Nous vous remercions d'avoir suivi notre couverture en direct de cette nouvelle journée d'escalade du conflit entre le Hezbollah et l'armée israélienne.
Nous poursuivrons notre couverture de la guerre de Gaza et de ses répercussions dans la région, et surtout au Liban, dès demain matin.
Le Nicaragua va rompre ses relations diplomatiques avec Israël, ouvertement critiqué par le gouvernement de Daniel Ortega pour sa guerre contre le Hamas à Gaza, a annoncé la vice-présidente du pays.
"Notre président a demandé au ministère des Affaires étrangères (...) de procéder à la rupture des relations diplomatiques avec le gouvernement fasciste et génocidaire d'Israël", a déclaré à la presse officielle la vice-présidente Rosario Murillo, épouse du président de gauche Daniel Ortega.
Cette décision est essentiellement symbolique et politique, les échanges entre les deux pays étant quasi inexistants. Israël n'a, en outre, pas d'ambassadeur à Managua. Le 28 mars 2017, le Nicaragua et Israël avaient rétabli leurs relations diplomatiques, après qu'elles eurent été rompues par M. Ortega en 2010.
Les dix membres élus du Conseil de sécurité ont exprimé dans un communiqué "leur profonde préoccupation concernant les attaques contre plusieurs positions de la FINUL les 10 et 11 octobre". Ils ont appelé "toutes les parties à respecter le droit international humanitaire ainsi que la sécurité et la sûreté du personnel et des locaux de la FINUL". Ils ont ajouté que "toute attaque délibérée contre les Casques bleus constitue une grave violation du droit international humanitaire et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, et doit cesser immédiatement".
De plus, les membres du Conseil de sécurité ont exprimé "leur profonde inquiétude face à l'augmentation des victimes civiles et des souffrances, à la destruction des infrastructures civiles et au nombre croissant de personnes déplacées à l'intérieur du Liban". Ils ont également appelé à un cessez-le-feu immédiat, à un respect strict du droit international humanitaire et à une pleine application de la résolution 1701.
Le Hezbollah a revendiqué deux autres attaques menées à 1h et 1h30 du matin. La première était dirigée contre "un rassemblement de soldats de l’ennemi israélien dans le site de Jardah", tandis que la deuxième visait "la base de Souma dans le Golan syrien occupé". Les deux attaques ont été réalisées à l'aide de "salves de roquettes"
La nouvelle présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a appelé à la reconnaissance de deux États, la Palestine et Israël, afin de parvenir à la paix au Moyen-Orient.
"L'État palestinien doit être reconnu dans toute son ampleur, tout comme l'État d'Israël. C'est la position du Mexique depuis de nombreuses années", a-t-elle dit lors de sa première déclaration sur le sujet depuis son entrée en fonction le 1er octobre. Lors de sa conférence de presse quotidienne, Mme Sheinbaum a également condamné la violence au Moyen-Orient et a déclaré que "la guerre ne mènera jamais à une bonne destination".
Le Hezbollah a enjoint les Israéliens de s'éloigner des sites militaires dans des zones résidentielles du nord du pays.
"L'armée de l'ennemi israélien se sert des maisons (..) comme centres de rassemblement pour ses officiers et soldats" dans plusieurs régions du nord d'Israël et "dispose de bases militaires" dans les principales villes du nord comme "Haïfa, Tibériade, Acre" notamment, a déclaré le Hezbollah dans un message diffusé en arabe et en hébreux. Le parti met en garde "les habitants qui se trouveraient près de ces rassemblements militaires afin de préserver leur vie".
Cette dernière heure le Hezbollah a revendiqué trois attaques :
- Une première à 22h40 contre des soldats israéliens près de la porte de Fatmé, au niveau du village de Kfar Kila (Marjeyoun), au moyen de tirs d'artillerie. Une heure plus tôt, les combattants du parti chiite avaient mené une première attaque contre le même lieu avec une salve d'obus.
- Dans son 25e communiqué de la journée, le parti chiite affirme avoir attaqué un rassemblement de soldats israéliens dans la caserne de Hounine (face à Houla) "avec une salve de roquettes."
- Enfin, le parti chiite affirme que ses combattants ont ciblé à 21h15 "un rassemblement des forces de l'ennemi israélien à Kfar Giladi", une localité du nord d’Israël proche de la frontière avec le Liban, avec "une salve de roquettes.
Dans un bilan actualisé, le ministère libanais de la Santé a rapporté que trois personnes ont été tuées et six autres blessées lors de l'attaque israélienne sur Baïssariyé, dans le caza de Saïda. Plus tôt, le ministère avait précisé que parmi les victimes figurent une enfant de deux ans et une adolescente de 16 ans.
Le ministère a également signalé que, vendredi, trois personnes ont été tuées et cinq autres blessées dans une frappe israélienne à Ansariyé. À Ghaziyé, une personne a été tuée, tandis qu'à Adloun, une autre a été blessée.
La Défense civile de la bande de Gaza a fait état vendredi soir de la mort de 30 personnes au long de la journée dans une série de frappes israéliennes sur la ville et le camp de réfugiés palestiniens de Jabalia, dans le nord du territoire en guerre, rapporte l’AFP.
Mahmoud Bassal, porte-parole de cet organisme dépendant du Hamas, a annoncé dans un communiqué qu'une frappe survenue vers 21h40 (18h40 GMT) avait fait "12 morts, parmi lesquels des femmes et des enfants" dans la ville de Jabalia. Avant cela, Ahmad al-Kahlout, directeur de la Défense civile pour le nord de Gaza, avait fait état auprès de l'AFP de 18 morts dans plusieurs frappes survenues dans la journée dans la ville et le camp de réfugiés de Jabalia ayant notamment touché "huit écoles" situées dans le camp et servant d'abri pour des déplacés. M. Bassal a également indiqué que 14 personnes étaient portées disparues, a priori bloquées sous les décombres de la dernière frappe.
