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Politique - Guerre

« Le temps presse » : appel unanime du Conseil de sécurité à la désescalade et un cessez-le-feu au Liban

Guterres réitère l’importance d'une pleine mise en oeuvre des résolutions 1701 et 1559 et du respect de l’intégralité territoriale du Liban.

« Le temps presse » : appel unanime du Conseil de sécurité à la désescalade et un cessez-le-feu au Liban

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'exprime lors de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation au Moyen-Orient, le 27 septembre 2024 à New York. Photo Bryan R. Smith / AFP

À l’initiative de la France, le Conseil de sécurité de l'ONU s’est réuni mercredi, sous la présidence de la Suisse, pour discuter de la guerre en cours au Liban, se clôturant sur un appel unanime à un cessez-le-feu et à une désescalade. 

Il s’agit de la troisième réunion en une semaine sur la situation au Proche-Orient. L’Iran avait demandé une réunion d’urgence pour discuter des actions d’Israël au Liban dans une lettre du 28 septembre adressée au Conseil après l’assassinat du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lors d’une frappe aérienne israélienne. Israël a ensuite envoyé un courrier au Conseil demandant une réunion d’urgence pour traiter de l’attaque menée mardi par l’Iran contre Israël. Les membres du Conseil ont entendu aussi les déclarations des représentants d’Israël, du Liban, de l’Iran, d’Irak, et de la Syrie.

Lors des interventions de leurs ambassadeurs respectifs, la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Russie, et la Chine ont insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu. La Russie a appelé Israël à se retirer immédiatement du Liban et a critiqué son alliance avec les Etats-Unis. La Chine a, elle, réitéré l’importance du respect de la souveraineté du Liban, tandis que le Royaume-Uni a condamné les attaques des missiles de l’Iran en Israël et a appelé à la « retenue » pour empêcher une nouvelle escalade soulignant l‘importance d'assurer de l’aide humanitaire aux populations dans le besoin.

« Cycle mortel de violences »

Prenant la parole lors de cette réunion, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres s'est alarmé que « les incendies qui font rage au Moyen-Orient sont en train de devenir un véritable enfer ». « La situation est passée de mauvaise à bien pire, » a-t-il observé, réclamant un cessez-le-feu face à « l'escalade dramatique » en cours. « C'est si dramatique que je me demande ce qui reste du cadre établi par ce Conseil avec la résolution 1701 ! » a-t-il lancé, appelant à « éviter absolument une guerre totale au Liban qui aurait des conséquences profondes et dévastatrices. ». « L’ONU a mobilisé toutes ses capacités pour fournir une aide humanitaire au Liban et je demande à la communauté internationale de financer intégralement notre appel, » a-t-il plaidé. « Chaque escalade sert de prétexte à la suivante. Ce cycle mortel de violences de représailles doit cesser. Et le temps presse ».

De son côté, le représentant de la France, Nicolas de Rivière, a jugé « impératif de restaurer la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban. » « Le cadre est clair : il faut mettre en œuvre intégralement la résolution 1701 pour parvenir à une stabilité durable le long de la Ligne bleue et offrir des garanties de sécurité pour les deux pays » afin que les déplacés puissent retourner chez eux. Il a réaffirmé l’engagement de la France au sein de la FINUL qui compte près de 700 soldats. « Il faut que toutes les parties au conflit garantissent la protection des Casques bleus : c’est une obligation qui s’impose à elles. »

Déploiement de l'armée libanaise

Les Etats-Unis, par la voix de leur représentante Linda Thomas Greenfield, ont appelé à l'application intégrale de la 1701. « Parvenir à ce résultat grâce au dur labeur de la diplomatie reste la priorité urgente des Etats-Unis », a-t-elle insisté, appelant toutes les parties à la protection des civils.

Le chargé d’affaires libanais par intérim, Hadi Hachem, a, lui, relevé que le gouvernement et le peuple libanais soutiennent pleinement la mise en œuvre de la résolution 1701 et s’engagent à déployer l’armée libanaise dans le Sud, le long de la frontière avec Israël, avec le soutien de la Finul. Il a reproché à Israël d’avoir « miné la résolution en poursuivant ses incursions militaires sur le territoire libanais, aggravant ainsi la crise humanitaire ». « La non-application de la résolution 1701 a conduit à la crise actuelle, avec des destructions, des déplacements et des pertes de vies humaines », a-t-il déploré.

Rétablir l'équilibre de dissuasion vs. droit à se défendre

De son côté, le représentant iranien Amir Saied Iravani a justifié les frappes de missiles de son pays contre Israël, lancées mardi soir, par la nécessité de « rétablir l’équilibre et la dissuasion », estimant que cette opération était « une réponse proportionnelle à l’agression d’Israël », qui a tué à Téhéran le chef du Hamas Ismaïl Haniyé et, à Beyrouth, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, protégé de Téhéran, et un haut commandant des gardiens de la révolution. « L’action était pleinement conforme au droit inhérent de Téhéran à la légitime défense en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations unies, » a-t-il indiqué, soulignant que l'iran a « visé des cibles militaires ».

Enfin, le représentant d’Israël, Danny Danon, a condamné les frappes de missiles visant des civils israéliens et réitéré le droit d'Israël à « se défendre contre les menaces constantes terroristes ». Il a pointé du doigt la responsabilité directe de l’Iran dans le conflit régional, l'accusant « d'orchestrer le chaos ». « Israël ripostera », a-t-il lancé.

À l’initiative de la France, le Conseil de sécurité de l'ONU s’est réuni mercredi, sous la présidence de la Suisse, pour discuter de la guerre en cours au Liban, se clôturant sur un appel unanime à un cessez-le-feu et à une désescalade. Il s’agit de la troisième réunion en une semaine sur la situation au Proche-Orient. L’Iran avait demandé une réunion d’urgence pour discuter des actions d’Israël au Liban dans une lettre du 28 septembre adressée au Conseil après l’assassinat du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lors d’une frappe aérienne israélienne. Israël a ensuite envoyé un courrier au Conseil demandant une réunion d’urgence pour traiter de l’attaque menée mardi par l’Iran contre Israël. Les membres du Conseil ont entendu aussi les déclarations des représentants...
commentaires (3)

Guterres aurait dû penser à la souveraineté du Liban en exigeant de cette milice à déposer les armes depuis des années au lieu de venir faire semblant d’être agacé par les conséquences évidentes des agissements d’agents iraniens armés dans notre pays en le détruisant sous prétexte de le défendre. Il était où et qu’’ont ils fait pour empêcher que notre pays ne soit envahi par les mercenaires avec leurs armes et leur armada guerrière pour nous asservir et ôter toute légitimité à notre armée à jouer son rôle? Elle a bin dos l’humanité, il fallait y penser avant.

Sissi zayyat

10 h 02, le 03 octobre 2024

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Commentaires (3)

  • Guterres aurait dû penser à la souveraineté du Liban en exigeant de cette milice à déposer les armes depuis des années au lieu de venir faire semblant d’être agacé par les conséquences évidentes des agissements d’agents iraniens armés dans notre pays en le détruisant sous prétexte de le défendre. Il était où et qu’’ont ils fait pour empêcher que notre pays ne soit envahi par les mercenaires avec leurs armes et leur armada guerrière pour nous asservir et ôter toute légitimité à notre armée à jouer son rôle? Elle a bin dos l’humanité, il fallait y penser avant.

    Sissi zayyat

    10 h 02, le 03 octobre 2024

  • Cela fait des dizaines d'années qu'Israel n'a rien à faire de la souveraineté du Liban !

    FORESTIER Jean-Claude

    22 h 08, le 02 octobre 2024

  • Cela fait des dizaines d'années qu'Israel n'a rien à faire de la souveraineté du Liban !

    FORESTIER Jean-Claude

    21 h 49, le 02 octobre 2024

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