Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Le gouvernement syrien fait état de sept civils tués dans la frappe israélienne à Damas

Le ministère de la Défense syrien a fait état d'au moins sept civils tués dans une frappe israélienne mardi à Damas sur un immeuble qui, selon une ONG basée à Londres, était fréquenté par des Gardiens de la Révolution iraniens et des membres du Hezbollah.

« L'ennemi israélien a lancé une agression aérienne visant un immeuble résidentiel et commercial dans le quartier densément peuplé de Mazzé, tuant sept civils, dont des femmes et des enfants », a indiqué un communiqué du ministère précisant que les secouristes continuaient à chercher des survivants.

De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé à Londres et disposant d'un vaste réseau de sources dans le pays, a fait état de neuf morts, dont cinq civils, dans un nouveau bilan. Selon cette ONG, la frappe a visé « un immeuble fréquenté par de hauts dirigeants des Gardiens de la Révolution iraniens (l'armée idéologique de la République islamique, ndlr) et des membres du Hezbollah, ainsi qu'une voiture garée devant l'immeuble ». Selon cette organisation, au moins deux des personnes tuées n'étaient pas syriennes, mais elle n'a pas précisé leurs nationalités.

L'agence iranienne Fars et l'ambassade iranienne en Syrie ont affirmé de leur côté qu'aucun Iranien n'avait été tué dans la frappe.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a condamné dans la soirée un « crime brutal » et a appelé à des « mesures immédiates » pour empêcher Israël d'entraîner la région dans une confrontation aux conséquences désastreuses ».

Cette frappe a touché le quartier huppé de Mazzé, abritant notamment des missions diplomatiques et des bureaux de l'ONU, selon un correspondant de l'AFP, qui a compté une vingtaine de voitures endommagées. Des photos de l'AFP montrent des colonnes de fumée s'élevant autour d'un immeuble de plusieurs étages où des lumières sont allumées.

« J'étais en train de rentrer chez moi quand l'explosion s'est produite et les communications ont été coupées, je ne pouvais pas entrer en contact avec ma famille » à l'intérieur de l'immeuble, a raconté Adel Habib, un électricien de 61 ans vivant dans l'immeuble. « J'ai vécu les 5 minutes les plus longues de ma vie jusqu'à ce que j'entende les voix de ma femme, mes enfants et mes petits enfants », a-t-il dit à l'AFP.

Mercredi dernier, une frappe dans ce même quartier a fait plusieurs morts, dont le gendre du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, tué le 27 septembre à Beyrouth, selon l'OSDH.

Depuis que la guerre civile a éclaté en 2011 en Syrie, Israël a conduit des centaines de raids sur le pays visant l'armée syrienne et les groupes pro-iraniens, notamment le Hezbollah, déployés en soutien aux forces gouvernementales. Les autorités israéliennes commentent rarement ces frappes mais affirment qu'elles ne permettront pas à l'Iran, ennemi juré d'Israël, d'étendre sa présence en Syrie.

Depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas palestinien, les raids ciblés contre l'Iran et ses alliés, attribués à Israël, se sont intensifiés en Syrie. Une frappe menée le 1er avril contre le consulat d'Iran à Damas avait coûté la vie à sept membres des Gardiens de la Révolution, dont deux hauts gradés.  L'Iran avait imputé cette frappe à Israël --qui n'a pas commenté-- et avait riposté en menant une attaque sans précédent contre Israël, avec des drones et des missiles.

Le ministère de la Défense syrien a fait état d'au moins sept civils tués dans une frappe israélienne mardi à Damas sur un immeuble qui, selon une ONG basée à Londres, était fréquenté par des Gardiens de la Révolution iraniens et des membres du Hezbollah.« L'ennemi israélien a lancé une agression aérienne visant un immeuble résidentiel et commercial dans le quartier densément peuplé de Mazzé, tuant sept civils, dont des femmes et des enfants », a indiqué un communiqué du ministère précisant que les secouristes continuaient à chercher des survivants.De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé à Londres et disposant d'un vaste réseau de sources dans le pays, a fait état de neuf morts, dont cinq civils, dans un nouveau bilan. Selon cette ONG, la frappe a visé «...