Au total les frappes de la journée ont fait au moins 110 blessés, selon les chiffres transmis par MM. Bassal et Kahlout
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L'armée israélienne, qui n'a annoncé aucune frappe sur la zone de Jabalia dans la journée, n'a pas non répondu aux questions de l'AFP sur les frappes rapportées par M. Kahlout contre huit écoles du camp.
L'émissaire américain Amos Hochstein a accordé une interview à la chaîne libanaise LBCI. Voici ses principales déclarations :
• “Ni les États-Unis ni moi-même n'avons donné aucun feu vert à des opérations militaires au Liban. Aucun feu vert n'a été donné pour des opérations militaires”.
• “Je peux vous assurer que le président américain Joe Biden est concentré sur la recherche d'une trêve. Nous voulons travailler avec les institutions du gouvernement libanais, y compris l'armée, pour mettre fin à ce conflit”.
• “La résolution 1701 du Conseil de sécurité a réussi à mettre fin à la guerre de 2006, mais il est évident qu'elle n'a pas été bien mise en œuvre (…) Nous devons nous concentrer sur une solution qui implique la mise en œuvre complète de la résolution 1701.Cela doit faire partie d'un effort global visant à renforcer les forces armées libanaises. Elles doivent être déployées dans le sud du pays et doivent constituer le principal mécanisme de sécurité pour défendre le Liban le long de ses frontières”.
• “Nous devons arrêter ce conflit, rechercher une solution diplomatique, choisir un nouveau président, former un nouveau gouvernement et renforcer les forces armées libanaises. Tout cela doit se faire simultanément et nous devons tous travailler ensemble pour atteindre cet objectif dès maintenant. Nous sommes en communication constante avec le gouvernement libanais. Cependant, le choix d'un président ne relève pas des États-Unis”.
• “Le Liban, comme tout autre pays, doit être capable de sécuriser ses frontières. Une fois que nous parviendrons à mettre fin au conflit, il y aura un déploiement important des forces armées libanaises dans le sud”.
L’armée israélienne a déclaré vers 22h30 que deux drones ont été détectés en provenance du Liban, alors que des sirènes avaient retenti peu avant dans le centre d’Israël, rapporte Reuters. Peu après, l’armée israélienne a assuré avoir intercepté avec succès l'un des deux, assurant que l’incident n’a fait aucune victime jusque-là. Aucune information n’a été donnée sur le deuxième engin. Le porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Avichay Adraee, a révélé qu'un projectile a atteint un bâtiment dans la ville de Herzliya, au centre d'Israël, mais sans pertes humaines.
Le président français Emmanuel Macron a réitéré son appel à mettre fin aux exportations d'armes vers la bande de Gaza et le Liban, ajoutant que c'était "le seul moyen" de mettre fin aux deux conflits opposant Israël au Hamas soutenu par l'Iran et au Hezbollah.
"Ceci n'est en aucun cas un appel à désarmer Israël (...) mais un appel à stopper toute déstabilisation dans cette partie du monde", a déclaré Macron lors d'une conférence de presse à Chypre à l'issue d'une réunion du Med9, qui regroupe les pays méditerranéens de l'UE, rapporte Reuters.
"Nous avons réitéré la nécessité d'un cessez-le-feu, et ce cessez-le-feu est essentiel tant à Gaza qu'au Liban. Il est nécessaire maintenant tant pour nos otages que pour la population civile qui est victime de la violence, et pour éviter une contamination régionale", a-t-il déclaré. "C'est pourquoi la France a appelé à mettre fin à l'exportation d'armes utilisées dans ces théâtres de guerre (...). Nous savons tous que c'est le seul moyen de mettre fin à cela", a ajouté Macron.
Le ministère libanais de la Santé indique que les attaques aériennes israéliennes ont fait cinq tués et cinq blessés dans la région de Baalbeck-Hermel : quatre tués à Boudaï, un tué et trois blessés à Kfardane et deux blessés à Kayal.
Les sirènes d'alerte ont retenti dans plusieurs villes au nord de Tel-Aviv, selon la défense passive israélienne, l'armée liant cette alerte à l'"intrusion d'un aéronef ennemi", selon l'AFP.
Alors qu'Israël marque la fête de Yom Kippour depuis le coucher du soleil, les sirènes ont notamment retenti à Herzliya peu avant 22h00 (19h00 GMT), selon la défense passive. "À la suite de l'intrusion d'un aéronef ennemi, il y a eu des tentatives d'interception", indique un communiqué de l'armée avertissant que "des explosions supplémentaires peuvent être entendues du fait d'interceptions ou [de la chute] de débris".
Le ministère libanais de la Santé confirme que trois personnes ont été tuées et trois autres blessées dans une attaque israélienne sur Baïssariyé dans le caza de Saïda. Le ministère précise que l'une des personnes tuées est une enfant de deux ans, et une autre une adolescente de 16 ans.
Plus de détails sur la frappe israélienne meurtrière sur Baïssariyé :
Le militaire tué, Hussein Chami, est le frère du cheikh dont la maison a été visée, rapporte notre correspondant. Ses deux filles, Daha et Fatima, ont été tuées. Quant au cheikh et sa femme, ils sont en train d'être traités par les services d'urgence, tandis que les recherches continuent sous les décombres.
Le Hezbollah a revendiqué deux nouvelles attaques après 21h :
-À 21h20, le parti a indiqué avoir lancé des obus d’artillerie sur des soldats israéliens dans les environs du village libanais de Blida, dans le caza de Marjeyoun.
-Peu après, à 21h24, une nouvelle salve d’obus est tombée sur des soldats israéliens au niveau de la porte de Fatmé, au niveau du village de Kfar Kila (Marjeyoun), selon un autre communiqué du parti.
Les derniers développements au Liban-Sud :
-De nouveaux raids aériens israéliens ont ciblé Qleilé et la mosquée de Tayr Debba, dans le caza de Tyr, faisant des blessés.
