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Politique - Dans La Presse

Comment le Hezbollah tente de contrer la surveillance high-tech d’Israël

Les combattants du parti chiite utilisent depuis plusieurs mois leurs anciens moyens de communication pour opérer sous les radars de l’armée de l’État hébreu.

Comment le Hezbollah tente de contrer la surveillance high-tech d’Israël

Un avion de combat israélien volant au-dessus du territoire libanais le 3 juillet 2024. Jalaa Marey/AFP

À la suite de l’assassinat de plusieurs de ses plus hauts commandants dans des frappes israéliennes ciblées, dont Mohammad Nasser tué le 3 juillet près de Tyr, dans le cadre des affrontements armés au Liban-Sud entre le Hezbollah et l’armée de l’État hébreu, le parti chiite aurait mis en place de nouveaux moyens de communication pour tenter d’échapper à la technologie de surveillance sophistiquée de son ennemi, ont déclaré des sources informées à Reuters, selon un article de l’agence publié mardi.

« Jetez vos smartphones, enterrez-les, mettez-les dans une boîte de métal et éloignez-les », avait d’ailleurs préconisé Hassan Nasrallah, le secrétaire général du parti chiite, dans un discours en février dernier, pour se protéger contre le piratage et l’espionnage israélien. Loin d’être prise à la rigolade, cette consigne du patron du parti à l’intention des habitants du Liban-Sud aurait depuis été appliquée à la lettre par ses combattants.

Car si le Hezbollah se plaît à exhiber ses nouveaux moyens technologiques, comme les survols de son drone de reconnaissance « al-Hodhod » en territoire israélien pour étudier et attaquer les capacités de collecte de renseignements israéliens, ses combattants déployés sur le front du Liban-Sud seraient ainsi revenus aux bonnes vieilles méthodes datant de leurs précédentes confrontations avec l’État hébreu, dont un réseau privé de télécommunications fixes qu’ils utilisaient au début des années 2000. 

Messages codés

« Le Hezbollah a tiré les leçons de ses pertes et a adapté ses tactiques en conséquence », ont déclaré à Reuters six sources au fait des opérations du groupe, sous le couvert de l’anonymat. « Les téléphones portables, qui peuvent être utilisés pour localiser un utilisateur, ont été bannis du champ de bataille au profit de moyens de communication plus anciens, notamment les téléavertisseurs et les courriers qui transmettent des messages verbaux en personne », détaillent deux de ces sources.

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Selon une autre source au fait de la logistique du groupe, des mots codés sont utilisés pour désigner les armes et les lieux de rencontre, au cas où les conversations seraient entendues. « Ces codes sont mis à jour presque quotidiennement et livrés aux unités par l’intermédiaire de courriers », a précisé cette même source. « Nous sommes confrontés à une bataille dans laquelle l’information et la technologie sont des éléments essentiels », a déclaré Kassem Kassir, un analyste proche du Hezbollah. « Mais lorsque vous êtes confronté à certaines avancées technologiques, vous devez revenir aux anciennes méthodes – les téléphones, les communications en personne... Toutes les méthodes qui vous permettent de contourner la technologie. » Le bureau des médias du Hezbollah a déclaré à Reuters qu’il n’avait aucun commentaire à faire sur les affirmations des sources.

Plus de téléphone sur le champ de bataille

Les experts en sécurité affirment que certaines contre-mesures de faible technicité peuvent être très efficaces contre l’espionnage de haute technicité. « Le simple fait d’utiliser un VPN (réseau privé virtuel) ou, mieux encore, de ne pas utiliser de téléphone portable du tout peut rendre beaucoup plus difficile la recherche et la fixation d’une cible », explique Emily Harding, ancienne analyste de la CIA qui travaille aujourd’hui au Centre d’études stratégiques et internationales à Washington. « Mais ces contre-mesures rendent également les dirigeants du Hezbollah beaucoup moins efficaces pour communiquer rapidement avec leurs troupes », nuance-t-elle.

