Des déplacés sur la promenade le long du littoral de Beyrouth, le 5 octobre 2024. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Le déplacement de centaines de milliers de personnes au Liban, où Israël et le Hezbollah sont désormais en guerre ouverte, est « désastreux » et la communauté internationale n'assure jusqu'ici qu'un soutien « sans commune mesure » avec l'ampleur des besoins, accuse un responsable onusien.
« Avec cette vague de déplacés, les besoins sont énormes », affirme dans un entretien à l'AFP Othman Belbeisi, patron de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. « Cette situation est désastreuse », poursuit-il, alors que, depuis près de trois semaines, Israël est entré en guerre ouverte avec le Hezbollah, multipliant les frappes aériennes sur les bastions du mouvement islamiste pro-iranien mais également sur la capitale.
Depuis un an déjà, les belligérants échangeaient des tirs transfrontaliers dans le sud du Liban et le nord d'Israël. Mais depuis le 23 septembre, les hostilités ont franchi un nouveau palier : plus de 1.200 personnes ont été tuées et environ un million forcées de quitter leurs maisons. « Le Liban a besoin de plus de soutien. Ce qui a été rassemblé jusqu'ici est sans commune mesure avec les besoins », assure M. Belbeisi en visite à Beyrouth, où des colonnes de fumée noire continuent de s'élever de la banlieue sud.
« Tout reconstruire »
L'ONU a lancé un appel à 426 millions de dollars de dons pour couvrir ses opérations durant trois mois, ajoutant que la crise pourrait durer plus longtemps. L'OIM, à elle seule, explique qu'elle aura besoin de 32 millions de dollars pour venir en aide à 400.000 personnes. Le bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) a annoncé vendredi n'avoir reçu que 51 millions de dollars, soit 12% des fonds réclamés. « Nous espérons que tout le monde pourra augmenter sa capacité à donner », dit M. Belbeisi, dans un pays plongé dans une crise économique depuis 2019 et qui s'englue dans la pauvreté.
Les chiffres sont en réalité bien plus grands. L'OIM a recensé environ 690.000 déplacés internes au Liban et ajoute que plus de 400.000 autres personnes sont parties, principalement des Syriens qui sont retournés dans leur pays.
Parmi les déplacés internes, plus de 185.000 — soit un quart d'entre eux environ — vivent dans des centres d'accueil, majoritairement des écoles mises à disposition par les autorités. Autant ont loué un appartement ou une chambre et 47% vivent « chez des hôtes », selon l'OIM, le plus souvent des membres de la famille élargie. Le reste, faute d'abris, dort dans la rue.
« C'est désolant de voir ce (déplacement) de nouveau au Liban », affirme M. Belbeisi, dans un pays ravagé de 1975 à 1990 par une guerre civile meurtrière et un dur conflit ayant opposé plus d'un mois en 2006 Israël et le Hezbollah. Cette fois-ci encore, les gens sont partis de chez eux « sans rien, mus par la seule peur et ils doivent maintenant tout reconstruire de zéro », poursuit le responsable onusien. « Il faut que cela cesse le plus vite possible ».


Il faut demander aux mollahs qui sont la cause de leur malheur de les aider. Ces gens croyaient dur comme fer que les mollahs et les milices vendues avaient l’intention de les protéger, malgré les conseils de leur compatriotes de les combattre pour ne pas se retrouver dans cette situation. Ils ont fait le choix du martyr pour les sauver et les voilà délaissés et anéantis sans aucune raison qui justifie la violence et la destruction qui s’abattent sur eux à part leur consentement à mourir pour les mollahs en détruisant leur pays.
10 h 17, le 12 octobre 2024