Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion avec les membres du Conseil de sécurité à la résidence d'État de Novo-Ogaryovo, à l'extérieur de Moscou, le 23 août 2024. Sputnik/Gavriil Grigorov/Pool via REUTERS
Au moins trois employés pénitentiaires et leurs quatre agresseurs ont été tués vendredi au cours d'une prise d'otages dans une prison de la région russe de Volgograd (sud-ouest), ont annoncé les autorités.
Cette prise d'otages de plusieurs heures, la deuxième dans une prison russe en un peu plus de deux mois, semble, comme la précédente, porter la marque du groupe jihadiste Etat islamique (EI).
Selon le service fédéral des prisons (FSIN), les quatre agresseurs ont pris en otages huit employés de la prison et quatre autres détenus au sein de la "colonie pénitentiaire N°19".
"Les criminels ont infligé des coups de couteau de gravité variable à quatre employés", a déclaré le FSIN dans un message en fin d'après-midi sur Telegram.
Le bilan définitif des victimes parmi les membres du personnel pénitentiaire n'est pas encore clair. Les informations communiquées par les différentes autorités ont tour à tour fait état de trois ou quatre morts et d'un nombre variable de blessés.
D'après le FSIN, les quatre agresseurs ont été "liquidés" tandis que les quatre codétenus pris en otages ont été blessés.
Un peu avant, la Garde nationale russe avait annoncé avoir "neutralisé" les preneurs d'otages grâce à ses "tireurs d'élite des unités spéciales".
La prison concernée est un établissement "à régime sévère", c'est-à-dire aux conditions de détention strictes. Elle est située dans la ville de Sourovikino, à environ 120 kilomètres à l'ouest de Volgograd, la capitale régionale.
La piste jihadiste
Des vidéos non authentifiées par l'AFP tendent à accréditer la thèse d'une opération orchestrée par des sympathisants de l'EI.
Une première vidéo diffusée par plusieurs médias russes pendant la prise d'otages montre une pièce au sol couvert de sang.
On y voit quatre hommes en treillis, couchés et ensanglantés, certains apparemment inanimés, et au moins deux autres hommes filmés debout par un troisième individu qui s'exprime en arabe.
Puis ce dernier revendique, en russe, leur appartenance à l'EI.
Sur cette vidéo de 46 secondes, l'un des hommes tient un couteau d'une main et, de l'autre, un des gardiens présumés par le cou.
Une autre vidéo montre quant à elle quatre agresseurs présumés, dont au moins deux tenant un couteau, l'un d'entre eux arborant aussi ce qui semble être un drapeau de l'EI.
"Toute personne se trouvant sur notre territoire est tenue de respecter et d'observer les lois de la Russie", avait réagi le gouverneur de la région de Volgograd, Andreï Botcharov, sur Telegram.
"Nous ne permettrons à personne d'essayer de fomenter des discordes ethniques", avait-il ajouté.
Mi-juin, plusieurs membres de la même organisation jihadiste avaient été tués après avoir pris en otage deux agents pénitentiaires dans une prison de la région de Rostov (sud-ouest), voisine de celle de Volgograd.
La Russie a été visée à de multiples reprises par des attaques dont le groupe Etat islamique a dit être responsable, bien que l'influence de ce dernier y reste limitée.
Fin mars, un attentat particulièrement sanglant près de Moscou avait été revendiqué par l'EI : celui contre le Crocus City Hall, une salle de concert, où des hommes armés avaient tué 145 personnes, soit la pire attaque commise sur le sol russe en près de 20 ans.
Au moins trois employés pénitentiaires et leurs quatre agresseurs ont été tués vendredi au cours d'une prise d'otages dans une prison de la région russe de Volgograd (sud-ouest), ont annoncé les autorités.
Cette prise d'otages de plusieurs heures, la deuxième dans une prison russe en un peu plus de deux mois, semble, comme la précédente, porter la marque du groupe jihadiste Etat islamique (EI).
Selon le service fédéral des prisons (FSIN), les quatre agresseurs ont pris en otages huit employés de la prison et quatre autres détenus au sein de la "colonie pénitentiaire N°19".
"Les criminels ont infligé des coups de couteau de gravité variable à quatre employés", a déclaré le FSIN dans un message en fin d'après-midi sur...


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