Anthony Samrani, co-rédacteur en chef de L'Orient-Le Jour.
Chère lectrice, cher lecteur,
Le dernier question réponse que nous avions tenu était le 26 septembre dernier. En deux semaines, la situation, autant au Liban que dans la région, a radicalement changé.
Le vendredi 27 septembre, plusieurs bombes israéliennes ont tué Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, dans la banlieue sud. Celle-ci est désormais pilonnée toutes les nuits par de violents bombardements. Le week-end passé, Israël a ciblé pour la première fois le camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui, près de Tripoli. En parallèle, une frappe israélienne dans la banlieue sud aurait tué le successeur de Hassan Nasrallah, Hachem Saffieddine. Le Hezbollah affirme avoir perdu contact avec lui depuis.
Cela fait plusieurs jours que l'Etat hébreu mène une incursion terrestre par le Liban-Sud. Son armée a émis en début de semaine un ordre d'évacuation de la zone côtière, au niveau de Saïda. Le 9 octobre est marqué par une frappe israélienne contre un village du Chouf. La guerre est au Liban, désormais sur l'intégralité de son territoire.
Elle est aussi, plus que jamais, dans la région. Le 1er octobre, l'Iran envoyait près de 200 missiles sur Israël. Depuis, la riposte israélienne se fait attendre, avec la menace de cibler les installations pétrolières iraniennes. Le 7 octobre, alors que la guerre de Gaza passait son premier anniversaire, Israël assurait préparer une riposte massive.
Quels sont les objectifs d'Israël au Liban ? La séquence qui est en train de se jouer signe-t-elle la fin d'un monde ? Qu'en est-il du rôle du Hezbollah au Liban ? Peut-on encore décemment parler d'un cessez-le-feu ?
De nombreuses questions se posent aujourd'hui. Adressez les vôtres à notre co-rédacteur en chef, Anthony Samrani. Il vous répondra ici, jeudi 10 octobre à 17h, heure de Beyrouth.
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Merci Mr Samrani. Vous êtes brillant.
23 h 00, le 10 octobre 2024