-Une habitation du village d'Ansariyé (caza de Saïda) a également été frappée d'un missile.
-Du nouveau sur les attaques meurtrières sur Baïssariyé : la maison d'un cheikh, responsable d'une mosquée locale, a été frappée en plein cœur du village. Des morts et blessés sont à déplorer.
Les derniers développements au Liban-Sud :
-L'attaque précédemment rapportée sur Baïssariyé (caza de Saïda) a visé deux bâtiments résidentiels et fait au moins un trois morts : un soldat libanais et ses deux enfants, selon notre correspondant Mountasser Abdallah. Les secouristes sur place continuent d'enlever les décombres. Six blessés sont également à déplorer. La localité a été de nouveau frappée par la suite.
-L'aviation israélienne a frappé une zone proche du collège des Sœurs Antonines à Nabatiyé.
-Une attaque aérienne a visé Dhaïra, dans le caza de Tyr, ainsi que Jibbein. L'artillerie israélienne a frappé Kfar Kila et Khiam (Marjeyoun) d'au moins dix obus.
-Le village de Qana, dans le caza de Nabatiyé, a été frappé.
Les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions liées à l'Iran à l'encontre de 16 entités et de 23 navires, selon un avis publié sur le site web du département du Trésor, cité par Reuters.
Le président américain Joe Biden a dit que oui, "absolument", il demandait à Israël de ne plus tirer sur les forces de maintien de la paix de l'ONU au Liban, indique l'AFP.
À la question "Demandez-vous à Israël d'arrêter de frapper les forces de maintien de la paix de l'ONU?", le président américain, qui participait à une réunion à la Maison Blanche sur l'ouragan Milton, a répondu: "Absolument, tout à fait".
Voici les derniers développements au Liban-Sud et à la Békaa, selon nos correspondants :
-Peu avant 20h, des raids israéliens ont visé les villages de Saraïne et Janta, dans le caza de Baalbeck. Les frappes contre Sarhine, notamment près du centre de la Défense civile, se sont renouvelées vers 20h30.
- Une frappe israélienne a ciblé une région entre les villages de Mayfadoun et Zaoutar el-Gharbiya, dans le caza de Nabatiyé, peu après 20h.
- Vers 20h30, l’aviation israélienne a ciblé la région de Bassatin et le village de Baïssariyé dans le caza de Saïda, ainsi que la ville de Nabatiyé (plusieurs raids), et le village de Deir Qanoun (Tyr).
- Vers 20h45, nouvelles frappes sur Saraïine, Nabi Chit, Bouday et Kfardan, dans le caza de Baalbeck. Des drones ont survolé la ville de Baalbeck.
- Vers 20h45 également, de nouvelles frappes ont visé le caza de Nabatiyé, au niveau du village de Zefta et une zone entre les villages de Zebdine et Ksarzaatar.
Les tirs de l'armée israélienne vers des Casques bleus de la Force intérimaire des Nations unies (Finul) ne sont "pas acceptables", a déclaré la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, dont le pays a déployé près de 1.000 militaires dans cette mission.
"Le quartier général de la Finul et deux bases italiennes ont été atteints par des coups (...) tirés par les forces israéliennes (...). Ce n'est pas acceptable et cela viole ce qui a été établi" par les résolutions de l'ONU, a déclaré Mme Meloni lors d'un sommet à Chypre des pays méditerranéens de l'Union européenne.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a réclamé "la fin de tout type de violence" contre la force de l'ONU déployée au Liban (Finul), jugeant "totalement inacceptable" l'annonce de nouveaux tirs israéliens ayant blessé des Casques bleus.
"Ce qui s'est passé au siège de la Finul au Liban (...) est totalement inacceptable et nous exigeons la fin de tout type de violence que subissent malheureusement les Casques bleus" dans ce pays, a déclaré M. Sánchez lors d'un sommet à Chypre des pays méditerranéens de l'Union européenne.
Emmanuel Macron a jugé "tout à fait inacceptable" que les Casques bleus de l'ONU soient "visés délibérément par les forces armées israéliennes" dans le sud du Liban et a prévenu que la France "ne tolérera pas" de nouveaux tirs après ceux des deux derniers jours.
"Nous le condamnons. Nous ne le tolérons pas et ne tolérerons pas que cela se reproduise", a dit le président français lors d'un sommet à Chypre des pays méditerranéens de l'Union européenne, qu'il a "remerciés" pour avoir eu "une parole très claire à nos côtés sur ce sujet", indique l'AFP.
Commentant les attaques d’Israël contre les civils, la Finul et l’armée libanaise, le président du Parlement Nabih Berry a estimé qu’il s'agissait « d'une agression et d'une tentative d'assassinat claire et nette de la résolution 1701 de l'ONU ». « Nous mettons la communauté internationale face à ses responsabilités, elle doit agir pour mettre fin à la guerre d'anéantissement qu'Israël mène contre le Liban et contre tout ce qui est lié aux règles de la morale, de l'humanité et de la légitimité internationale », a-t-il affirmé dans un communiqué de son bureau de presse.
Durant les dernières 24h, 60 personnes ont été tuées et 168 blessées dans les attaques israéliennes au Liban, portant à 2229 tués et 10.380 blessés le bilan total depuis le 8 octobre 2023. Ces chiffres ont été donnés par le ministère de la Santé et le Comité d'urgence du gouvernement, cités par l'ANI (Agence nationale d'information, officielle).
Le texte ajoute que 57 attaques israéliennes aériennes ont frappé le Liban dans les dernières 24 heures, portant le nombre total "d'agressions" depuis le 8 octobre à 9588.
Le président du Parlement, Nabih Berry, a reçu un appel téléphonique du secrétaire d'État américain, Anthony Blinken, qui a duré environ 40 minutes. Au cours de cette conversation, les deux hommes ont discuté de la situation au Liban, selon un communiqué du bureau du chef du Parlement.
