Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé mercredi soutenir la position du Hamas palestinien dans les négociations indirectes avec Israël pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, répétant qu'en cas d'accord, son parti mettrait fin à ses attaques depuis le sud du Liban.
Depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre, le Hezbollah échange quotidiennement des tirs transfrontaliers avec Israël, et dit intervenir en soutien à son allié du Hamas.
Ces échanges de tirs font craindre une guerre à plus grande échelle.
"Ce que le Hamas accepte, nous l'acceptons (...) et ce qui satisfait le Hamas nous satisfait", a déclaré Hassan Nasrallah dans une allocution télévisée en hommage à un commandant du mouvement pro-iranien, Mohammed Nasser, tué par Israël début juillet.
"D'ailleurs, nous ne leur demandons pas de se coordonner avec nous parce que la bataille est avant tout leur bataille", a-t-il ajouté.
Des négociations indirectes pour tenter d'avancer vers un cessez-le-feu à Gaza doivent reprendre au Qatar en présence du directeur de la CIA, William Burns, et du chef du Mossad israélien, David Barnea.
Dimanche, le Hamas a dit, selon un responsable, ne plus réclamer un cessez-le-feu permanent avant toute négociation sur une libération d'otages.
Israël affirme de son côté vouloir poursuivre la guerre jusqu'à la destruction du Hamas.
Dans son discours, Hassan Nasrallah a réaffirmé qu'en cas d'accord sur un cessez-le-feu, "que nous espérons tous, nous cesserons le feu incontestablement".
En réponse au ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, selon qui Israël "continuera de lutter et de faire tout ce qui est nécessaire" contre le Hezbollah, "même s'il y a un cessez-le-feu" à Gaza, Hassan Nasrallah a affirmé que son parti ne tolérerait "aucune agression que l'ennemi israélien pourrait mener contre le Liban en cas de cessez-le-feu à Gaza, même si cela est très improbable".
"La résistance qui lance des centaines de roquettes et des dizaines de drones en une journée sur des cibles sensibles au nord, à 30 et 35 km de profondeur (...) montre qu'elle n'a pas peur de la guerre et est prête à toute éventualité", a-t-il ajouté.
lar/jos/sg
© Agence France-Presse
Depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre, le Hezbollah échange quotidiennement des tirs transfrontaliers avec Israël, et dit intervenir en soutien à son allié du Hamas.
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