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Devant le Conseil de sécurité, le Liban se dit prêt à une trêve et au déploiement de l'armée à la frontière


Devant le Conseil de sécurité, le Liban se dit prêt à une trêve et au déploiement de l'armée à la frontière

Une réunion du Conseil de sécurité le 19 septembre 2024 à New York. Michael M. Santiago/Getty Images/AFP

Le chargé d'affaires du ministère libanais des Affaires étrangères, Hadi Hachem, a affirmé mercredi devant le Conseil de sécurité de l’ONU que le Liban restait attaché à la proposition de trêve des États-Unis et de la France pour une durée de 21 jours et que le pays était prêt à renforcer la présence de l'armée dans le sud. 

« Les forces militaires israéliennes, avec des rangées de chars de bataille et de véhicules blindés, se tiennent le long de la frontière sud du Liban, a-t-il déclaré. Ce qu'Israël prétend, que ce ne sont que des opérations militaires limitées est faux. Les dégâts causés aux civils et à l'infrastructure civile sont immenses ». « Les mots et les plaintes ont perdu leur sens, a dit M. Hachem. La politique de l'autruche et de faire face à une confrontation avec Israël n'est plus utile ».

M. Hachem a assuré que « le peuple libanais et le gouvernement libanais ne veulent pas la guerre ». « Ils veulent la mise en œuvre de la résolution 1701, avec toutes ses dispositions, a-t-il dit. Ils souhaitent le déploiement de l'armée libanaise dans le sud le long de nos frontières terrestres, avec le soutien de la Finul ». Il a dans ce cadre rappelé que le Liban a déjà exprimé sa volonté » de renforcer la présence de l'armée dans le sud » et que le gouvernement a annoncé qu'il avait ouvert la porte à l'enrôlement de 1500 nouveaux soldats pour se conformer à la mise en œuvre de la résolution 1701.

Le diplomate a aussi rappelé que « le Liban a accepté l'initiative (de cessez-le-feu de 21 jours) franco-américaine qu'Israël avait également initialement acceptée, mais qu'il a ensuite rejetée ». « Nous nous engageons à mettre en œuvre tous les points de la déclaration, y compris un cessez-le-feu immédiat, afin de commencer à examiner la mise en œuvre complète de la résolution 1701, assure-t-il. Nous accueillons cet appel et nous nous engageons à le mettre en œuvre immédiatement. Après un cessez-le-feu, nous sommes prêts à déployer l'armée libanaise dans la région au sud du fleuve Litani afin qu'elle puisse accomplir pleinement sa fonction, en coordination avec la Finul dans le sud ».

M. Hachem a conclu son discours en disant : « Notre histoire avec Israël a été marquée par de nombreuses invasions. En 1978, 1982 et 2006, toutes ces invasions, toutes ces occupations qui ont entraîné de grandes destructions et la mort de milliers de civils, ont toutes abouti à la défaite et au retrait d'Israël. L'invasion actuelle aura le même résultat, une nouvelle défaite à ajouter au bilan d'Israël avec le Liban. Nos citoyens dans le sud sont enracinés dans leur terre. L'olivier que vous avez brûlé avec votre phosphore blanc repoussera, fleurira et portera à nouveau des fruits. »

Les troupes israéliennes ont engagé mercredi des combats contre le Hezbollah dans le sud du Liban, où Israël a annoncé la mort de huit soldats, les premiers depuis le début de ses opérations terrestres.

Après une semaine d'intenses bombardements israéliens à travers le Liban contre le Hezbollah, l'Iran a lancé mardi sa deuxième attaque directe contre Israël, affirmant vouloir venger la mort du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et celle du chef du Hamas palestinien, Ismaïl Haniyê. L'escalade militaire entre Israël d'une part, l'Iran et le Hezbollah d'autre part, fait redouter que la situation au Moyen-Orient ne devienne incontrôlable, un an après l'attaque sans précédent menée par le Hamas, allié du Hezbollah, sur le sol israélien, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre 2023. À la mi-septembre, Israël a intensifié ses opérations militaires sur son front nord, afin d'affaiblir le Hezbollah et permettre le retour chez eux de dizaines de milliers d'habitants des régions frontalières avec le Liban déplacés par les tirs de roquettes du parti chiite, incessants depuis un an. 

Le chargé d'affaires du ministère libanais des Affaires étrangères, Hadi Hachem, a affirmé mercredi devant le Conseil de sécurité de l’ONU que le Liban restait attaché à la proposition de trêve des États-Unis et de la France pour une durée de 21 jours et que le pays était prêt à renforcer la présence de l'armée dans le sud. « Les forces militaires israéliennes, avec des rangées de chars de bataille et de véhicules blindés, se tiennent le long de la frontière sud du Liban, a-t-il déclaré. Ce qu'Israël prétend, que ce ne sont que des opérations militaires limitées est faux. Les dégâts causés aux civils et à l'infrastructure civile sont immenses ». « Les mots et les plaintes ont perdu leur sens, a dit M. Hachem. La politique de l'autruche et de faire face à une confrontation avec Israël n'est...