Les derniers développements au Liban-Sud et dans la Békaa selon nos correspondants :
-Une attaque israélienne aérienne a ciblé Temnine el-Faouka, dans le caza de Baalbeck. Les environs de Baalbeck ont également été ciblés à plusieurs reprises, notamment Nabi Chit, Temnine, Hallaniyé, Ali el-Nahri et Douris.
-Une attaque a visé la route de Aïn Bourday, dans la région de Baalbeck également.
-Les environs de Ghaziyé, dans le caza de Saïda au Liban-Sud, ont été frappés par deux attaques.
Le Hezbollah revendique une attaque menée à 18h contre une troupe de soldats israéliens sur Margaliot, village du nord d'Israël, par des obus d'artillerie. Ce village est situé face à Houla (caza de Marjeyoun). Le parti chiite a revendiqué une autre attaque menée à 18h15 contre des soldats israéliens "situés au sud de Yaroun", au Liban-Sud, par des missiles.
Une attaque israélienne a frappé Nabi Chit (caza de Baalbeck) dans la Békaa, rapporte notre correspondante Sarah Abdallah. Le village de Temnine el-Tahta, dans le même caza, a également été touché.
Le Premier ministre libanais sortant Nagib Mikati "condamne l'agression israélienne qui a visé un centre de l'armée à Kafra" et a conduit à la mort de deux soldats et blessé deux autres, dans un communiqué de son bureau de presse. Il a pris contact avec le chef de la troupe Joseph Aoun et lui a transmis ses condoléances.
"Ces crimes israéliens perpétuels n'épargnent pas nos braves soldats qui accomplissent leur devoir national, protègent nos terres et notre peuple. Et la communauté internationale reste silencieuse sur les crimes d'Israël", poursuit M. Mikati. "Il faut une prise de conscience mondiale qui mette un terme à cette agression."
Les derniers développements au Liban-Sud :
-Israël a ciblé le village de Jbaa (caza de Saïda) par une frappe intense, selon des habitants.
-Une frappe aérienne israélienne a visé les environs de la zone de Aïn el-Samahiyé, entre Zouatar et Nabatiyé al-Faouka (caza de Nabatiyé), selon notre correspondant.
-Des avions de guerre israéliens ont lancé des frappes aériennes sur Arabslim (Nabatiyé), Kherbet Selm (caza de Bint Jbeil) et Maaliyé (caza de Tyr), selon des habitants.
Photo Mohamed Azakir / Reuters
La plupart des réfugiés palestiniens vivant dans des camps au Liban-Sud ou près de Beyrouth ont fui suite à l’escalade des frappes israéliennes, a affirmé le chef de l’Agence de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), établissant un parallèle avec les déplacements massifs dans la bande de Gaza.
Le chef de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, a déclaré à Reuters que l’agence continuait à fournir des services aux personnes les plus vulnérables restées sur place et que les déplacements répétés faisaient malheureusement « partie de l’histoire » des Palestiniens.
▶️ Plus de détails ici.
La frappe israélienne d'il y a quelques heures sur Yater qui a tué trois personnes a tué deux secouristes du Comité sanitaire islamique, affilié au Hezbollah, et une autre personne, selon notre correspondant.
Le chef du Pentagone et ministre américain de la Défense Lloyd Austin a annoncé avoir demandé à Israël, lors d’un appel avec son homologue, d’assurer la sécurité des militaires de la Finul au Liban, rapporte Reuters.
Les dernières frappes israéliennes au Liban-Sud depuis 18h, selon notre correspondant : les villages de Touline et Qabrikha (caza de Marjeyoun) ont été touchés, de même que Kherbet Selm, Kafra, Yater et Bint Jbeil (Bint Jbeil), Jbaa et Arabslim (Nabatiyé).
Les sirènes d'alerte antiaérienne ont retenti en fin d'après-midi dans plusieurs dizaines de localités du nord-ouest d'Israël alors que le pays s'apprête à célébrer Kippour, l'armée israélienne faisant état "d'environ 80 projectiles" tirés à partir du Liban.
Entre 17h21 et 17h24 (14h21 et 14h24 GMT) "environ 80 projectiles" ont été identifiés au-dessus du territoire israélien après voir passé la frontière avec le Liban, indique un communiqué militaire. La chaîne 12 (privée) de la télévision israélienne, qui avait déjà interrompu ses programmes en prévision de Kippour, a repris l'antenne pour une édition spéciale de quelques minutes rendant compte de ces tirs.
"Plus tôt aujourd'hui, des soldats de l'armée israélienne opérant dans le sud du Liban ont identifié une menace immédiate à leur encontre. Ils ont réagi par des tirs en direction de la menace", indique l'armée israélienne sur son compte X.
Un "examen initial" indique que, durant l'incident, "un tir a touché un poste de la Finul situé à environ 50 mètres de la source de la menace, ce qui a entraîné la blessure de deux membres du personnel de la Finul", poursuit le texte. L'armée affirme qu'elle "avait ordonné au personnel de la Finul de se rendre dans des espaces protégés et d'y rester. Cette instruction était en vigueur au moment de l'incident", ajoute-t-elle.
L'armée affirme "être en contact avec la Finul à des fins de coordination et continuera de l'être." Elle "continue d'examiner les circonstances de l'incident. L'organisation terroriste Hezbollah agit délibérément dans l'intention de nuire aux civils israéliens depuis des zones civiles et près des postes de la Finul, mettant ainsi en danger le personnel" de la force onusienne, conclut le texte. Une demi-heure plus tôt, l'armée israélienne avait indiqué que les Casques bleus avaient été blessés "accidentellement".
Le Hezbollah a revendiqué une série de nouvelles attaques :
-La première a ciblé un rassemblement de soldats israéliens près de Blida, village du caza de Marjeyoun au Liban-Sud, à 16h40, par des missiles.
-Une deuxième attaque, à 17h, a visé une troupe de soldats israéliens "sur le siège du commandement de la 7è division blindée dans la caserne de Katsavia", dans le Golan occupé par Israël.
