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Dernières Infos - Présidentielle En Tunisie

La centrale syndicale dénonce l'exclusion de trois candidats


Le drapeau tunisien. Photo AFP

La principale centrale syndicale de Tunisie, l'UGTT, a dénoncé mardi une "violation dangereuse" de la loi après l'exclusion de trois candidats à la présidentielle du 6 octobre, malgré leur réintégration dans la course la semaine passée par le Tribunal administratif.

L'instance électorale, Isie, a annoncé lundi avoir écarté les trois concurrents considérés comme les plus sérieux pour le président Kais Saied, candidat à sa propre succession: Abdellatif Mekki, ancien dirigeant du mouvement islamo-conservateur Ennadha, Mondher Zenaïdi, ancien ministre du régime Ben Ali, et Imed Daïmi, conseiller de l'ex-président Moncef Marzouki, également proche d'Ennahdha.

La semaine précédente, le Tribunal administratif avait pourtant accepté en appel leur recours contre un premier rejet de leurs dossiers par l'Isie le 10 août. 

La liste annoncée par l'Isie, "définitive et non sujette à un quelconque recours", inclut seulement trois candidats: M. Saied, 66 ans, Zouhair Maghzaoui, 59 ans, un ancien député de la gauche panarabe, et Ayachi Zammel, 43 ans, un industriel peu connu à la tête d'un petit parti libéral.

Le président sortant, élu démocratiquement en 2019, est accusé de dérive autoritaire depuis un coup de force le 25 juillet 2021 lors duquel il s'est octroyé les pleins pouvoirs, avant de réformer la Constitution l'année suivante pour instaurer un régime ultra-présidentialiste.

Dans un communiqué mardi, l'UGTT a qualifié d'"illégale" la décision de l'Isie, qui représente, à ses yeux, "une violation dangereuse de la loi, de l'autorité judiciaire et de ses décisions".

L'UGTT a dénoncé "l'application d'une décision politique", fustigeant "une orientation partiale qui aura une influence préalable sur les résultats" de la présidentielle.

Selon plusieurs experts, les trois candidats exclus avaient des chances de provoquer un deuxième tour et pour certains d'éventuellement remporter le scrutin. L'équipe juridique de M. Zenaïdi, l'un des prétendants les plus en vue, a déjà annoncé un nouveau recours au Tribunal administratif contre sa disqualification.

Selon les mêmes experts, la course pour les deux rivaux restants de M. Saied risque d'être entravée par des poursuites judiciaires ou administratives.

M. Zammel a été placé lundi en garde à vue pour des soupçons de falsification de parrainages.

L'UGTT, en perte d'influence mais connue comme co-lauréate du Prix Nobel de la Paix 2015 pour son rôle dans la transition démocratique, a déploré "l'absence d'un climat propice et des conditions indispensables pour des élections démocratiques, pluralistes, transparentes et intègres".


La principale centrale syndicale de Tunisie, l'UGTT, a dénoncé mardi une "violation dangereuse" de la loi après l'exclusion de trois candidats à la présidentielle du 6 octobre, malgré leur réintégration dans la course la semaine passée par le Tribunal administratif.

L'instance électorale, Isie, a annoncé lundi avoir écarté les trois concurrents considérés comme les plus sérieux pour le président Kais Saied, candidat à sa propre succession: Abdellatif Mekki, ancien dirigeant du mouvement islamo-conservateur Ennadha, Mondher Zenaïdi, ancien ministre du régime Ben Ali, et Imed Daïmi, conseiller de l'ex-président Moncef Marzouki, également proche d'Ennahdha.

La semaine précédente, le Tribunal administratif avait pourtant accepté en appel leur recours...