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Moyen-Orient - Irak

Une centaine de victimes de l’EI retrouvées dans une fosse commune à Tal Afar

Une centaine de victimes du groupe État islamique (EI) ont été exhumées d’une fosse commune en Irak, ont confirmé dimanche des responsables, les autorités poursuivant depuis des années les laborieuses recherches pour retrouver les charniers creusés par les jihadistes. Le puits naturel Alo Antar, dans lequel les jihadistes avaient précipité leurs victimes – yazidis et turcomans chiites notamment – se trouve dans la région de Tal Afar, à 70 kilomètres à l’ouest de la métropole de Mossoul, ex-« capitale » de l’EI dans le nord de l’Irak. « Les restes de 139 victimes ont été retirés, avec en plus des parties de corps humains », a précisé Dia Karim, directeur du département chargé des fosses communes au sein de la Fondation des martyrs, institution gouvernementale gérant cet épineux dossier.

« Il y a des hommes et des femmes », a-t-il indiqué. « Selon les témoignages, les victimes sont des yazidis ou des turcomans chiites, et certains habitants de Mossoul enrôlés dans les forces de sécurité », a précisé M. Karim. Ces mêmes témoignages, a-t-il dit, font état de victimes exécutées « pendant le règne de l’EI », quand les jihadistes contrôlaient Mossoul entre l’été 2014 et 2017. Il évoque certains récits sur des exactions plus anciennes, quand el-Qaëda était actif. Le charnier d’Alo Antar a été découvert quand les forces de sécurité irakiennes ont reconquis la région en 2017, mais le travail sur le site a débuté en mai dernier, a précisé Ahmad al-Assadi, autre responsable de la Fondation des martyrs. « Les victimes n’ont pas été enterrées, mais jetées dans le gouffre », d’une profondeur allant de 12 à 42 mètres, a-t-il dit. Certaines victimes ont été tuées par balles, d’autres égorgées, a indiqué M. Assadi. Les « vêtements » traditionnels retrouvés sur certains « indiquent qu’ils pouvaient être yazidis ou turcomans », a précisé le responsable, ajoutant que d’autres corps étaient revêtus de l’uniforme orange imposé par l’EI à ses prisonniers.

Une centaine de victimes du groupe État islamique (EI) ont été exhumées d’une fosse commune en Irak, ont confirmé dimanche des responsables, les autorités poursuivant depuis des années les laborieuses recherches pour retrouver les charniers creusés par les jihadistes. Le puits naturel Alo Antar, dans lequel les jihadistes avaient précipité leurs victimes – yazidis et turcomans chiites notamment – se trouve dans la région de Tal Afar, à 70 kilomètres à l’ouest de la métropole de Mossoul, ex-« capitale » de l’EI dans le nord de l’Irak. « Les restes de 139 victimes ont été retirés, avec en plus des parties de corps humains », a précisé Dia Karim, directeur du département chargé des fosses communes au sein de la Fondation des martyrs, institution gouvernementale gérant cet épineux...
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