Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borell lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre libanais des Affaires étrangères à Beyrouth, le 12 septembre 2024. Photo JOSEPH EID / AFP
Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borell, a appelé mardi à "faire pression" sur Israël et le Hamas palestinien pour parvenir à une trêve dans la bande de Gaza, après des mois de négociations infructueuses.
"Tous les acteurs concernés doivent continuer à faire pression sur les deux parties" pour aboutir à un accord permettant un cessez-le-feu et une libération des otages retenus dans la bande de Gaza, a-t-il déclaré lors d'une visite aux Emirats arabes unis.
Alors que les négociations indirectes menées par l'entremise des Etats-Unis, du Qatar et de l'Egypte semblent dans l'impasse, "chaque jour qui passe sans accord signifie une plus longue détention pour les otages et plus de personnes tuées", a-t-il affirmé lors d'une rencontre avec la presse à Dubaï.
"Demain est déjà trop tard", a ajouté M.Borrell.
Le représentant européen a également souligné la nécessité d'un "projet politique", sans quoi "les guerres se répéteront les unes après les autres".
Il a affirmé avoir notamment discuté à Abou Dhabi avec son homologue émirati, Abdallah ben Zayed, du "jour d'après" à Gaza.
Le pays du Golfe, qui a normalisé ses relations avec Israël, peut "jouer un rôle important" dans l'après-guerre, a-t-il souligné.
Le diplomate européen a également appelé à déployer "tous les efforts pour tenter d'éviter une régionalisation de la guerre à Gaza", en soulignant les risques d'extension du conflit au Liban mais aussi en mer Rouge.
Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, attaquent depuis des mois les navires qu'ils estiment liés à Israël, en affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza.
Chaque navire contraint de contourner le canal de Suez, "signifie moins d'argent pour les Egyptiens, plus de temps et plus de coûts (...) pour les consommateurs européens", a affirmé M. Borrell en ajoutant que la mission européenne déployée dans la zone continuera à protéger la navigation marchande dans le cadre de son mandat purement "défensif".
La guerre dans la bande de Gaza a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre sur le sol israélien, qui a entraîné la mort de 1.205 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur les chiffres officiels qui inclut les otages tués en captivité.
Sur les 251 personnes enlevées pendant l'attaque, 97 sont toujours retenues à Gaza, dont 33 ont été déclarées mortes par l'armée.
En représailles, Israël a lancé une offensive qui a fait au moins 41.252 morts, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas à Gaza, qui ne détaille pas les combattants et les civils tués.
saa/vl
© Agence France-Presse
"Tous les acteurs concernés doivent continuer à faire pression sur les deux parties" pour aboutir à un accord permettant un cessez-le-feu et une libération des otages retenus dans la bande de Gaza, a-t-il déclaré lors d'une visite aux Emirats arabes unis.
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