Le patriarche maronite Béchara Raï. Photo Ani
Le chef de l'Église maronite Béchara Raï et le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth Élias Audi ont à nouveau appelé dimanche à mettre un terme à la vacance présidentielle au Liban qui perdure depuis la fin du sexennat de Michel Aoun en octobre 2022, faute de consensus sur un candidat.
« Nous vivons une véritable crise au Liban », a déploré le patriarche Raï lors dans son homélie dominicale, selon des propos rapportés par des médias locaux. « Nous devons donc revenir (sur cette crise) afin que le Parlement élise un président conformément à la Constitution », a-t-il plaidé.
De son côté, Mgr Élias Audi a précisé que « les députés étaient appelés à élire un président de la République avant la fin du mandat (de Michel Aoun), mais ils n'ont pas répondu jusqu'à présent à l'appel du devoir ». « S'ils sont incapables de remplir leur rôle, ou s'ils sont dans une impasse, n'ont-ils pas la responsabilité nationale et morale de dire à ceux qui les ont élus et leur ont confié la responsabilité de les représenter que ce Parlement, dans sa composition actuelle, est incapable d'élire un président, et doit donc céder la place à un autre, par les voies démocratiques dictées par la Constitution ? », a-t-il ajouté.
Plus d’un an après la dernière séance parlementaire consacrée à l’élection d’un président de la République, les députés libanais peinent toujours à se rallier autour d'un candidat consensuel, comme c'est l'usage au Liban. Samedi, Dar el-Fatwa, la plus haute autorité sunnite du Liban, a appelé à mettre fin à la « spirale des blocages », estimant que l’élection d’un président « nécessitait un dialogue entre toutes les composantes politiques et groupes parlementaires du pays ».


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