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Politique - Guerre Au Liban

La banlieue sud de Beyrouth pilonnée par Israël, le sort de Nasrallah incertain : ce qu'il faut savoir

L'incertitude régnait, en soirée, quant au sort de Hassan Nasrallah. De nouveaux ordres d'évacuation immédiate lancés par l'armée israélienne.

La banlieue sud de Beyrouth pilonnée par Israël, le sort de Nasrallah incertain : ce qu'il faut savoir

L'armée israélienne a effectué une violente frappe contre la banlieue sud de Beyrouth, le 27 septembre 2024, vers 18h20. Photo Mohammad Yassine

Vendredi 27 septembre, aux alentours de 18h20, peu après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'est engagé devant l'ONU à continuer à frapper le Hezbollah, Israël a mené une frappe massive contre le « quartier général » du parti chiite dans la banlieue sud de Beyrouth. Tandis que plusieurs médias israéliens ont indiqué que la cible était le chef du parti, Hassan Nasrallah, une source au sein du Hezbollah indiquait, en soirée, que ce dernier « allait bien ». Une forte incertitude régnait, néanmoins, quant à son sort. A partir de minuit, l'armée israélienne a recommencé à pilonner la banlieue sud de Beyrouth, après avoir appelé les habitants à « évacuer immédiatement ». Le New York Times rapportait que l'ayatollah Ali Khamenei a convoqué une réunion d'urgence du Conseil suprême de la sécurité nationale. Ce pillonnage de la banlieue sud s'est poursuivi toute la nuit, notamment après un second avertissement israélien aux habitants de certains quartiers, dont Bourj el-Barajné et Hadath.

La frappe

Vers 18h20, vendredi, plusieurs détonations massives ont été entendues à travers Beyrouth et au-delà. Quelques minutes plus tard, l'armée israélienne annonçait avoir frappé le quartier général du commandement du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. Un porte-parole de l'armée israélienne précisait que ce QG se trouvait sous des bâtiments résidentiels.

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La banlieue sud de Beyrouth pilonnée sans relâche par Israël ; le Hezbollah toujours silencieux | Jour 357 de la guerre de Gaza et au Liban

Cette frappe est « la plus grande attaque » sur la banlieue sud depuis le début du conflit, a affirmé une source sécuritaire à Reuters. Elle a ciblé une zone où se trouvent généralement les hauts responsables du Hezbollah, ajoutait cette source.

Six immeubles ont été totalement détruits dans la frappe, selon l'AFP citant une source proche du Hezbollah. Al-Manar, pour sa part, avançait que les frappes aériennes ont détruit quatre bâtiments.

De nombreuses personnes habitant près du lieu de la frappe ont rassemblé leurs affaires et se sont mises en route vers l'Aéroport de Beyrouth, rapportait notre journaliste sur place Mohammad Yassine vers 19h30. La situation sur place était extrêmement tendue, les secouristes et l'armée interdisant à quiconque d'approcher.

Peu après 23h, le porte-parole arabophone de l'armée israélienne Avichay Adraee a émis sur X de nouveaux ordres d'évacuation immédiate aux habitants de la banlieue sud de Beyrouth se trouvant, selon lui, à proximité d'immeubles où le Hezbollah serait déployé. Il a notamment évoqué l'immeuble « Mounir Chedid » et ceux qui l'entourent dans le secteur de Lailaki, le bâtiment « Chit » et ses environs à Hadath, ainsi que le « complexe al-Salam » et ses environs, également à Hadath. Une heure et demi plus tard, un pilonnage violent commençait, qui se poursuivait à 2h30 du matin. L’armée israélienne « mène actuellement une attaque par vagues contre des armes du Hezbollah stockées sous des bâtiments civils dans la banlieue sud de Beyrouth », a dans la foulée le porte-parole arabophone de l'armée israélienne Avichay Adraee. Le Hezbollah a, pour sa part, nié que des armes se trouvent sous les bâtiments.

Bilan

Le ministère libanais de la Santé a fait état, vers minuit, d'un bilan provisoire d'au moins « six morts et quatre-vingt-onze blessés, dont quatorze qui ont dû être hospitalisés », selon un bilan provisoire du ministère de la Santé.

Dans la nuit de vendredi à samedi, des centaines d’habitants de la banlieue sud de Beyrouth ont trouvé refuge sur la plage de Ramlet el-Baida à Beyrouth, selon le directeur de la plage publique Nazih el Rayess. Des vidéos et des images circulant sur les réseaux sociaux ont toutefois montré que ces habitants avaient également investi d'autres quartiers de la capitale, tels que ceux de Hamra, de Raouché ou encore du centre-ville.

Les déclarations israéliennes

-« On a vérifié que (Hassan) Nasrallah se trouvait dans le quartier général attaqué, puis l'armée a largué des bombes qui ont traversé les bunkers », a indiqué la radio de l'armée israélienne sur son compte X. Plusieurs médias, israéliens et arabes, ont indiqué que le secrétaire général du Hezbollah était la cible de ces frappes. Des informations contradictoires circulaient, en soirée, quant au sort de Hassan Nasrallah.

-« Le 8 octobre, le Hezbollah, dirigé par son leader, a déclaré la guerre à l'État d'Israël, et depuis lors, il entraîne l'État libanais et l'ensemble de la région vers une large escalade, a écrit Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l'armée israélienne sur son compte X. Israël a, à plusieurs reprises, averti le monde entier que les actions du Hezbollah mettent toute la région en danger, mais il a persisté dans son agression. Aucun État souverain ne permettrait la présence de cette menace sur ses citoyens et sa souveraineté ». « Dans ce contexte, ajoute-t-il, l'aviation israélienne continue de frapper des cibles terroristes du Hezbollah au Liban pour le dépouiller de ses capacités militaires qui constituent une menace pour les citoyens de l'État d'Israël ». Il a conclu son message en écrivant : « Les systèmes de défense et d'attaque israéliens sont en état d'alerte maximale ».

-Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a écourté sa visite aux États-Unis, rapporte le Haaretz.

-L'armée israélienne a déclaré dans la nuit de vendredi à samedi qu'elle ne permettrait pas à l'Iran de livrer des armes au Hezbollah via l'aéroport de Beyrouth, dont les environs étaient survolés par des avions de combat israéliens, selon elle. « Nous ne permettrons pas à des vols ennemis chargés d'armes de se poser à l’aéroport civil de Beyrouth », a déclaré le contre-amiral Daniel Hagari, porte-parole de l'armée, dans une allocution télévisée. « Nous sommes au courant de cargaisons d'armes iraniennes destinées au Hezbollah et nous déjouerons ces plans. Des avions de combat patrouillent en ce moment le ciel autour de l'aéroport de Beyrouth », a-t-il ajouté.

Les réactions 

Les États-Unis n'ont pas été avertis à l'avance de la frappe, a déclaré un porte-parole du Pentagone cité par Reuters. Il a toutefois indiqué que le secrétaire à la Défense américain, Lloyd Austin, avait échangé avec son homologue israélien pendant que l'opération était en cours.

La frappe israélienne est un « crime » qui mérite une « punition appropriée », a indiqué l'ambassade d'Iran à Beyrouth. Elle a ajouté que l'attaque représente une « escalade dangereuse qui change les règles du jeu. » Un peu plus tard, le New York Times rapportait que l'ayatollah Ali Khamenei a convoqué une réunion d'urgence du Conseil suprême de la sécurité nationale.

Le Premier ministre libanais, Nagib Mikati, a accusé Israël de mener une « guerre génocidaire ».

« La ville tremble encore de peur et la panique est généralisée. Il est urgent de cesser le feu », a écrit la coordonnatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert sur X. Elle se dit aussi « profondément alarmée et inquiète de l'impact civil potentiel des frappes massives sur la banlieue sud de Beyrouth ».

Le contexte

Cette frappe massive est intervenue quelques heures après un discours du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à l'Assemblée générale de l'Onu. Lors de ce discours, il a affirmé que son pays poursuivra la guerre contre le Hezbollah jusqu'à ce que « tous les objectifs » soient atteints. Il n'a pas dit un mot de la proposition internationale conduite par les États-Unis et la France d'un cessez-le-feu de 21 jours.

Elle intervient également dans le contexte d'une escalade brutale, depuis plus d'une semaine, des frappes israéliennes contre le Liban-Sud, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth, bastions du Hezbollah au Liban. Des frappes qui ont fait plus de 700 morts des plus d'une centaine de milliers de déplacés.

Une éventuelle opération au sol contre le Hezbollah sera « aussi courte » que possible, a assuré vendredi matin un responsable israélien de la sécurité, alors que le chef d'état-major de l'armée, le général Herzi Halevi, avait demandé mercredi aux soldats de se préparer pour une possible incursion terrestre. 

Plus de 1.500 personnes ont été tuées au Liban en près d'un an, selon Beyrouth, soit plus que les 1.200 morts en 33 jours de guerre entre Israël et la formation chiite libanaise en 2006. L'Unicef s'est alarmée du « rythme effrayant » auquel les enfants sont tués, ainsi que des dommages aux installations civiles comme les stations de pompage, qui privent « 30.000 personnes d'accès à l'eau potable » dans l'est et le sud du Liban.

Vendredi 27 septembre, aux alentours de 18h20, peu après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'est engagé devant l'ONU à continuer à frapper le Hezbollah, Israël a mené une frappe massive contre le « quartier général » du parti chiite dans la banlieue sud de Beyrouth. Tandis que plusieurs médias israéliens ont indiqué que la cible était le chef du parti, Hassan Nasrallah, une source au sein du Hezbollah indiquait, en soirée, que ce dernier « allait bien ». Une forte incertitude régnait, néanmoins, quant à son sort. A partir de minuit, l'armée israélienne a recommencé à pilonner la banlieue sud de Beyrouth, après avoir appelé les habitants à « évacuer immédiatement ». Le New York Times rapportait que l'ayatollah Ali Khamenei a convoqué une réunion d'urgence...
commentaires (17)

Ça n’est pas l’ennemi qui nous a divisé. Ce sont les zaims qui ont semé la haine entre les citoyens pour pouvoir régner sur un peuple dépouillé et anéanti pour mieux le mater et l’asservir. Ça n’est pas Israel qui a pillé les caisses de l’état et l’argent du peuple, ce sont bien nos gouvernants mafieux. Alors trêve de leçons de patriotisme et de lavage de cerveaux, cela ne prend plus.

Sissi zayyat

10 h 06, le 28 septembre 2024

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Commentaires (17)

  • Ça n’est pas l’ennemi qui nous a divisé. Ce sont les zaims qui ont semé la haine entre les citoyens pour pouvoir régner sur un peuple dépouillé et anéanti pour mieux le mater et l’asservir. Ça n’est pas Israel qui a pillé les caisses de l’état et l’argent du peuple, ce sont bien nos gouvernants mafieux. Alors trêve de leçons de patriotisme et de lavage de cerveaux, cela ne prend plus.

    Sissi zayyat

    10 h 06, le 28 septembre 2024

  • Eviter de se rejouir sur les ondes...c est ce que cherche l ennemi...pour générer 1 guerre civile entre libanais...

    Jalil Wolfgang

    09 h 05, le 28 septembre 2024

  • Dans les conflits comme dans beaucoup de chose celui qui n’évolue pas est vite dépassé souvent grisé par des victoires acquises des décennies auparavant, exemples les plus frappants les Français en 1940, Les Arménien l’année passe et donc le Hezbollah qui s’est grisé de 2006 et a cru que la tactique israélienne sera la même alors que ces derniers ont tout misé sur les technologies et l’information. Dans les 3 cas la surprise fut très douloureuse et la victoire acquise par KO rapide.

