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Dernières Infos - Yémen

Conditions "pas réunies" pour remorquer un pétrolier en feu, selon la mission de l'UE


Des explosions sur le pétrolier Sounion, battant pavillon grec, en mer Rouge. Photo diffusée le 29 août 2024. Houthi Military Media/Handout via REUTERS/File Photo

Les conditions ne sont « pas réunies » pour remorquer un pétrolier qui fait peser un risque environnemental en mer Rouge, après avoir été attaqué le mois dernier par les rebelles yéménites, a indiqué mardi la mission de l'Union européenne engagée dans l'opération.

« Les sociétés privées responsables de l'opération de sauvetage ont conclu que les conditions n'étaient pas réunies pour mener à bien l'opération de remorquage et qu'il n'était pas sûr de continuer », a affirmé la mission Aspides sur son compte X, sans préciser la nature des risques encourus.

« Des solutions alternatives » sont à l'étude, a-t-elle ajouté.

Le « Sounion », qui bat pavillon grec et transporte 150.000 tonnes de pétrole brut, avait été touché le 21 août par des projectiles lancés par les houthis.

Ces insurgés soutenus par l'Iran ont ensuite affirmé avoir fait exploser des charges sur le navire, provoquant plusieurs incendies à bord, avant « d'autoriser » son sauvetage.

La mission Aspides, déployée en février pour protéger la navigation marchande des attaques des rebelles, avait indiqué lundi que la navire était toujours en feu, et qu'elle assurerait la protection des remorqueurs « pour prévenir une catastrophe environnementale » en mer Rouge.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) avait indiqué lundi soir que l'opération de sauvetage était en cours.

Depuis novembre, les rebelles yéménites visent les navires qu'ils estiment liés à Israël, disant agir en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza, où une guerre oppose le Hamas à Israël depuis le 7 octobre.

Leurs attaques ont perturbé le trafic dans cette zone maritime stratégique pour le commerce mondial, poussant les Etats-Unis à mettre en place une coalition maritime internationale et à frapper des cibles rebelles au Yémen, parfois avec l'aide du Royaume-Uni.

La mission Aspides, qui est purement défensive, avait secouru les 23 membres de l'équipage du « Sounion » le lendemain de l'attaque.

Lundi, l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a signalé des tirs de missiles et de drones contre deux pétroliers au large du Yémen, sans faire de victimes.

Les houthis n'ont revendiqué qu'une seule attaque, qui a visé le Blue Lagoon I.

Selon Centcom, le deuxième navire est un pétrolier saoudien transportant quelque deux millions de barils de brut, le Amjad, mais son propriétaire a démenti mardi avoir été pris pour cible.

« Amjad naviguait vers le nord en mer Rouge, à proximité d'un autre pétrolier qui a été attaqué », a expliqué le transporteur public saoudien Bahri sur son site internet.

« Nous affirmons sans équivoque qu'Amjad n'a pas été ciblé et qu'il n'y a pas eu de victimes ni de dégâts », a-t-il déclaré en ajoutant que le navire « rest(ait) pleinement opérationnel et se dirige(ait) vers la destination prévue ».

L'Arabie saoudite dirige depuis 2015 une coalition militaire qui soutient le gouvernement yéménite face aux rebelles.

Les conditions ne sont « pas réunies » pour remorquer un pétrolier qui fait peser un risque environnemental en mer Rouge, après avoir été attaqué le mois dernier par les rebelles yéménites, a indiqué mardi la mission de l'Union européenne engagée dans l'opération. « Les sociétés privées responsables de l'opération de sauvetage ont conclu que les conditions n'étaient pas réunies pour mener à bien l'opération de remorquage et qu'il n'était pas sûr de continuer », a affirmé la mission Aspides sur son compte X, sans préciser la nature des risques encourus. « Des solutions alternatives » sont à l'étude, a-t-elle ajouté. Le « Sounion », qui bat pavillon grec et transporte 150.000 tonnes de pétrole brut, avait été touché le 21 août par des projectiles lancés par les houthis.Ces...