Des membres du groupe militant palestinien Hamas assistent aux funérailles de Saïd Atallah Ali, de sa femme et de ses deux filles dans le camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui, près de la ville de Tripoli, dans le nord du Liban, le 5 octobre 2024. Photo AFP/ FATHI AL-MASRI
Le Hamas a annoncé samedi la mort de deux de ses membres dans des frappes israéliennes sur le nord et l'est du Liban, l'armée israélienne confirmant avoir tué deux responsables du mouvement islamiste palestinien.
Dans un communiqué, le Hamas a annoncé la mort du commandant "Saïd Atallah Ali", tué avec sa femme et ses deux filles, dans un "bombardement sioniste" contre sa maison dans le camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui au nord de la ville de Tripoli, première frappe visant le nord du Liban depuis l'escalade avec le Hezbollah. Un photographe de l'AFP a vu des incendies éclater dans un appartement d'un immeuble du camp et des secouristes se précipiter sur place.
Dans un communiqué distinct, le Hamas a annoncé la mort du combattant "Mohammad Hussein al-Lawis", tué lors d'une frappe israélienne visant la région de Saadnayel, dans l'est de la Békaa. De son côté, l'armée israélienne a dit avoir "éliminé deux terroristes de haut rang" de la branche militaire du Hamas.
Selon l'armée, Mohammad Hussein était en charge du Hamas en Judée-Samarie, nom donné par Israël à la Cisjordanie occupée, ainsi que "responsable de l’implantation du Hamas au Liban, la livraison d'armes pour les attaques de roquettes contre Israël et la fabrication des armes sophistiquées". Said Ali, décrit comme un "membre haut placé de l'aile militaire du Hamas au Liban" avait "mené des attaques terroristes contre des cibles israéliennes et œuvré au recrutement d'agents du Hamas au Liban", toujours d'après l'armée.
Le Hamas au Liban mène des attaques contre Israël, bien que de manière sporadique, aux côtés du Hezbollah et d'autres factions depuis l'ouverture du front par le mouvement pro-iranien dans le sud du Liban le 8 octobre 2023. Depuis le début de la guerre à Gaza, Israël cible au Liban des responsables du Hamas, qui a déjà annoncé la mort d'une vingtaine de ses membres.
Le 30 septembre, Fatah Charif Abou al-Amine, le chef du Hamas au Liban, a été tué avec sa famille dans une frappe attribuée à Israël contre sa maison dans le camp de réfugiés palestiniens d'al-Bass, dans le sud du Liban. Le 2 janvier 2024, le numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri, a été tué près de Beyrouth dans une frappe attribuée à Israël. La Jamaa Islamiya, issu du courant des Frères musulmans et cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le 8 octobre a également annoncé la mort de l'un de ses cadres, Ali Muhammad al-Hajj tué par Israël dans une frappe visant sa maison dans la région de Rachaya (est).
Dans un communiqué, le Hamas a annoncé la mort du commandant "Saïd Atallah Ali", tué avec sa femme et ses deux filles, dans un "bombardement sioniste" contre sa maison dans le camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui au nord de la ville de Tripoli, première frappe visant le nord du Liban depuis l'escalade avec le Hezbollah. Un photographe de l'AFP a vu des incendies éclater dans un appartement d'un immeuble du camp et des secouristes se précipiter sur place.
Dans un communiqué distinct, le Hamas a annoncé la mort du combattant "Mohammad...


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