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Société - Guerre Au Liban

Capacité du Liban à se nourrir et risques d'épidémies : des agences de l'ONU tirent la sonnette d'alarme

« Des milliers d'hectares de terres agricoles dans le sud du pays ont brûlé ou été abandonnés », selon le PAM.

Des ambulances devant un hôpital de Saïda, au Liban-Sud, le 17 septembre 2024. Photo AFP / MAHMOUD ZAYYAT

Un responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde mardi contre des épidémies de maladies au Liban en raison des conditions de surpopulation dans les abris pour personnes déplacées et des fermetures d'hôpitaux, à la suite de l'escalade de l'offensive israélienne. Un de ses collègues du Programme alimentaire mondial (PAM) a, lui, exprimé son inquiétude quant à l'impact de la guerre sur la capacité du Liban à nourrir sa population. 

L'intensification du conflit par Israël, depuis le lundi 23 septembre, a tué plus de 1 000 personnes au cours des deux dernières semaines et provoqué un exode massif.

« Nous faisons face à une situation où il y a un risque beaucoup plus élevé d'épidémies de maladies, telles que la diarrhée aqueuse aiguë, l'hépatite A, et un certain nombre de maladies évitables par la vaccination », a déclaré Ian Clarke de l'OMS, directeur adjoint pour le Liban, lors d'une conférence de presse à Genève, tenue par liaison vidéo depuis Beyrouth.

L'agence sanitaire de l'ONU a déjà averti que le système est surchargé et jusqu'à présent cinq hôpitaux dans le pays ont fermé et quatre ne fonctionnent qu'en partie, a déclaré Ian Clarke. Il a ajouté que les hôpitaux avaient été fermés parce que le personnel médical avait soit fui les combats, soit été invité à évacuer par les autorités libanaises.

Lors de la même conférence de presse, un responsable du Programme alimentaire mondial a exprimé sa préoccupation quant à la capacité du Liban à se nourrir, affirmant que des milliers d'hectares de terres agricoles dans le sud du pays ont brûlé ou été abandonnés au milieu des hostilités croissantes. « En termes d'agriculture, de production alimentaire, il y a une inquiétude extraordinaire quant à la capacité du Liban à continuer de se nourrir », a déclaré Matthew Hollingworth, directeur pays du PAM au Liban, ajoutant que les récoltes n'auront pas lieu et que les cultures pourrissent dans les champs.

M. Hollingworth, qui a passé la première moitié de l'année à coordonner les opérations du PAM à Gaza avant de prendre la tête de son bureau au Liban, s'est encore dit profondément préoccupé par les similitudes qu'il constatait entre les deux endroits. « J'ai l'impression que nous pourrions entrer dans la même spirale catastrophique... Nous ne devrions pas permettre que cela se produise », a-t-il insisté. S'adressant aux journalistes à Genève par liaison vidéo depuis Beyrouth, il a déclaré qu'il avait passé la première moitié de l'année à coordonner les opérations du PAM à Gaza avant de prendre la tête de son bureau au Liban, et qu'il était profondément préoccupé par les similitudes qu'il constatait.

James Elder, porte-parole de l'agence des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), a également averti que « les points communs sont malheureusement absolument visibles, qu'il s'agisse des déplacements, de l'impact sur les enfants ou du langage utilisé... (pour) adoucir les réalités sur le terrain ». « Nous observons les mêmes schémas qu'à Gaza », a également souligné Jeremy Laurence, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH). « La dévastation est inimaginable pour tous les habitants du Liban comme pour ceux de Gaza. Nous ne pouvons pas laisser cela se reproduire. »


Cet article est une traduction, réalisée par L'Orient-Le Jour, de dépêches de l'agence Reuters et un ajout de l'AFP. 

Un responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde mardi contre des épidémies de maladies au Liban en raison des conditions de surpopulation dans les abris pour personnes déplacées et des fermetures d'hôpitaux, à la suite de l'escalade de l'offensive israélienne. Un de ses collègues du Programme alimentaire mondial (PAM) a, lui, exprimé son inquiétude quant à l'impact de la guerre sur la capacité du Liban à nourrir sa population. L'intensification du conflit par Israël, depuis le lundi 23 septembre, a tué plus de 1 000 personnes au cours des deux dernières semaines et provoqué un exode massif. « Nous faisons face à une situation où il y a un risque beaucoup plus élevé d'épidémies de maladies, telles que la diarrhée aqueuse aiguë, l'hépatite A, et un certain nombre de maladies...
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