attaque avait été présentée elle-même par les autorités de la République islamique comme une riposte à l'assassinat au Liban du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, dans un raid israélien, et à celui à Téhéran du chef du Hamas Ismaïl Haniyé, dans une attaque imputée à Israël.


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