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Le New York Times conclut son enquête sur l'opération du 8 juin dans le camp de Nousseirat


Le New York Times conclut son enquête sur l'opération du 8 juin dans le camp de Nousseirat

Une Palestinienne au milieu des débris, le 9 juin 2024, après une opération des forces spéciales israéliennes dans le camp de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza. Eyad Baba/AFP

Le New York Times a conclu une enquête sur l'opération israélienne « à haut risque » du 8 juin, qui a permis de sauver quatre otages israéliens détenus par le Hamas dans le camp de Nousseirat, dans le centre de Gaza. L'enquête s'efforce de comprendre pourquoi l'opération a débouché sur l'une des journées les plus meurtrières de la guerre.

Les autorités sanitaires palestiniennes ont déclaré que 274 personnes avaient été tuées et 698 blessées dans les échanges de tirs et la série de frappes israéliennes qui ont suivi l'opération initiale, dont 64 enfants, marquant ainsi l'une des journées les plus meurtrières pour les Palestiniens depuis plusieurs mois. Israël a estimé le nombre total des victimes à environ 100 dans le camp de réfugiés de Nousseirat, établi par l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens dans la région (Unrwa).

L'armée israélienne a déclaré avoir essuyé des tirs du Hamas et avoir riposté, mais le New York Times n'a pas été en mesure de vérifier lequel des deux protagonistes avait tiré en premier.

Selon des sources militaires israéliennes, les frappes aériennes ont commencé après qu'un véhicule militaire soit tombé en panne au milieu des combats. Elles ont été menées pour donner aux sauveteurs le temps et la couverture nécessaires pour s'échapper. Les quelque 19 frappes ont détruit ou endommagé au moins 42 bâtiments, dont des immeubles d'habitation et un marché très fréquenté, ce qui a largement contribué à alourdir le bilan des victimes.

Le journal a recueilli des témoignages de survivants, dont celui d'un homme qui a trouvé des restes d'un missile Hellfire tiré par un avion israélien dans sa maison partiellement détruite, indiquant que l'armée israélienne utilisait des armes puissantes dans des zones civiles.

À l'aide d'images satellite, de témoignages et de plus de 60 vidéos vérifiées, le N-Y Times a révélé que les bombes étaient tombées sur une zone de quatre miles dans le centre de Gaza, y compris le long du chemin vers la côte où les otages ont été capturés.

L'armée israélienne a fait savoir dans des communiqués après le raid qu'elle avait préparé à l'avance une liste de cibles du Hamas et qu'elle les avait frappées « pour le succès de l'opération ». Le journal new-yorkais note qu'il n'est pas clair si les frappes ont toujours fait partie du plan de sauvetage des otages ou si elles ont été utilisées comme stratégie de sortie de secours après que la fusillade a éclaté.

Alors que les frappes aériennes pleuvaient sur le quartier résidentiel densément peuplé, des vidéos vérifiées par le N-Y Times et des chercheurs en open source montraient des chars et des véhicules blindés arrivant de l'est et de l'ouest de Nousseirat.

Au cours des combats, l'armée israélienne a pris d'assaut la maison de Racha Matar, 33 ans, une habitante de Nousseirat. Interrogés par le New York Times, les militaires n'ont pas expliqué pourquoi ils s'étaient arrêtés au domicile de Matar. Cependant, dans une vidéo fortement éditée, l'armée a écrit que la zone était utilisée comme site pour transférer trois des otages dans un autre véhicule.

Une vidéo de l'armée israélienne a montré au moins huit véhicules militaires puis des soldats entrant dans la maison de Racha Matar. Dans son témoignage, cette dernière a affirmé que pendant les 40 minutes que les forces armées sont passées chez elle, elles ont tiré sur ses fils, Yamen (12 ans) et Mou'men (15 ans), tuant le premier et laissant les jambes du second paralysées.

Après avoir quitté la maison ravagée de Racha Matar, le convoi a atteint la côte et les quatre otages ont été transportés par avion.

Le New York Times a conclu une enquête sur l'opération israélienne « à haut risque » du 8 juin, qui a permis de sauver quatre otages israéliens détenus par le Hamas dans le camp de Nousseirat, dans le centre de Gaza. L'enquête s'efforce de comprendre pourquoi l'opération a débouché sur l'une des journées les plus meurtrières de la guerre.Les autorités sanitaires palestiniennes ont déclaré que 274 personnes avaient été tuées et 698 blessées dans les échanges de tirs et la série de frappes israéliennes qui ont suivi l'opération initiale, dont 64 enfants, marquant ainsi l'une des journées les plus meurtrières pour les Palestiniens depuis plusieurs mois. Israël a estimé le nombre total des victimes à environ 100 dans le camp de réfugiés de Nousseirat, établi par l'agence des Nations unies pour les réfugiés...