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Dernières Infos - Diplomatie

Le nouveau chef de la diplomatie iranienne appelle à un dialogue avec l'UE

Le président iranien Masoud Pezeshkian salue les membres du Parlement après avoir prononcé un discours lors d'une session visant à approuver les nominations de son nouveau cabinet, à Téhéran, le 21 août 2024. AFP/ ATTA KENARE

Le nouveau ministre iranien des Affaires étrangères a appelé à un dialogue avec l'Union européenne en vue de « résoudre les problèmes » entre les deux parties, d'après un communiqué publié à l'issue d'un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell.

« La République islamique d'Iran salue le développement des relations avec l'Union européenne dans un environnement basé sur le respect mutuel », a déclaré Abbas Araghchi selon le communiqué publié jeudi soir.

Cette déclaration intervient un peu plus d'un mois après l'élection du nouveau président iranien, le réformateur Massoud Pezeshkian, qui s'était dit prêt à entamer « un dialogue constructif » avec les pays européens, tout en leur reprochant d'être revenus sur leurs engagements dans le dossier nucléaire.

Les relations entre l'Iran et l'UE se sont détériorées ces dernières années après les critiques visant Téhéran pour la poursuite de son programme nucléaire controversé, son soutien au mouvement islamiste Hamas en guerre contre Israël dans la bande de Gaza, son aide à la Russie qui a envahi l'Ukraine ou « les violations » des droits humains.

Lors de son entretien avec M. Borrell, M. Araghchi a estimé que le développement des relations nécessitait « un dialogue pour résoudre les problèmes entre les deux parties et une correction des mauvaises politiques des pays européens ».

De con côté, M. Borrell a indiqué sur X avoir discuté « des perspectives d'un engagement renouvelé sur tous les dossiers d'intérêt mutuel » avec son homologue iranien, ajoutant qu'un « dialogue » était aussi « essentiel pour désamorcer les tensions régionales.

Téhéran et ses alliés régionaux au Liban, en Irak et au Yémen menacent Israël de représailles depuis la mort le 31 juillet de l'ex-chef du Hamas à Téhéran, qui accuse Israël de l'avoir assassiné.

« Eviter un embrasement régional » 

Dans ce contexte, le ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, s'est également entretenu vendredi au téléphone avec M. Araghchi.

Il a « fait part de sa très vive inquiétude quant à la montée des tensions dans la région », appelant la République islamique « à tout faire pour éviter un embrasement régional, qui n'aurait d'intérêt pour personne », selon un communiqué du ministère français.

M. Araghchi a aussi discuté avec son homologue britannique, David Lammy, d'après un communiqué du ministère iranien.

Téhéran « ne veut pas étendre la guerre ni accroître les tensions dans la région, mais elle ne dérogera pas à son droit absolu de répondre à l'acte terroriste du régime sioniste (Israël) », a indiqué le ministre.

M. Lammy a ensuite indiqué sur X qu'il avait appelé lors de cette discussion les parties à « éviter toute escalade au Moyen-Orient ».

« Il est essentiel pour la stabilité régionale de parvenir à un accord de cessez-le-feu, d'acheminer davantage d'aide humanitaire à Gaza et d'obtenir la libération des otages », a-t-il ajouté.

M. Araghchi, qui a pris ses fonctions mercredi, est connu pour son ouverture à l'Occident.

En tant que négociateur en chef de l'équipe iranienne, il avait joué un rôle clé dans la conclusion de l'accord international sur le nucléaire iranien en 2015 à Vienne, torpillé trois ans plus tard par la décision des Etats-Unis de s'en retirer. Des discussions menées pour relancer le pacte ont échoué à l'été 2022.

Le nouveau ministre iranien des Affaires étrangères a appelé à un dialogue avec l'Union européenne en vue de « résoudre les problèmes » entre les deux parties, d'après un communiqué publié à l'issue d'un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell.« La République islamique d'Iran salue le développement des relations avec l'Union européenne dans un environnement basé sur le respect mutuel », a déclaré Abbas Araghchi selon le communiqué publié jeudi soir.Cette déclaration intervient un peu plus d'un mois après l'élection du nouveau président iranien, le réformateur Massoud Pezeshkian, qui s'était dit prêt à entamer « un dialogue constructif » avec les pays européens, tout en leur reprochant d'être revenus sur leurs engagements dans le dossier...