Un soldat israélien inspectant les dégâts survenus dans une habitation dans la localité de Manara, touchée par un missile du Hezbollah, en novembre 2023. Jalaa Marey/AFP
Plusieurs familles israéliennes habitant dans des localités situées à la frontière avec le Liban seraient rentrées dernièrement chez elles, malgré le conflit en cours, rapporte le Haaretz qui a recueilli plusieurs témoignages. Le Liban-Sud et le nord de l’État hébreu vivent depuis le 8 octobre 2023 au rythme des échanges de tirs entre le Hezbollah et l’armée israélienne, qui est également engagée à Gaza.
Lassées de vivre avec leurs enfants dans un hôtel, quatre familles sont retournées ensemble à Snir, non loin de Kiryat Shmona, il y a deux mois, raconte le quotidien israélien. « Nous espérions qu’en l’espace d’un mois, quelque chose se produirait pour modifier le statu quo en matière de sécurité, en vain », témoigne une mère de famille. « Nous réfléchissons chaque jour à ce que nous allons faire. Il y a eu des situations où le Hezbollah a intensifié ses tirs. À plusieurs reprises, nous étions en état d’alerte, attendant de monter dans la voiture et de partir », ajoute-t-elle.
Une deuxième famille, rentrée dans la localité de Dan il y a deux mois et demi, livre un témoignage similaire. « Nous avons passé six mois dans un hôtel à Haïfa avec tout le kibboutz, ce qui a engendré nombre d’implications psychologiques pour les enfants. Ils n’étaient pas dans leur environnement naturel. Le noyau familial a été abîmé », explique un père de famille. « Nous aimons le kibboutz. C’est notre maison, nous voulons vraiment y rester et nous pensons que nous devons y vivre, même à l’ombre du danger », souligne-t-il.
La localité de Dan se trouve à l’ouest du mont Dov, où le Hezbollah dirige un grand nombre de ses roquettes et de ses drones, et à l’est de Kiryat Shmona, qui est également la cible de tirs de roquettes, explique encore le Haaretz.
Une autre famille citée dans l’article fait part de son désir de rentrer bientôt dans sa maison située à Hagoshrim, à 5 km à l’est de Kiryat Shmona, pas très loin de la frontière avec le Liban. « Nous avons commencé à nous demander pourquoi nous étions partis et ce qui avait conduit à cette décision. Nous avions l’impression qu’aucune nouvelle réalité n’avait émergé par rapport à celle qui existait lorsqu’ils ont décidé de nous évacuer », témoigne cette famille.
« Dernièrement, réalisant qu’un retour officiel n’était pas imminent dans un avenir prévisible, Ravit et Yariv ont opté pour ce qu’ils percevaient comme la moins mauvaise des options. À la fin du mois (...) ils reviendront dans le kibboutz avec leurs enfants de 14, 9 et 6 ans », raconte le Haaretz à propos d’une des familles.
« L’armée n’a pas mené d’opération visant à modifier la réalité sur le terrain et le gouvernement n’a pas cherché à conclure un accord international pour éliminer le Hezbollah de la frontière », commente le quotidien, rappelant que l’ordre d’évacuation des localités limitrophes du Liban a été prolongé à plusieurs reprises et devrait prendre fin le 31 août, un jour avant l’ouverture de la nouvelle année scolaire. Selon le Haaretz, l’évacuation pourrait être prolongée jusqu’en décembre.
Jusqu’à présent, seuls 10 % des 9 500 personnes évacuées ont regagné la région, poursuit le quotidien. Certaines seraient revenues par leurs propres moyens, et environ 500 autres personnes auraient loué des maisons dans d’autres collectivités situées dans la même région. Au Liban-Sud, les affrontements quotidiens ont fait fuir plus de 96 000 habitants selon les chiffres l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), repris par le ministère libanais de la Santé.



Trump juge « totalement inacceptable » la réponse de l'Iran pour mettre fin à la guerre
USURPATEURS SIONISTES ! RENTREZ DANS VOS PAYS D"EUROPE DE L"EST ET AUTRES ! VOUS N"VEZ RIEN À VOIR AVEC LA PALESTINE ! LA COLONISATION ET L"APARTHEID SONT CONTRAIRES AUX DROITS HUMAINS ! CESSEZ CE CARNAGE ! ÇÀ DÈRANGE LA PLANÈTE ENTIÈRE ! ET ÇÀ DÈRANGE MÊME VOTRE YAHVÈ !
15 h 15, le 19 juillet 2024