Des Israéliens de droite protestent contre la détention pour interrogatoire de réservistes militaires soupçonnés d'avoir abusé d'un détenu palestinien à la suite de l'attaque du Hamas sur le sud d'Israël le 7 octobre, devant un tribunal militaire à la base militaire de Beit Lid près de Kfar Yona, le 30 juillet 2024. Photo Menahem Kahana / AFP
La justice militaire israélienne a interrogé mardi les soldats interpellés la veille dans le cadre d'une enquête pour mauvais traitements présumés infligés à un détenu dans un centre de détention où sont incarcérés des Palestiniens de Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre.
Devant le tribunal militaire de Beit Lid (centre), des dizaines de manifestants protestaient contre l'arrestation la veille de neuf soldats, une affaire qui a une importante résonance dans la médias israéliens.
Peu après l'interpellation des suspects lundi par la police militaire, des dizaines de manifestants incluant des députés d'extrême droite avaient pénétré par la force dans le centre de détention de l'armée et manifesté devant la prison militaire.
Ces incidents largement repris par les médias locaux continuent mardi de susciter des réactions au sein de la classe politique.
Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich (extrême droite), a appelé le ministre de la Défense à "arrêter immédiatement les mauvais traitements aux héros de l'armée".
De son côté, le chef de l'opposition, Yair Lapid, a déclaré sur Facebook que l'irruption lundi de manifestants dans une enceinte militaire était "une grave menace pour l'image d'Israël en tant qu'Etat juif et démocratique."
Un porte-parole de l'armée avait déclaré lundi à l'AFP que l'enquête avait été ouverte "à la suite de soupçons de mauvais traitements importants infligés à un détenu du centre de détention de Sde Teiman", sans autre précision.
Le Club des prisonniers palestiniens, une ONG palestinienne de défense des détenus, accuse les soldats de "viol", un "nouveau crime contre un détenu au camp de Sde Teiman par un groupe de gardiens de prison", a déclaré à l'AFP le directeur de l'ONG, Abdallah al-Zaghari.
Le centre de détention de Sde Teiman a été aménagé pour y incarcérer des Palestiniens arrêtés dans la bande de Gaza après le début de la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée le 7 octobre après l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien.
A la mi-juillet, Amnesty International avait exhorté Israël à cesser de placer "au secret" des Palestiniens de Gaza et de les soumettre à une "torture généralisée".
L'ONG avait indiqué avoir recueilli des informations sur 27 détenus palestiniens et ont tous dit à Amnesty avoir été soumis à des actes de torture et à d'autres "traitements cruels, inhumains ou dégradants".
L'armée israélienne avait rejeté ces allégations.
Devant le tribunal militaire de Beit Lid (centre), des dizaines de manifestants protestaient contre l'arrestation la veille de neuf soldats, une affaire qui a une importante résonance dans la médias israéliens.
Peu après l'interpellation des suspects lundi par la police militaire, des dizaines de manifestants incluant des députés d'extrême droite avaient pénétré par la force dans le centre de détention de l'armée et manifesté devant la prison militaire.
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