-La troisième attaque a ciblé des forces israéliennes à Zvulun, dans le nord d'Israël, localité située au nord de Haïfa, par "une grande salve de missiles" selon le parti chiite, vers 15h30.
-Une quatrième attaque a frappé à 15h un rassemblement de soldats israéliens à Kfar Giladi, dans le nord d'Israël.
-À 17h, le parti chiite indique avoir ciblé des soldats israéliens "à l'ouest de Kiryat Shmona", dans le nord d'Israël.
-La sixième et dernière attaque a ciblé, à 17h aussi, des soldats israéliens à Kfar Yuval, village du nord d'Israël situé face à Wazzani.
Les tirs israéliens contre la Finul sont "inacceptables" et représentent "une intensification très grave de l'hostilité" de l'armée israélienne à l'encontre des forces onusiennes, a condamné le ministre des Affaires étrangères irlandais Micheal Martin.
La communauté internationale "doit faire pression" sur Israël pour qu'il "mette fin" à ces tirs et pour s'assurer que les Casques bleus "ne sont pas mis en danger", a déclaré le chef de la diplomatie irlandaise à des journalistes. L'Irlande fournit 347 des 10.000 soldats de la Finul, la Force intérimaire des Nations unies au Liban.
Dans un communiqué publié sur son compte X, l'armée libanaise confirme que deux de ses soldats ont été tués et trois blessés dans une attaque israélienne "qui a visé un centre de l'armée" à Kafra.
L'armée israélienne a annoncé "mener un examen approfondi au plus haut niveau" après que la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) eut annoncé deux nouveaux blessés parmi ses soldats en poste près de la frontière avec Israël, indique l'AFP.
L'armée israélienne "a été informée que deux soldats de la paix de l'ONU ont été blessés accidentellement lors de combats de [l'armée israélienne] contre le Hezbollah dans le sud du Liban", indique un communiqué militaire. L'armée israélienne "exprime sa vive préoccupation à propos d'incidents de ce genre et est actuellement en train de mener un examen approfondi au plus haut niveau du commandement pour établir les détails de ce qui s'est passé", ajoute le texte.
Le site d'une frappe israélienne qui a visé un lieu proche d'un point de contrôle de l'armée libanaise à Kafra, au Liban-Sud, le 11 octobre 2024. Photo fournie par des habitants à notre correspondant
⚡ La récente frappe israélienne à Kafra (caza de Bint Jbeil) au Liban-Sud a tué deux soldats libanais et blessé trois autres, selon une source sécuritaire citée par notre correspondant. Cette frappe a visé un bâtiment situé proche d'un poste de contrôle de l'armée.
Contactée, l'armée n'a pas encore répondu à nos sollicitations.
Dans une vidéo publiée sur son compte X, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, montre une pièce remplie d’armes qu’il prétend être la propriété du Hezbollah, et avoir été saisies par les soldats israéliens dans des villages du Liban-Sud. Qualifiant ses armes de « sophistiquées, certaines de fabrication iranienne », Adraee assure que son armée « ne permettra pas au Hezbollah de continuer à stocker ces munitions dangereuses à nos frontières ».
Le Hezbollah a revendiqué plusieurs nouvelles attaques contre Israël :
La première vers 15h contre un rassemblement de soldats israéliens à Ras Naqoura, dans le caza de Tyr au Liban-Sud. Hier, le parti chiite avait indiqué avoir ciblé des soldats israéliens qui avançaient vers Ras Naqoura et affirmé avoir détruit un char puis empêché les militaires de récupérer les victimes de cette frappe. C'est également au niveau de Ras Naqoura et Naqoura que l'armée israélienne avait, elle, lancé plusieurs frappes en direction de positions de la Finul.
La seconde attaque a visé un rassemblement de soldats israéliens dans la région de Shomera, dans le nord d'Israël, au moyen d'une salve de roquettes à 15h25. Cette localité est située face à Marwahine (Tyr).
La troisième annonce que le parti chiite a ciblé, également à 15h25, des militaires israéliens dans la région de Tell Chaar, faisant face au village libanais de Rmeich (Bint Jbeil).
Par ailleurs, une source sécuritaire a indiqué à notre correspondant que des "missiles lourds" ont été tirés du Liban vers le Golan occupé, ainsi que des drones.
Des décombres après une frappe israélienne à Baalbeck, dans la Békaa, le 11 octobre 2024. Photo AFP
Voici les derniers développements au Liban-Sud selon notre correspondant :
- Une série de raids israéliens ont visé les villages de Yater et Kafra, dans le caza de Bint Jbeil, peu avant 16h. Les frappes à Yater ont tué trois personnes et ont visé un centre de la Défense civile du Comité sanitaire islamique, affilié au Hezbollah.
- Les villages de Kherbet Selm, Beit Lif (Bint Jbeil) et Meis el-Jabal (Marjeyoun) ont été pilonnées par l’aviation israélienne vers 16h20.
- Le village de Meis el-Jabal a annoncé que nombre de ses habitants, aujourd’hui déplacés à Beyrouth, sont morts dans la frappe israélienne meurtrière sur un immeuble de Basta, dans la capitale, jeudi soir. Il s’agit de Ali Youssef Ammar et ses deux petites-filles, Joud Ammar (3 ans) et Tala Choucair (7 ans), Ali Kabalan et ses deux filles Tia (9 ans) et Lea (6 ans). Ali Ammar avait perdu sa fille avec sa famille dans une agression israélienne en mai.
Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé avoir convoqué l'ambassadeur d'Israël en France après une nouvelle attaque de l'armée israélienne contre la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont Paris est l'un des principales contributrices.
"Ces attaques constituent des violations graves du droit international et doivent cesser immédiatement", a dénoncé le Quai d'Orsay dans un communiqué cité par l'AFP. "Les autorités israéliennes doivent s'expliquer : la France convoque donc, ce jour, l'ambassadeur d'Israël en France au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères", a-t-il ajouté.
