Des militaires libanais dans le camp de Nahr el-Bared, au Liban-Nord, le 8 juillet 2024. Photo obtenue par notre correspondant Michel Hallak
La tension est montée d'un cran lundi dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, au Liban-Nord, lors de perquisitions menées par l'armée libanaise visant à retrouver des individus recherchés, qui ont dégénéré en échanges de tirs, rapportent des sources au sein du camp, citées par notre correspondant Michel Hallak.
Selon un communiqué des factions palestiniennes du Nord, une fusillade a éclaté lors de l'arrestation d'un des suspects, entre un « gang » et l'armée.
Dès la matinée, l'armée libanaise a bouclé toutes les entrées du camp, ne permettant qu'à certains piétons de pénétrer dans l'enceinte. À la suite de la fusillade, la troupe a envoyé des renforts pour arrêter les tireurs, tandis que l'aviation libanaise survolait le camp.
L'armée n'a pas immédiatement commenté l'incident et n'était pas disponible pour donner plus d'explications.
Les factions palestiniennes veulent « un retour à la normale »
De leur côté, les factions palestiniennes se sont réunies dans la journée pour évoquer les répercussions de ces tensions et ont dénoncé, dans leur communiqué, « toute attaque contre des parties ou institutions avec lesquelles nous voulons les meilleures relations ». Elles ont réclamé « l'arrestation de tous les trafiquants de pilules, de haschisch et d'armes » et rejeté toute « protection » de ces trafiquants. Les factions ont toutefois appelé l'armée à « ne pas recourir à des punitions collectives en fermant » tous les accès au camp. « Nous appelons au retour à une vie normale dans le camp et réclamons que tous les repris de justice soient remis aux services de renseignement de l'armée par leurs proches, afin d'éviter la sédition ».
Le camp de Nahr el-Bared avait été entièrement détruit, en 2007, lors d'affrontements violents entre l'armée libanaise et le groupe jihadiste Fateh el-Islam, qui avaient duré un mois. Ces affrontements avaient conduit l'armée à imposer un blocus sur le camp ainsi qu'à un déplacement massif des résidents. Le camp avait été partiellement reconstruit en 2018.
D'après l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, les autorités libanaises exercent un certain contrôle sur le camp de Nahr el-Bared depuis 2007, contrairement aux autres camps de réfugiés palestiniens du pays, dans lesquels l'armée libanaise ne pénètre pas et dont les factions sont chargées d'assurer la sécurité.



Comme quoi l’armée libanaise, quand elle veut, elle peut. Alors à quand le grand ménage de tous les usurpateurs du Sud Liban, armés par un pays étranger? Ils ne feront quand même pas la guerre à l’armée nationale? eux qui soit disant résistent pour défendre le Liban
13 h 41, le 11 juillet 2024