Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a affirmé mardi à l'AFP attendre de la conférence internationale du 24 octobre à Paris de la "solidarité avec le Liban", pris dans la guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah, ainsi qu'une aide à son armée.
Paris entend réunir une "conférence ministérielle" avec "les Etats partenaires du Liban, les Nations Unies, l'Union européenne et les organisations internationales, régionales et de la société civile".
"Nous allons demander une aide humanitaire et une aide pour la sécurité", relative à "tout ce qui concerne l'armée et les forces de sécurité intérieure", a dit M. Mikati, espérant ensuite "une conférence spéciale pour aider l'armée libanaise".
"Le Liban va demander une position politique, de solidarité avec le Liban", a-t-il poursuivi, affirmant que "l'Etat libanais était prêt à imposer sa souveraineté sur tout le territoire", notamment le sud, bastion historique du Hezbollah pro-iranien.
"Nous avons actuellement 4.500 militaires dans le sud et nous voulons passer à entre 7.000 et 11.000", a dit Najib Mikati à l'AFP.
Alors que l'armée israélienne dit mener des incursions terrestres au Liban depuis le 30 septembre, le Premier ministre a affirmé qu'il "y a des avancées et des reculs, (les soldats israéliens) entrent et sortent" du territoire libanais.
Le ministère français des Affaires étrangères avait annoncé vouloir mobiliser la communauté internationale pour porter secours aux six millions d'habitants du Liban et pour soutenir les institutions du pays, sans président depuis deux ans et qui peine à imposer la présence de son armée dans le sud.
Depuis près de deux ans, les divergences au Parlement entre le camp du puissant Hezbollah et ses adversaires ont empêché l'élection d'un chef de l'Etat.
M. Mikati a toutefois affirmé que "des efforts sérieux étaient en cours pour l'élection d'un président de la République".
Depuis un an, Israël et le Hezbollah, un allié du Hamas palestinien, échangent des tirs transfrontaliers qui ont tourné il y a plus de trois semaines à la guerre ouverte. Depuis le 23 septembre, au moins 1.315 personnes ont été tuées, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles, et plus d'un million ont été forcées de quitter leur maison.
at/sbh/anr
© Agence France-Presse
Paris entend réunir une "conférence ministérielle" avec "les Etats partenaires du Liban, les Nations Unies, l'Union européenne et les organisations internationales, régionales et de la société civile".
"Nous allons demander une aide humanitaire et une aide pour la sécurité", relative à "tout ce qui concerne l'armée et les forces de sécurité intérieure", a dit M. Mikati, espérant ensuite "une conférence spéciale pour aider l'armée libanaise".
"Le Liban va demander une...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine