Une jeune fille palestinienne dans un camp abritant des Palestiniens déplacés à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 juillet 2024. Photo Bashar TALEB / AFP
Les Emirats arabes unis ont appelé jeudi au "déploiement d'une mission internationale temporaire" dans la bande de Gaza, dévastée par neuf mois et demi de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.
La réalisation de la "paix et de la sécurité et la fin de la souffrance humaine doivent commencer par le déploiement d'une mission internationale temporaire à Gaza", a déclaré la ministre d'Etat à la coopération internationale des Emirats, Reem al Hashimy.
Cette mission sera chargée de "répondre efficacement à la crise humanitaire", "d'établir l'ordre public" et "d'ouvrir la voie à la réunification" de la bande de Gaza et de la Cisjordanie occupée "sous une seule Autorité palestinienne légitime", a ajouté Mme Hashimy, citée par l'agence officielle émiratie WAM.
Depuis des affrontements fratricides en juin 2007, la direction palestinienne est divisée entre l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, qui exerce un pouvoir limité en Cisjordanie, occupée depuis 1967 par Israël, tandis que le Hamas contrôle la bande de Gaza.
Les pays arabes avaient déjà demandé en mai le déploiement de "forces internationales de protection et de maintien de la paix de l'ONU dans les territoires palestiniens occupés" jusqu'à la mise en oeuvre d'une solution à deux Etats, israélien et palestinien.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est totalement opposé à cette solution. Le Parlement israélien a adopté la semaine dernière une résolution contre la création d'un Etat palestinien.
Mme Hashemi a estimé par ailleurs qu'un "cessez-le-feu immédiat à Gaza et la libération de tous les otages et détenus" marqueraient un "premier pas vers la sécurité et la paix dans les territoires palestiniens et dans la région".
Ses propos interviennent quelques jours après ceux de Lana Nusseibeh, vice-ministre des Affaires étrangères pour les affaires politiques des Emirats, qui avait affirmé au Financial Times que son pays "pourrait envisager de faire partie de forces de stabilisation (à Gaza) aux côtés de partenaires arabes et internationaux".
Le site américain Axios a fait état cette semaine d'une "réunion secrète" jeudi dernier à Abou Dhabi entre les États-Unis, Israël et les Emirats arabes unis pour discuter "des plans d'après-guerre" à Gaza.
La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque du Hamas sur le sol israélien qui a entraîné la mort de 1.197 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.
En riposte, Israël a lancé une offensive militaire qui a fait jusqu'à présent 39.175 morts, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.
La réalisation de la "paix et de la sécurité et la fin de la souffrance humaine doivent commencer par le déploiement d'une mission internationale temporaire à Gaza", a déclaré la ministre d'Etat à la coopération internationale des Emirats, Reem al Hashimy.
Cette mission sera chargée de "répondre efficacement à la crise humanitaire", "d'établir l'ordre public" et "d'ouvrir la voie à la réunification" de la bande de Gaza et de la Cisjordanie occupée "sous une seule Autorité palestinienne légitime", a ajouté Mme Hashimy, citée...


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