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Économie - Conjoncture

Le PIB libanais devrait se contracter d’au moins 10 % en 2025 si le conflit se prolonge, selon l’IFI

L’organisation craint que les combats poussent 12 % de la population – Libanais comme Syriens – à quitter le pays.

Le PIB libanais devrait se contracter d’au moins 10 % en 2025 si le conflit se prolonge, selon l’IFI

Une rue de Bourj Hammoud, à l'entrée nord de Beyrouth en septembre dernier. Photo P.H.B.

L’Institut de la finance internationale (IFI), une organisation regroupant plusieurs centaines de grandes banques dans le monde, a publié ses projections pour l’économie libanaise en 2024 et 2025, en plein contexte d’intensification des combats entre le Hezbollah et Israël.

Elle envisage deux scénarios : un qui verrait les hostilités se poursuivre jusqu’à la mi-2025 et l’armée israélienne « envahir » le territoire libanais, et un second, « pessimiste », qui se concrétiserait en cas d’extension du conflit dans le temps, et verrait l’Iran et « peut-être les États-Unis » s’impliquer directement dans les combats.

Dans son premier scénario, l’organisation estime toujours que le PIB libanais devrait se contracter de 7 % en 2024 – une estimation que l’économiste en chef de l’institut pour la zone MENA et Asie centrale, Garbis Iradian, avait déjà fournie à L’Orient-Le Jour pour un article publié le 7 octobre. Elle s’attend en outre à une contraction supplémentaire de 10 % en 2025.

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L’IFI attribue cette chute du PIB à plusieurs facteurs :

• Une baisse de la consommation intérieure, provoquée par la fuite de plus de 12 % de la population totale du pays, qu’il s’agisse de Libanais ou de « réfugiés syriens » (qui sont 1,5 million selon les estimations du gouvernement libanais, pour une population d’environ 6 millions).

• Une baisse des exportations, accentuée par les pertes subies par le secteur agricole. Une partie des terres arables du Liban-Sud et de la Békaa ont en effet été détruites et polluées par les bombardements israéliens. Dans un rapport publié le mois dernier, l’Escwa a indiqué que le secteur du tabac était le plus touché, avec des pertes estimées à 30 millions de dollars, avant même le début des premières incursions terrestres israéliennes qui ont commencé le 30 septembre.

• L’arrêt de l’activité touristique, qui représentait 20 % du PIB avant que le Liban ne se retrouve plongé dans cette guerre.

L’IFI intègre également dans son évaluation le poids des dégâts provoqués aux infrastructures, qui réduit le stock de capital du pays, l’oblige à affecter davantage d’investissements pour leur réhabilitation et retardera enfin le redressement de l’économie, déjà en crise depuis 2019.

Si le scénario pessimiste se concrétise, l’IFI s’attend à ce que le PIB se contracte de plus de 20 % en 2025, avec un exode de plus de 1,2 million de personnes à la clé, entre autres conséquences chiffrées.

Au printemps dernier, la plupart des organisations internationales prévoyaient une croissance modeste ou une contraction d’environ 1 % du PIB libanais en 2024.

Jusqu’à présent, les affrontements qui ont commencé le 8 octobre 2023 entre Israël et le Hezbollah, soit au lendemain du déclenchement de la guerre de Gaza, ont fait plus de 2 300 morts, dont plus de 1 350 depuis le 23 septembre 2024, date à laquelle les deux belligérants sont passés des affrontements limités à la frontière à une guerre élargie. Israël a notamment ravagé la banlieue sud de Beyrouth, considérée comme un fief du Hezbollah, et tué de nombreux civils.

L’Institut de la finance internationale (IFI), une organisation regroupant plusieurs centaines de grandes banques dans le monde, a publié ses projections pour l’économie libanaise en 2024 et 2025, en plein contexte d’intensification des combats entre le Hezbollah et Israël.Elle envisage deux scénarios : un qui verrait les hostilités se poursuivre jusqu’à la mi-2025 et l’armée israélienne « envahir » le territoire libanais, et un second, « pessimiste », qui se concrétiserait en cas d’extension du conflit dans le temps, et verrait l’Iran et « peut-être les États-Unis » s’impliquer directement dans les combats.Dans son premier scénario, l’organisation estime toujours que le PIB libanais devrait se contracter de 7 % en 2024 – une estimation que l’économiste en chef de l’institut pour la zone MENA et...
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