    Liban Libre

    08 h 39, le 28 septembre 2024

  • La moustique à zigzager et titiller toute la nuit durant le tigre, la baffe arrive..... sinon vous pensiez quoi ?

    Aboumatta

    08 h 19, le 28 septembre 2024

  • "Le Premier ministre libanais, Nagib Mikati, a accusé Israël de mener une « guerre génocidaire »". On sait comment l’armée israélienne mène la guerre, alors poutquoi notre premier ministre ne condamne=t-il pas ceux qui l’ont déclenchée, et qui – double crime - se retranchent derrière les civils pris comme boucliers.

    Yves Prevost

    08 h 15, le 28 septembre 2024

  • Tout le projet Iranien mis en place par Kassem Soleimani tombe à l’eau depuis son élimination. Le projet Khomeyniste comme avant lui Nasséristes ou Baasistes ne mènent a rien qu’a plus d’humiliations, Il est temps de se retrousser les manches, accepter la défaite et cesser de sacrifier des générations de jeunes gens a des causes perdues d’avance. Au Liban les jeunes issus de la sawra doivent peu à peu prendre le pouvoir,

    Liban Libre

    07 h 29, le 28 septembre 2024

  • Il y sûrement une fuite sécuritaire au plus haut niveau du Hezbollah, vient elle de l’Iran?

    Vincent Makhlouf / ENHANCED FORM

    06 h 20, le 28 septembre 2024

  • Une seule question: à partir de quelle distance peut-on détourner les yeux d’un génocide ? Paradoxalement, il semblerait qu’au plus on s’en rapproche au moins on se sent concerné.

    Falpes04

    05 h 49, le 28 septembre 2024

  • Bientôt l on va entendre de la musique classique sur la Radio du HEZB signifiant que le tortionnaire en chef du LIBAN est enfin allé rejoindre en enfer son chef KHOMEINI.

    HABIBI FRANCAIS

    04 h 12, le 28 septembre 2024

  • Il est probablement dans son paradis avec ses houriés . J’espère qu’il a emmené Kassem avec lui parce qu’il est hyper arrogant et haineux. Vive la paix ✌️

    Wow

    02 h 07, le 28 septembre 2024

  • HN va très bien, en Israël ???

    KERBAJE Eli

    01 h 09, le 28 septembre 2024

  • Le Hezbollah a sous estime les capacités militaires et technologiques d'Israel. En plus, il a mis le nez dans le conflit a Gaza, un conflit qui ne le concerne pas directement. Maintenant c'est la guerre totale et il devra en assumer le prix. On n'est pas en l'an 2006, ou beaucoup d'acteurs l'ont aide a arrêter la guerre et surtout rebâtir.

    hrychsted

    00 h 49, le 28 septembre 2024

  • J’étais trop jeune a cette époque mais ce soir me rappelle le 14 Septembre 1982 et l’opacité sur l’issue de l’assassinat du président Gemayel. Ce soir je prie comme mes parents ont prié a l’époque sauf que je souhaite une issue diamétralement opposée, En 1982 l’issue a condamne le Liban a 42 ans de misère j’espère que cette fois elle sera le début d’un nouveau Liban avec la dissolution de la milice frappée au cœur et son réintégration au Liban. Merci de publier

    Liban Libre

    23 h 18, le 27 septembre 2024

  • Le Hezb tellement solidaire de Gaza qu’il veut lui ressembler. HALTE AU MASSACRE j’espère qu’après cette guerre on va repartir zéro et rebâtir un véritable état pour tous.

    Liban Libre

    23 h 11, le 27 septembre 2024

  • Ils ne font pas le poid,,,ils feraient mieux d'arreter le combat sinon ils vont les exterminer.

    Liban Libre

    20 h 41, le 27 septembre 2024

  • HN "va bien". En enfer?

    Charles Sebbag

    20 h 17, le 27 septembre 2024

  • Petite question, est ce qu'ils continuent à manifester en scooter , il est 19h45

    C…

    19 h 45, le 27 septembre 2024

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