Début février, une directive claire était transmise à l’intention des combattants du Hezbollah : pas de téléphone portable à proximité du champ de bataille. « Aujourd’hui, si quelqu’un est trouvé avec son téléphone sur le front, il est expulsé du Hezbollah », a déclaré une source libanaise de haut rang connaissant les opérations du groupe.

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Une autre source affirme que le Hezbollah effectuerait des contrôles surprises dans les unités de terrain pour vérifier si les membres avaient leur téléphone sur eux. Une règle qui s’appliquerait même à Beyrouth pour les hauts responsables politiques du Hezbollah, qui évitent d’apporter tout appareil électronique lors des réunions, et ce depuis l’assassinat de Saleh el-Arouri, l’ex-numéro 2 du Hamas, ciblé par une frappe de drone alors qu’il assistait à une réunion dans la banlieue sud début janvier.

Cela ne règle pas pour autant le problème des informateurs humains, dont beaucoup seraient mis sur écoute : « La crise économique au Liban et les rivalités entre les factions politiques ont créé des opportunités pour les recruteurs israéliens, mais tous les informateurs ne savent pas avec qui ils parlent », ajoute la source précitée.

Selon notre décompte, 369 soldats du Hezbollah ont été tués depuis le 8 octobre dernier et l’ouverture d’un front de soutien à son allié du Hamas par la formation pro-iranienne. Parmi eux, une vingtaine faisaient partie de l’unité d’élite al-Radwan, dont trois hauts commandants, Wissam Tawil, Taleb Abdallah et Mohammad Nasser, tués dans des frappes ciblées loin des lignes de front. Soixante-quinze civils et 21 secouristes ont également trouvé la mort côté libanais. Israël affirme que les attaques menées depuis le Liban ont tué 21 soldats et 10 civils.

À la suite de l’assassinat de plusieurs de ses plus hauts commandants dans des frappes israéliennes ciblées, dont Mohammad Nasser tué le 3 juillet près de Tyr, dans le cadre des affrontements armés au Liban-Sud entre le Hezbollah et l’armée de l’État hébreu, le parti chiite aurait mis en place de nouveaux moyens de communication pour tenter d’échapper à la technologie de surveillance sophistiquée de son ennemi, ont déclaré des sources informées à Reuters, selon un article de l’agence publié mardi.« Jetez vos smartphones, enterrez-les, mettez-les dans une boîte de métal et éloignez-les », avait d’ailleurs préconisé Hassan Nasrallah, le secrétaire général du parti chiite, dans un discours en février dernier, pour se protéger contre le piratage et l’espionnage israélien. Loin d’être prise à la...
commentaires (1)

Bla bla bla. On voit le résultat de sa suprématie. Le trois quart de ses commandants sont déjà sous terre et il continue à faire croire à sa supériorité feinte. On verra le jour où il signerait le cessez-le-feu ni vu ni connu après avoir endeuillé des familles et détruit leur patrimoine. As usual. Toutes ses guerres ne sont qu’un écran de fumée de la part de ses recruteurs pour éloigner les regards de ce qu’ils mijotent dans leur pays en attendant la grande révélation sur leur fameuse bombe. That’s it.

Sissi zayyat

13 h 04, le 12 juillet 2024

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Commentaires (1)

  • Bla bla bla. On voit le résultat de sa suprématie. Le trois quart de ses commandants sont déjà sous terre et il continue à faire croire à sa supériorité feinte. On verra le jour où il signerait le cessez-le-feu ni vu ni connu après avoir endeuillé des familles et détruit leur patrimoine. As usual. Toutes ses guerres ne sont qu’un écran de fumée de la part de ses recruteurs pour éloigner les regards de ce qu’ils mijotent dans leur pays en attendant la grande révélation sur leur fameuse bombe. That’s it.

    Sissi zayyat

    13 h 04, le 12 juillet 2024

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