La Finul a déclaré vendredi que son quartier général à Naqoura "a été touché par des explosions pour la deuxième fois en 48 heures". "Deux soldats de la paix ont été blessés après que deux explosions se sont produites près d'une tour d'observation", poursuit le communiqué. La FINUL a ajouté que l’un des blessés a été transporté à l'hôpital de Tyr, tandis que le second est soigné à Naqoura.
Selon la force onusienne, "plusieurs murs en T de notre position 1-31, près de la Ligne bleue à Labbouné, sont tombés lorsqu'une chenille de l’armée israélienne a frappé le périmètre et que ses chars se sont déplacés à proximité de la position des Nations unies". "Nos soldats de la paix sont restés sur place et une force de réaction rapide de la FINUL a été envoyée pour aider et renforcer la position", poursuit le texte.
L'un des porte-parole de l'armée israélienne, le colonel Nadav Shoshani, a publié une vidéo de lui sur X, affirmant se trouver dans un village frontalier du sud du Liban, sans préciser lequel, dans une "maison civile" où se trouveraient "des armes de Hezbollah qui pourraient potentiellement être utilisées pour une invasion ou une attaque contre Israël". Derrière lui, on peut distinguer voir diverses armes et petites roquettes.
"Voir la réalité du sud du Liban de mes propres yeux, voir comment le Hezbollah s'intègre dans les maisons, était déroutant", prétend M. Shoshani.
Hier, un autre porte-parole de l'armée israélienne, Daniel Hagari, avait également publié une vidéo de lui, affirmant se trouver dans le sud du Liban à l'intérieur d'une prétendue maison "d'un civil chiite dans le sud du Liban". Il avait alors ouvert des placards et des tiroirs, sortant des armes et des fusils lourds qu'il a affirmé que le Hezbollah voulait utiliser contre Israël et qu'il "cache dans des maisons civiles".
La situation au Liban-Sud, selon les sources de notre correspondant Mountasser Abdallah :
Des frappes israéliennes ont ciblé Kfar Remmane, Mahmoudiyé, Kfar Hammam, Majdel Selm, Wadi Berghoz, et Jbaa, dans l'Iklim el-Touffah.
Le Hezbollah a revendiqué une frappe de roquettes sur "un déploiement de soldats israéliens à Ya'ara", village situé à quelques kilomètres de la frontière, face à Alma el-Chaab (Tyr).
« Cela aurait été un grand message pour la communauté des réfugiés palestiniens d'avoir été sélectionnée pour le prix Nobel », a déclaré vendredi Philippe Lazzarini, directeur de l'Unrwa, l'Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens. Ce dernier a ajouté que le fait de l'avoir attribué à l'association japonaise Nihon Hidankyo, une organisation luttant pour un monde sans armes nucléaires, était un « excellent choix ».
La guerre en cours à Gaza a, selon lui, « presque pour objectif de se débarrasser de l'agence », a-t-il dénoncé, alors qu'au moins 214 de ses employés ont été tués dans l'enclave palestinienne après un an de guerre à Gaza. Il a ajouté que l'Unrwa ne serait plus financée par les États-Unis au début de l'année 2025.
La situation au Liban-Sud : Des frappes israéliennes ont ciblé Batoulié, Bazouriyé et Arnoun.
Dans la Békaa, des raids aériens ont visé deux bâtiments de Karak, qui avaient déjà été frappés hier et ont été totalement détruits. Une autre frappe a également ciblé une zone entre Yohmor et Sohmor, dans la Békaa-Ouest.
Le bilan de la frappe de la matinée sur Bouday est, lui, monté à cinq morts.
Avichay Adraee, le porte-parole arabophone de l'armée israélienne, a déclaré sur X que des avions de chasse de l'armée de l'air israélienne "ont attaqué et éliminé un commandant de l'unité anti-char de la force al-Radwane du Hezbollah dans la région de Meis el-Jabal (caza de Marjayoun), connu sous le nom de Ghareeb el-Choujaa". Ce membre du Hezbollah aurait été "responsable de plusieurs tirs de missiles anti-char vers la région de Ramot Naftali," dans le nord d'Israël.
La situation à Gaza est similaire à celle du Japon dévasté par les bombes à la fin de la Seconde Guerre mondiale, a déclaré le co-président de Nihon Hidankyo, l'organisation représentant les survivants irradiés de Nagasaki et d'Hiroshima qui a reçu ce vendredi le prix Nobel de la Paix.
"À Gaza, des enfants en sang sont tenus (dans les bras de leurs parents). C'est comme au Japon il y a 80 ans", a déclaré Toshiyuki Mimaki lors d'une conférence de presse à Tokyo.
"Nous ne nous arrêterons pas tant que nous n'aurons pas ramené les résidents sains et saufs", a déclaré le chef d'état-major israélien, Herzi Halevi, au milieu d'une maison présentée comme étant située dans un village du Liban-Sud, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par l'armée israélienne.
"Nous assistons à l'implantation du Hamas au Liban ces dernières années. Nous continuerons à le poursuivre partout. Nous nous souviendrons toujours du massacre du 7 octobre et ferons en sorte que la leçon du 8 octobre soit retenue", a également ajouté le chef du Shin Bet.
Le ministère de la Santé dans la bande de Gaza, a annoncé un nouveau bilan de 42.126 morts dans ce territoire palestinien depuis le début de la guerre avec Israël il y a plus d'un an.
Au cours des dernières 24 heures, 61 personnes ont été tuées, indique un communiqué du ministère, ajoutant que 98.117 personnes ont été blessées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023.
Le bureau des droits de l'homme des Nations unies a déclaré que plus de 100 médecins et secouristes avaient été tués au Liban depuis le début de la guerre.
