De la fumée s'élève au-dessus du camp de Nour Chams à Tulkarem, lors d'une opération de l'armée israélienne, le 29 août 2024. JAAFAR ASHTIYEH/AFP
L'armée israélienne a affirmé avoir tué jeudi sept Palestiniens, au deuxième jour d'une opération lancée dans plusieurs villes et camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie occupée, qui a fait 16 morts selon elle. L'armée a assuré avoir "éliminé cinq terroristes" dans le camp de Tulkarem, dont un commandant du Jihad islamique, figure emblématique des jeunes combattants des camps de réfugiés à travers le territoire palestinien occupé depuis 1967.
L'armée a assuré qu'ils étaient "retranchés dans une mosquée" et qu'il y avait eu un "intense échange de tirs", mais le gouverneur de Tulkarem, Mostafa Taqatqa, a rapporté qu'ils avaient été tués "dans un tir de roquette sur une maison" et qu'"aucun combat n'avait alors lieu".
L'armée israélienne accuse notamment "Abou Choujaa", nom de guerre du commandant du Jihad islamique, d'avoir été "impliqué dans plusieurs attaques terroristes" et d'avoir "ordonné une fusillade en juin qui avait tué un civil israélien".
Un membre des forces de sécurité israéliennes a été blessé dans cette opération contre Abou Choujaa, a précisé le porte-parole de l'armée Nadav Shoshani. Le 22 juin, un Israélien juif d'une soixantaine d'années avait été abattu à Qalqiliya, une ville palestinienne du nord de la Cisjordanie où, selon la loi israélienne, les Israéliens ont interdiction de se rendre.
L'armée a ajouté avoir tué jeudi deux Palestiniens, également présentés comme des "terroristes", à Jénine, remuante cité du nord de la Cisjordanie. Elle assure également avoir "arrêté plus de dix individus recherchés, détruit des dizaines d'engins explosifs et confisqué des armes".
Mercredi déjà, l'armée israélienne avait dit avoir "éliminé" neuf combattants palestiniens après avoir lancé dans la nuit des colonnes de blindés sur Jénine, Tulkarem, Toubas et leurs camps de réfugiés, où les groupes armés en lutte contre l'occupation israélienne sont particulièrement actifs. De son côté, le ministère palestinien de la Santé fait état de "15 morts" depuis le début des raids israéliens.
Jeudi matin, des habitants ont rapporté à l'AFP que l'armée israélienne s'était retirée du camp d'al-Faraa, à Toubas, où plusieurs Palestiniens ont été tués mercredi. Des affrontements avaient toujours lieu jeudi à Jénine, a rapporté un journaliste de l'AFP. Des soldats israéliens continuaient également d'opérer à Tulkarem, selon un autre journaliste de l'AFP.
Les incursions israéliennes dans des zones autonomes palestiniennes sont quotidiennes en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par l'armée israélienne. Il est cependant rare qu'elles soient menées simultanément dans plusieurs villes comme cela est le cas depuis mercredi.
Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre, les violences ont flambé en Cisjordanie.
Depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, au moins 637 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie par l'armée israélienne ou des colons, selon l'ONU, et au moins 19 Israéliens parmi lesquels des soldats dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations de l'armée en zone autonome palestinienne, selon les données officielles israéliennes.
L'armée israélienne a affirmé avoir tué jeudi sept Palestiniens, au deuxième jour d'une opération lancée dans plusieurs villes et camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie occupée, qui a fait 16 morts selon elle. L'armée a assuré avoir "éliminé cinq terroristes" dans le camp de Tulkarem, dont un commandant du Jihad islamique, figure emblématique des jeunes combattants des camps de réfugiés à travers le territoire palestinien occupé depuis 1967.
L'armée a assuré qu'ils étaient "retranchés dans une mosquée" et qu'il y avait eu un "intense échange de tirs", mais le gouverneur de Tulkarem, Mostafa Taqatqa, a rapporté qu'ils avaient été tués "dans un tir de roquette sur une maison" et qu'"aucun combat n'avait alors lieu".
L'armée israélienne...


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