Des partisans du Hezbollah se déplaçant autour de Beyrouth en portant les drapeaux du parti, le 26 septembre 2024. Capture d'écran d'une vidéo publiée par un compte X
Jeudi soir, des vidéos de partisans du Hezbollah se déplaçant à moto autour du quartier de Aïn el-Mreisseh à Beyrouth, brandissant les drapeaux du parti-milice et scandant des slogans de soutien, ont provoqué une vague d'indignation sur les réseaux sociaux.
Depuis lundi, Israël mène des frappes aériennes massives sur le Liban, tuant des centaines de personnes et déplaçant des dizaines de milliers d'autres, dans le cadre de ses affrontements avec le Hezbollah, qui avait ouvert un « front de soutien » à son allié palestinien, le mouvement Hamas, qu'une guerre oppose à l'État hébreu depuis octobre 2023 dans la bande de Gaza.
Dans les vidéos partagées en ligne, des partisans du Hezbollah crient des slogans d'appui au secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah, et à la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, qui a subi six frappes aériennes ciblées depuis le début du conflit, dont une particulièrement meurtrière vendredi dernier, faisant une soixantaine de morts.
L'indignation a été particulièrement provoquée par le fait que Aïn el-Mreisseh n'est pas considérée comme une zone où le parti chiite est dominant. Pour cette raison, les utilisateurs ont considéré ces mouvements comme étant «provocateurs». « Tel Aviv est ailleurs, honte à vous... Que Dieu ait pitié de l'âme du martyr Rafic Hariri et que Dieu protège le Liban », a publié le journaliste Rami Naïm sur X.
Rafic Hariri, ancien Premier ministre du Liban, a été assassiné à Beyrouth en 2005. En 2020, le Tribunal spécial pour le Liban de l'ONU a condamné Salim Ayyash, membre du Hezbollah, à cinq peines de prison à vie pour avoir conspiré contre Hariri dans le but de le tuer.
Une autre abonnée à X, Nadine Barakat, a écrit : « Pourquoi ces mouvements ? Pourquoi ces chants à Hamra et Aïn el-Mreisseh ? Provocation, victoire, joie, fête, ou quoi ? »
Un journaliste, Tony Boulos, a pris une position plus politique en affirmant que le Hezbollah ne pouvait plus agir de manière « arrogante et supérieure », ajoutant que les personnes qui ont défilé vivaient dans le « déni » et devraient «s'humilier», dans une apparente référence aux pertes importantes que le parti chiite a subies au cours des deux dernières semaines à la suite des attaques israéliennes.
Enfin, un compte anonyme a partagé une vidéo sur X montrant des « combattants du Hezbollah, qui ont fui le sud du Liban, essayant d'entrer de force dans une propriété privée à Beyrouth ». L'Orient-Le Jour n'a pas pu vérifier de manière indépendante l'authenticité de cette affirmation. Contacté, le gouverneur de Beyrouth n'était pas immédiatement disponible pour commenter.


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19 h 43, le 27 septembre 2024