« Au total, plus de 100 médecins et secouristes ont été tués au Liban depuis le mois d'octobre de l'année dernière », a déclaré la porte-parole Ravina Shamdasani lors d'une réunion d'information de l'ONU, sans donner de détails sur la date et le lieu de leur mort.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a qualifié d'"intolérables" les tirs attribués à Israël qui ont blessé jeudi deux Casques bleus au Liban, soulignant qu'ils ne devaient "pas se répéter".
"Il y a eu naturellement une réaction de nombreuses parties en solidarité avec les Casques bleus qui ont été blessés, et pour dire très clairement à Israël que cet incident est intolérable et ne peut pas se répéter", a déclaré à la presse le dirigeant, depuis le Laos où il a assisté à un sommet régional.
La situation au Liban-Sud et dans la Békaa, selon les sources locales de nos correspondants Mountasser Abdallah et Sarah Abdallah :
Au Liban-Sud, des frappes aériennes ont visé la périphérie de Zaouter el-Gharbiyé, dans le caza de Nabatiyé, Houla (Marjeyoun) et une maison de Bourj Qalaway (Bint Jbeil). À Bourj Qalaway, trois personnes ont été tuées, selon une source au sein des services de secours.
Dans la Békaa, une frappe sur Bouday a fait au moins quatre morts.
Téhéran n'hésitera pas à prendre des « mesures défensives plus fortes » si Israël riposte à l'attaque de missiles lancée la semaine dernière par l'Iran, a déclaré Abbas Araqchi, le ministre iranien des Affaires étrangères, cité par Reuters. L'Iran est « entièrement prêt à prendre des mesures défensives plus fortes, si nécessaire, en réponse à toute nouvelle agression, et n'hésitera pas à le faire », a-t-il prévenu dans une lettre adressée à ses homologues étrangers, selon un message du ministère sur X.
Ce dernier estime notamment que l'attaque de missiles lancée par la République islamique le 1ᵉʳ octobre dernier était conforme à « son droit à l'autodéfense en vertu du droit international » et qu'elle avait fait preuve de « beaucoup de retenue »dans l'optique d'obtenir un cessez-le-feu dans la bande Gaza.
De son côté, le ministre israélien de la défense, Yoav Gallant, a déclaré jeudi qu'Israël frapperait l'Iran d'une manière « létale, précise et surprenante ».
Le Premier ministre libanais sortant, Nagib Mikati, a appelé l'ONU à adopter une résolution pour un « cessez-le-feu immédiat » dans les combats entre Israël et le Hezbollah. M. Mikati a assuré, à l'issue d'un Conseil des ministres, que son gouvernement était « engagé à une application intégrale de la résolution 1701 », qui stipule la cessation des hostilités des deux côtés de la frontière et prévoit que seules les forces de maintien de la paix de l'ONU et l'armée libanaise soient déployées dans le sud du Liban. Beyrouth est, dans ce cadre, « déterminé à défendre ses droits et sa terre », a-t-il lancé, annonçant que le gouvernement s'engage à « renforcer la présence de l'armée dans le sud du pays ».
Plus d'informations ici.
Un nouveau tir d'obus israélien a visé l'entrée principale du quartier général de la Force intérimaire de l'ONU au Liban-Sud (Finul), à Naqoura, tandis qu'un char israélien Merkava a frappé une tour de surveillance des Casques bleus sur une route reliant Tyr à Naqoura, rapporte vendredi l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle) et le ministère libanais des Affaires étrangères.
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Le Hezbollah a revendiqué une nouvelle attaque avec des « drones piégés » sur le « siège de la défense aérienne à Kiryat Eliyezer », un quartier proche du port de Haïfa. Cette frappe a eu lieu à 8h30, en même temps que celle ayant visé Zvulun, au nord Haïfa.
À 10h50, le parti chiite a frappé avec des roquettes « le village de Kfar Szold », situé à une dizaine de kilomètres de la Ligne bleue, proche du Golan syrien occupé.
Le Hezbollah a revendiqué une attaque de roquettes menée à 8h30 contre des soldats israéliens déployés à Zvulun, au nord de Haïfa. À la même heure, des sirènes d'alerte avaient retenti dans les villes d'Acre et de Haifa, dans le nord d'Israël, à la suite de l'intrusion d'un « engin volant hostile », selon le Haaretz.
« Je ne pensais pas que cela pouvait avoir lieu dans notre rue. Ce ne sont que des civils ici, cet endroit n'a rien à voir avec le Hezbollah », dénonce un habitant de Basta présent ce vendredi matin près des décombres d'un des bâtiments détruits par l'aviation israélienne, à notre journaliste Lyana Alameddine.
« C'est un massacre ce qui s'est passé. J’ai vu des corps d’enfants de deux ou trois ans être extraits des ruines et mis dans des sacs mortuaires. J'ai vu les enfers, qu’est-ce qu'il peut y avoir de pire ? », relate-t-il.
Le Hezbollah a revendiqué une deuxième frappe, menée à 7h20 ce matin contre du « matériel technique placé sur le site d' « al-Abad », qui fait face à Houla (Marjeyoun). Ce site a été frappé avec un « missile guidé » selon le parti chiite.
La situation au Liban-Sud :
Une frappe israélienne a ciblé Blat, dans le caza de Marjeyoun, ainsi que Kfar Tebnit, dans le caza de Nabatiyé. Dans ce village, une série de frappes a détruit plusieurs maisons.
Un avion militaire belge a rapatrié hier soir du Liban une grosse centaine de ressortissants européens dont une soixantaine de Belges et 11 Français, a indiqué vendredi à l'AFP le ministère belge des Affaires étrangères.
Plus de détails ici.
À Basta, un membre de la Défense civile confie, sous couvert de l'anonymat, qu'il y a encore cinq disparus dans les décombres. "On a travaillé dans la banlieue sud de Beyrouth, on a l'habitude de voir ce genre de scènes, de voir des morts, des morceaux de corps. C'est difficile, mais on a pris l'habitude. Par contre, les civils présents ne sont pas habitués comme nous", déplore-t-il. Il affirme que des incendies sont encore en cours dans les décombres, dont l'on voit s'échapper de la fumée. "Ce sont des immeubles résidentiels qui ont été frappés. Ici comme à Ras el-Nabaa, ce sont des quartiers résidentiels".
Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Un témoignage de Basta
Autour de l'immeuble rasé par la frappe israélienne à Basta, tous les appartements sont endommagés. Un homme de 36 ans, originaire du quartier et qui a préféré rester anonyme, confie à L'Orient-Le Jour avoir "vu les enfers" après la frappe. "Il y avait de la fumée noire partout, j'ai vu des gens ensanglantés, blessés, tout le monde courait dans tous les sens", raconte-t-il. "J'ai vérifié que ma famille allait bien et suis resté dans le quartier, j'ai vu un bébé et deux autres enfants de deux ou trois ans sortis des décombres, j'ai aussi vu un petit corps, peut être d'un adolescent, placé dans un sac mortuaire", ajoute cet homme.
Qualifiant de "massacre" la frappe, il explique que, si dans le quartier voisin de Ras el-Nabaa le raid aérien a été "ciblé", celle qui a visé sa rue "a fait tomber un immeuble complet", dans une zone "très peuplée". "Rien de pire ne peut plus avoir lieu", estime-t-il, affirmant "ne jamais avoir pensé que cela aurait pu avoir lieu dans notre rue". "Il n'y a que des civils ici, rien en lien avec le Hezbollah", assure-t-il.
Photo Lyana Alameddine
Dans le quartier de Basta, dans les environs de l'immeuble rasé hier soir par une frappe israélienne, dans le cœur de Beyrouth, notre journaliste sur place, Lyana Alameddine fait part de scènes de désolation. "Où que l'on tourne la tête, il y a des décombres, des voitures calcinées ou détruites, tout est recouvert de poussière", décrit notre journaliste.
Au Liban-Sud, une frappe israélienne sur Majdel Zoun a fait des victimes, selon les informations de sources locales rapportées par notre correspondant Mountasser Abdallah. Une autre frappe a visé une zone entre Kfar Hammam et Halta.
Dans la Békaa, un raid aérien a visé la périphérie d'el-Aïn, au nord de Baalbeck.
Le Hezbollah a revendiqué une frappe « avec un grand barrage de roquettes » sur un déploiement de soldats israéliens « dans la caserne de Yiftah et ses environs », qui fait face au village libanais de Blida (Bint Jbeil).
Un travailleur étranger thaïlandais, âgé de 27 ans, a été tué et une autre personne a été blessée par un missile antichar tiré sur Yiron, dans le nord d'Israël, en contrebas du village libanais de Maroun el-Ras (caza de Bint Jbeil), d'après le Haaretz.
Lors d'un sommet au Laos avec les dirigeants de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), le secrétaire d'État américain Antony Blinken a évoqué les différents dossiers sur lesquels était engagée la diplomatie américaine, dont celui du Moyen-Orient, où « les États-Unis espèrent toujours éviter un conflit plus large », a-t-il dit, alors que la riposte israélienne contre l'attaque de missiles de l'Iran se fait toujours attendre.
« Pour le peuple libanais, il est important d'avoir un chef d'État, c'est au peuple libanais de décider », a notamment déclaré le chef de la diplomatie qui a ajouté que « Les États-Unis et de nombreux autres pays veulent aider le Liban ».
M. Blinken a par ailleurs fait part de ses « réelles inquiétudes » sur « la situation critique » des habitants de la bande de Gaza et sur le manque d'aide humanitaire acheminé dans l'enclave palestinienne et indique l'avoir « fait savoir » à Israël.
Des sirènes d'alerte ont retenti vers 8h30 dans les villes d'Acre et de Haifa, dans le nord d'Israël, à la suite de l'intrusion d'un « engin volant hostile », selon le Haaretz.
Deux heures plus tôt, l'armée israélienne a annoncé avoir intercepté un drone au-dessus d'Ashkelon, localité située dans le sud d'Israël, juste au nord de la bande de la Gaza.
Au Liban-Sud, entre 7h et 7h30 du matin, une frappe aérienne israélienne a ciblé la périphérie de Zarariyé, dans le caza de Saïda. Un autre bombardement a visé Jebchit, dans le caza de Nabatiyé, faisant au moins un mort, selon notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah.
Avant cela, la nuit avait été relativement calme entre 23h et 7h, sans aucun incident sécuritaire rapporté dans le Sud.
Entre 22 et 23h, une série de bombardements avait visé Naqoura, Beit Lif, Chakra, Khiam, Maaroub, Chaaïtiyé, Bourj Qalaway et Anqoun.
Dans la soirée, le porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Avichay Adraee, avait lancé des avertissements aux habitants de deux bâtiments de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth. Aucune frappe n'a toutefois été signalée dans la zone au cours de la nuit.
C'est la troisième fois que l'aviation israélienne, qui concentre ses raids sur la banlieue sud de Beyrouth, vise directement la capitale depuis le lancement de ses frappes massives au Liban le 23 septembre dernier.
Hier soir, des frappes sur les quartiers de Basta et Ras el-Nabaa, dans Beyrouth intra-muros, ont fait au moins 22 morts, selon un bilan toujours provisoire du ministère libanais de la Santé. Selon des médias israéliens et des sources de sécurité à Reuters, ces bombardements visaient notamment le responsable de l'unité de coordination du Hezbollah, qui en aurait réchappé.
Bonjour,
Nous ouvrons cette nouvelle couverture en direct du 371e jour de la guerre de Gaza et 370e jour de la guerre au Liban, et de leurs répercussions dans la région.
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The indiscriminate attacks by Israel against civilians and now against even the UN Peacekeepers bring Israel into disrepute and create more enemies against the state of Israel. Does the cowardly bombing of innocent Lebanese civilians justify the belief that Israel has not got the courage to confront Iran? Pauline Davidson.
18 h 25, le 11 octobre 2024