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Moyen-Orient - Dans La Presse

Guerre à Gaza : Meta a du mal à modérer les contenus, surtout en hébreu, selon le Guardian

La politique de la compagnie - qui opère Facebook, Instagram et WhatsApp - en matière de discours haineux inquiète quant à la poursuite de la censure des contenus pro-palestiniens, rapporte le quotidien britannique.

Guerre à Gaza : Meta a du mal à modérer les contenus, surtout en hébreu, selon le Guardian

Le logo de la compagnie Meta sur un smartphone, le 25 mars 2024. Sebastien Bozon / AFP

La compagnie Meta, qui opère entre autres les plateformes Facebook, Instagram et WhatsApp, a du mal à modérer les contenus liés à la guerre entre Israël et le mouvement palestinien Hamas, en particulier en hébreu, rapporte un article du quotidien britannique The Guardian.

Un employé s'exprimant sous le couvert de l'anonymat affirme que les politiques de Meta régissant les discours de haine en ce qui concerne la Palestine sont inéquitables, une évaluation reprise par les défenseurs de la cause palestinienne, alors que la guerre à Gaza dure depuis octobre dernier. Selon l'article publié jeudi, Meta n'a pas mis en place les mêmes processus pour évaluer l'exactitude de la modération des contenus et du discours de haine en hébreu et en arabe.

« L'hébreu, parlé par environ 10 millions de personnes, représente une fraction beaucoup plus faible des messages postés sur les réseaux sociaux de Meta que l'arabe, parlé par quelque 400 millions. Les critiques affirment qu'en raison de la guerre, il est nécessaire d'accorder plus d'attention au contenu en hébreu, et Meta a déjà été confronté à des questions concernant la modération des messages en hébreu, poursuit le quotidien (...) La révision par Meta de sa politique en matière de discours haineux suscite des inquiétudes quant à la poursuite de la censure des contenus pro-palestiniens », indique le Guardian.

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Le quotidien britannique rapporte, par ailleurs, qu'une analyse indépendante commandée par Meta en 2022 a conclu que son système de modération avait pénalisé l'arabe plus souvent que l'hébreu, alors que les tensions entre Israël et les Palestiniens étaient à leur comble en 2021 - même en tenant compte de la disparité du nombre de locuteurs. Selon l'analyse, les systèmes de Meta signalent automatiquement les contenus en langue arabe à un taux «significativement plus élevé» que les contenus en langue hébraïque. Les politiques de l'entreprise « peuvent avoir entraîné un biais involontaire par un renforcement excessif du contenu arabe par rapport au contenu hébreu », peut-on lire dans ce rapport repris par le Guardian.

Certains employés en première ligne dans la bataille de l'information autour du conflit hésitent aussi à faire part de leurs préoccupations par crainte de représailles, des allégations reprises dans une lettre récente signée par plus de 200 travailleurs de Meta. Selon l'ancien employé, ces conditions donnent l'impression que les priorités de l'entreprise « ne sont pas de s'assurer que le contenu est sûr pour la communauté ».

« Lorsque les voix palestiniennes sont réduites au silence sur les plateformes Meta, cela a des conséquences très directes sur la vie des Palestiniens », a déclaré au Guardian Cat Knarr, de la Campagne américaine pour les droits des Palestiniens. « Les gens n'entendent pas parler de ce qui se passe en Palestine, mais ils entendent de la propagande qui déshumanise les Palestiniens. Les conséquences sont très dangereuses et très réelles », a-t-il ajouté.

La compagnie Meta, qui opère entre autres les plateformes Facebook, Instagram et WhatsApp, a du mal à modérer les contenus liés à la guerre entre Israël et le mouvement palestinien Hamas, en particulier en hébreu, rapporte un article du quotidien britannique The Guardian.Un employé s'exprimant sous le couvert de l'anonymat affirme que les politiques de Meta régissant les discours de haine en ce qui concerne la Palestine sont inéquitables, une évaluation reprise par les défenseurs de la cause palestinienne, alors que la guerre à Gaza dure depuis octobre dernier. Selon l'article publié jeudi, Meta n'a pas mis en place les mêmes processus pour évaluer l'exactitude de la modération des contenus et du discours de haine en hébreu et en arabe.« L'hébreu, parlé par environ 10 millions de personnes, représente une...
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