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Dernières Infos - Diplomatie

Tentative d'assassinat contre Trump: les eurodéputés d'extrême droite réclament en vain une condamnation

Le candidat républicain Donald Trump, le 16 juillet 2024 à Milwaukee. ANGELA WEISS/AFP

Les eurodéputés d'extrême droite du groupe "Patriotes pour l'Europe" ont réclamé en vain mercredi une résolution du Parlement européen pour condamner la tentative d'assassinat contre Donald Trump et la violence politique "y compris quand elle cible des dirigeants souverainistes".

Les "Patriotes pour l'Europe", nouvelle formation réunissant les élus du Rassemblement national (France), du Fidesz (Hongrie) de Viktor Orban et de Vox (Espagne), a demandé qu'une déclaration soit discutée mercredi lors d'une session plénière à Strasbourg, avant le vote d'une résolution en septembre.

"La violence politique n'a pas sa place dans nos sociétés: le Parlement doit condamner toutes les formes de violence politique, y compris contre des politiciens souverainistes et patriotes", a déclaré la Hongroise Kinga Gal, vice-présidente du groupe.

"Nous devons condamner dans les termes les plus fermes la tentative d'assassinat contre l'ex-président américain Donald Trump" samedi, mais aussi "la montée de la violence politique en Europe", a-t-elle expliqué.

Le groupe, présidé par le Français Jordan Bardella, a proposé d'ajouter ce point à l'agenda, une demande  largement rejetée lors d'un vote dans l'hémicycle (119 voix pour, 337 contre, 15 abstentions).

Kinga Gal s'est aussi indignée du "cordon sanitaire" imposé par les autres groupes, qui a empêché les "Patriotes" d'obtenir mardi les deux vice-présidents du Parlement européen auxquels la formation d'extrême-droite (84 élus) aurait pu avoir droit.

"Ce non-respect de la démocratie, du Parlement et de ses propres règles, de l'État de droit, aura des répercussions sur tout le monde", a-t-elle estimé.

Un ostracisme que les autres groupes justifient en pointant les positions d'élus "Patriotes" jugées trop favorables à Moscou et réticentes sur le soutien à l'Ukraine.

"Nous ne devons pas laisser l'agresseur russe violer impunément la souveraineté territoriale ukrainienne" mais "nous ne sommes pas favorables à la livraison d'armes permettant de frapper directement le territoire russe, ni à l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN", au "risque d'une escalade avec une puissance nucléaire", s'est défendu mercredi Jordan Bardella.

Il a défendu dans l'hémicycle la visite du leader hongrois nationaliste Viktor Orban à Moscou, vivement condamnée à Bruxelles.

"On ne peut pas accuser la Hongrie, partenaire fiable de l'Alliance atlantique, de vouloir maintenir ouverts les canaux de discussion: le président (ukrainien)Zelensky lui-même souhaite la présence de dirigeants russes à un sommet pour la paix. Allez-vous aussi le condamner?", a-t-il lancé. Il a également accusé les législations environnementales d'avoir "entravé" l'industrie européenne de défense.


Les eurodéputés d'extrême droite du groupe "Patriotes pour l'Europe" ont réclamé en vain mercredi une résolution du Parlement européen pour condamner la tentative d'assassinat contre Donald Trump et la violence politique "y compris quand elle cible des dirigeants souverainistes".

Les "Patriotes pour l'Europe", nouvelle formation réunissant les élus du Rassemblement national (France), du Fidesz (Hongrie) de Viktor Orban et de Vox (Espagne), a demandé qu'une déclaration soit discutée mercredi lors d'une session plénière à Strasbourg, avant le vote d'une résolution en septembre.

"La violence politique n'a pas sa place dans nos sociétés: le Parlement doit condamner toutes les formes de violence politique, y compris contre des politiciens souverainistes et...