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Selon le chef de l'Unrwa, la plupart des Palestiniens du Liban-Sud ont déjà fui



Selon le chef de l'Unrwa, la plupart des Palestiniens du Liban-Sud ont déjà fui

Le commissaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, rencontre le ministre sortant des Affaires étrangères du Liban, Abdallah Bou Habib (non photographié), à Beyrouth, au Liban, le 17 septembre 2024. Mohamed Azakir / Reuters

La plupart des réfugiés palestiniens vivant dans des camps au Liban-Sud ou près de Beyrouth ont fui suite à l’escalade des frappes israéliennes, a affirmé vendredi le chef de l’Agence de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), établissant un parallèle avec les déplacements massifs dans la bande de Gaza.

Le chef de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, a déclaré à Reuters que l’agence continuait à fournir des services aux personnes les plus vulnérables restées sur place et que les déplacements répétés faisaient malheureusement « partie de l’histoire » des Palestiniens.

« C’est malheureusement une partie du problème, mais si vous comparez avec ce qui s’est passé récemment à Gaza, vous m’avez peut-être entendu décrire comment les gens sont constamment déplacés comme des boules à facettes. Et l’une des craintes est que nous reproduisions une situation similaire (au Liban) à celle que nous avons connue jusqu’à présent à Gaza », a-t-il déploré.

Au cours des trois dernières semaines, Israël a intensifié ses frappes dans le sud du Liban et dans la banlieue sud de Beyrouth, autrefois très peuplée. Il a émis des avertissements d’évacuation pour plus de 100 villes et villages du Liban-Sud et pour des quartiers proches de la capitale, notamment la banlieue.

Interrogé sur les conséquences des accusations israéliennes à l’encontre de l’Unrwa en juin dernier, appelant même à la considérer comme « organisation terroriste », M. Lazzarini a déclaré que l’agence « n’a jamais été autant attaquée ».

« Il y a un an, il s’agissait principalement d’une menace financière existentielle, mais aujourd’hui, il s’agit d’une menace à la fois politique et financière. 2025 sera, une fois de plus, une année difficile », a-t-il estimé. Il a dit qu’il aurait plus de clarté au début de l’année prochaine sur la question de savoir si les États-Unis reprendraient leur financement.

L’agence a été nommée pour le prix Nobel de la paix cette année, mais une heure avant l’interview de M. Lazzarini par Reuters, le prix a été décerné à l’organisation japonaise Nihon Hidankyo, un mouvement populaire de survivants de la bombe atomique de Hiroshima et de Nagasaki, également connus sous le nom de Hibakusha.

« Cela aurait certainement été un grand message pour la communauté des réfugiés palestiniens. Mais je crois que si l’on considère l’impact mondial au-delà de la région, le choix d’éradiquer l’arme nucléaire est certainement un bon choix », a souligné M. Lazzarini.

La plupart des réfugiés palestiniens vivant dans des camps au Liban-Sud ou près de Beyrouth ont fui suite à l’escalade des frappes israéliennes, a affirmé vendredi le chef de l’Agence de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), établissant un parallèle avec les déplacements massifs dans la bande de Gaza.Le chef de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, a déclaré à Reuters que l’agence continuait à fournir des services aux personnes les plus vulnérables restées sur place et que les déplacements répétés faisaient malheureusement « partie de l’histoire » des Palestiniens.« C’est malheureusement une partie du problème, mais si vous comparez avec ce qui s’est passé récemment à Gaza, vous m’avez peut-être entendu décrire comment les gens sont constamment...