Un habitant inspecte les dégâts causés par une frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, dans le quartier de Haret Hreik, le 3 octobre 2024. Photo AFP
Pour la première fois depuis le début du conflit, l’armée libanaise a répliqué à une attaque israélienne contre l'un de ses centres à Bint Jbeil, près de la frontière sud. Ces tirs inédits font suite à l’annonce de la mort de deux soldats libanais aujourd’hui, dans deux incidents différents. Le premier a été tué dans la frappe sur la caserne de Bint Jbeil et le second alors qu’il déblayait une route avec la Croix-Rouge libanaise dans le Sud. Selon la troupe, un autre soldat a été blessé. Ils se trouvaient à Taybé (Marjeyoun), où ils participaient à des opérations de secours après une frappe israélienne. De son côté, la Croix-Rouge libanaise a indiqué dans un communiqué que les blessures subies par ses secouristes et les dégâts occasionnés à l’ambulance sur les lieux « sont mineurs ». Le Hezbollah a pour sa part affirmé, jeudi, avoir effectué des opérations visant à repousser des incursions de soldats israéliens en territoire libanais, notamment à Maroun el-Ras et Yaroun, dans le caza de Bint Jbeil, ainsi qu’au niveau de la « porte de Fatima » près de Kfar Kila et de Adaïssé, dans le caza de Marjeyoun, alors que des tentatives d’infiltration avaient déjà été repoussées la veille par le parti chiite, tuant au moins huit militaires israéliens.
Mine SajilLe groupe libanais a, de plus, annoncé avoir empêché deux tentatives d’incursion au niveau de Maroun el-Ras, faisant exploser, à l’aube, deux engins au passage d’une unité d’infanterie israélienne qui « tentait de s’infiltrer » dans cette localité frontalière. Dans un second communiqué, il a indiqué avoir « fait exploser une mine au passage d’une force de la Brigade Golani sur une zone de Maroun el-Ras ». Cette force « tentait de contourner le village par l’ouest » et le Hezbollah affirme aussi avoir causé des morts et des blessés parmi les soldats israéliens.Le Hezbollah a également dit avoir « fait exploser une mine Sajil » au passage de soldats israéliens « qui tentaient de s’infiltrer près de la localité de Yaroun » jeudi à midi, faisant « des morts et des blessés ». C’est la première fois que le groupe mentionne ce type d’engin, développé par les Brigades al-Qassam, branche armée du Hamas, qui l’a utilisé dans une embuscade à Khan Younès, dans la bande de Gaza, contre des soldats israéliens. Plus tard dans la journée, le Hezbollah a revendiqué une attaque au missile mené contre un char Merkava à Netu’a, localité israélienne qui fait face à Aïta el-Chaab, et dit avoir ciblé, par une salve de missiles, une force israélienne près de Adaïssé, « à la frontière », sans préciser de quel côté de la frontière se trouvaient les soldats.Selon Ynet, un site d’information israélien, les soldats israéliens avaient craint mercredi que le corps de l’un des leurs ne soit enlevé par le Hezbollah lors de leur incursion terrestre au Liban-Sud. « Les soldats ont pris d’assaut un bâtiment et l’un d’eux, tué, est tombé à proximité de miliciens du Hezbollah, détaille le média. Craignant que le corps ne soit enlevé, les forces ont rapidement encerclé le bâtiment (...) tandis que des véhicules de renfort de la Force al-Radwane s’approchaient, potentiellement dans l’intention d’enlever le corps et de s’enfuir. Les véhicules ont été attaqués depuis les airs, et les combattants à bord ont été éliminés. »
« Soutien total » du QatarCette trentaine d’opérations du Hezbollah (le plus grand nombre mené depuis le 8 octobre), dont l’une a visé la région de Tibériade, à une trentaine de kilomètres de la ligne bleue, ont été lancées alors que l’aviation et l’artillerie israéliennes ont continué de pilonner le Liban-Sud, dans une moindre mesure la Békaa et, dans l'après-midi, plusieurs bâtiments de la banlieue sud de Beyrouth. L’armée israélienne a affirmé notamment y avoir tué le « commandant de la région du Mont Dov du Hezbollah », Hader Chahabiyé, qui aurait « commandé des centaines de lancements de roquettes et de tirs de missiles antichars dans les zones du Mont Dov, du mont Hermon et des hauteurs du Golan occupé, dans le Nord d’Israël, et était responsable des tirs sur Majdel Chams en juillet, qui avaient tué 12 enfants et adolescents ». Le parti chiite avait nié toute responsabilité dans cette attaque, qu’il impute à un tir de missile intercepteur israélien. L’armée israélienne dit également avoir frappé « le quartier général du renseignement » du Hezbollah, dans la banlieue sud, dans un communiqué accompagné d’une vidéo de mauvaise qualité montrant une frappe détruisant ce qui semble être un bâtiment isolé sur une colline. Israël a également accusé le parti chiite de faire passer des armes depuis la Syrie via le poste-frontière officiel de Masnaa, entre le Liban et la Syrie, situé dans l’est de la Békaa et menant vers Damas, laissant implicitement entendre qu’il pourrait être la cible d’une frappe. Par la voix d’un de ses porte-parole, l’armée israélienne a exhorté l’État libanais à « renforcer les inspections des camions » traversant les postes-frontières civils, en particulier celui de Masnaa, et à renvoyer en Syrie tout véhicule contenant des armes. Le ministre sortant des Transports libanais, Ali Hamiyé, proche du Hezbollah, a nié ces accusations de contrebande dans une conférence de presse. Au niveau diplomatique, l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad al-Thani, a exprimé jeudi son « soutien total » au Liban, affirmant avoir ordonné la fourniture d’aide à ce pays en difficulté où les bombardements israéliens ont fait des centaines de morts et près d’1,2 million de déplacés selon le gouvernement. « Je réaffirme le soutien total de l’État du Qatar au Liban et à son peuple frère face aux attaques brutales dont ils sont victimes », a déclaré l’émir sur X, ajoutant avoir ordonné « une action rapide et la mise à disposition de toutes les ressources nécessaires » pour venir en aide aux populations touchées. Il a également appelé à des efforts sérieux pour instaurer un cessez-le-feu et mettre fin à ce qu’il qualifie d’« agression » d’Israël contre le Liban. « Il est devenu évident que ce qui se passe est un génocide collectif, transformant Gaza en un lieu inhabitable », a-t-il déclaré. L’émir a également souligné : « Nous avons déjà mis en garde contre l’impunité d’Israël. Aucune paix ne sera possible dans la région sans l’établissement d’un État palestinien. » Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, doit arriver, lui, vendredi à Beyrouth, afin d’y mener des discussions avec les responsables locaux, ont rapporté plusieurs médias locaux et régionaux.


Tout ce leHB a réussi à faire depuis des décennies, c’est de permettre à tous les terroriste de la région de s’installer sans être inquiétés sur notre territoire. Qui ne se souvient pas de l’excuse de HN de participer à la guerre de la Syrie pour empêcher les islamistes de rentrer au Liban? Les voilà installés et vénérés par eux, leurs soit disant ennemis jurés. Comme quoi, ils sont capables de nous vendre des balivernes pour pouvoir achever notre pays avec notre consentement et notre solidarité avec eux, nos seuls ennemis.
11 h 28, le 04 octobre 2024