Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (G) et le premier ministre polonais Donald Tusk se serrent la main et se donnent l'accolade après avoir signé un accord à Varsovie, en Pologne, le 8 juillet 2024, avant le sommet des chefs d'État et de gouvernement organisé à l'occasion du 75e anniversaire de l'OTAN. Photo AFP/SERGEI GAPON
Le Premier ministre Donald Tusk a accusé vendredi l'ancien ambassadeur polonais auprès de l'Otan, nommé en 2019 par l'ancien pouvoir nationaliste et rappelé fin mai, d'avoir entretenu des contacts avec des services de renseignements étrangers et d'avoir obtenu des avantages financiers non autorisés.
Interpellé, Tomasz Szatkowski a rejeté ces accusations et, à son tour, a dénoncé "des mensonges et des manipulations" de la part du chef du gouvernement.
"Selon les conclusions du service de contre-espionnage militaire, Szatkowski est accusé d'avoir traité de manière inappropriée des documents classifiés, d'avoir eu des contacts avec des services spéciaux étrangers, d'avoir obtenu des avantages financiers non autorisés", a déclaré M. Tusk lors d'un débat au Parlement, ajoutant qu'il avait attendu "jusqu'à la fin du sommet de l'Otan" cette semaine pour faire cette annonce.
M. Szatkowski, ancien vice-ministre de la Défense, a été nommé ambassadeur auprès de l'Otan il y a cinq ans, par le précédent pouvoir nationaliste, et a été rappelé au pays fin mai par l'actuel ministre des Affaires étrangères, le pro-européen Radoslaw Sikorski.
Le chef du gouvernement a également accusé M. Szatkowski "de se baser sur les suggestions et conseils de sociétés étrangères dans la préparation d'importants documents d'Etat, directement liés à la sécurité de l'Etat".
L'ancien ambassadeur a répondu quelques heures plus tard en se sentant "contraint de commenter les accusations mensongères et manipulées lancées aujourd'hui par le Premier ministre Donald Tusk" à son encontre.
Dans une déclaration citée par l'agence PAP, M. Szatkowski a annoncé qu'il pensait intenter une action en justice contre Donald Tusk.
Le Premier ministre a reproché aussi à l'ancien gouvernement, tout comme à son allié le chef de l'Etat Andrzej Duda, d'avoir eu connaissance des accusations portées contre M. Szatkowski avant même sa nomination, et de les avoir cachées.
Interrogé en juin sur M. Szatkowski, le président Duda, en conflit ouvert avec M. Tusk, a refusé d'accepter la démission de l'ambassadeur, malgré des informations obtenues des services spéciaux.
"J'ai reçu des documents, mais ce ne sont absolument pas des documents qui, à mon avis, compromettraient l'ambassadeur Szatkowski de quelque manière que ce soit", a déclaré alors M. Duda à la radio privée RMF FM.
Selon lui, "le contenu de ces documents n'a rien à voir avec la fonction que monsieur l'ambassadeur à Bruxelles auprès de l'Alliance de l'Atlantique Nord, au siège de l'Otan, a exercée au nom de la Pologne".
Avant son rappel, M. Szatkowski était soutenu par M. Duda pour être candidat au poste de nouveau secrétaire adjoint de l'Alliance, selon des informations de presse confirmées vendredi par M. Tusk.
"Il a même été suggéré que M. Szatkowski puisse être candidat du président à l'un des postes les plus élevés de l'Otan. Et il y avait un réel danger qu'il puisse l'avoir", a déclaré le Premier ministre, accusant le chef de l'Etat d'avoir "désinformé l'opinion publique" dans cette affaire.
Le Premier ministre Donald Tusk a accusé vendredi l'ancien ambassadeur polonais auprès de l'Otan, nommé en 2019 par l'ancien pouvoir nationaliste et rappelé fin mai, d'avoir entretenu des contacts avec des services de renseignements étrangers et d'avoir obtenu des avantages financiers non autorisés.
Interpellé, Tomasz Szatkowski a rejeté ces accusations et, à son tour, a dénoncé "des mensonges et des manipulations" de la part du chef du gouvernement.
"Selon les conclusions du service de contre-espionnage militaire, Szatkowski est accusé d'avoir traité de manière inappropriée des documents classifiés, d'avoir eu des contacts avec des services spéciaux étrangers, d'avoir obtenu des avantages financiers non autorisés", a déclaré M. Tusk lors d'un débat...


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