Le numéro deux du Hezbollah, Naïm Kassem. Photo ANI
Deux jours après l'élimination d'un commandant militaire du Hezbollah, le troisième de haut rang reconnu comme tel par le parti depuis octobre, qui a fait craindre une escalade avec Israël, le numéro deux du parti chiite, Naïm Kassem, a estimé vendredi qu'une « expansion » de la guerre au Liban n'aurait pas lieu « à court terme ». Depuis le 8 octobre, le Hezbollah et Israël échangent quasiment quotidiennement des frappes de part et d'autre de la frontière.
« L'éventualité d'une expansion de la guerre n'est pas d'actualité à court terme, mais le Hezbollah est prêt pour le scénario du pire », a déclaré le cheikh Kassem dans un entretien avec le média russe Sputnik, repris par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Il a ajouté que cette lecture des faits se base, pour son parti, sur « les résultats sur le terrain », et non sur des « analyses politiques ».
Zone de trois à cinq kilomètres du territoire israélien
Réitérant que le Hezbollah a annoncé, dès le début des affrontements, que le Liban-Sud était un « front de soutien » à ses alliés du mouvement Hamas à Gaza, il a expliqué que le groupe pro-iranien a « défini une zone de confrontation militaire, de renseignements et d'espionnage qui va de trois à cinq kilomètres » dans le territoire israélien et qu'il s'engage à « ne pas cibler, jusqu'à présent, les civils ». « Chaque fois que l'armée israélienne dépasse cette distance ou que des bombardements fauchent des civils » au Liban, « nous nous engageons à répondre de manière appropriée », a-t-il dit.
Évoquant les « sacrifices » du Hezbollah dans sa confrontation avec l'armée israélienne, qui a « touché des cibles de haut rang », il a souligné que le parti n'est pas en reste et « frappe chaque jour aussi des cibles d'importance », estimant qu'Israël « ne dévoile pas l'ampleur de ses pertes ».
Le parti chiite a annoncé la mort, depuis le 8 octobre, de 365 de ses combattants dans des frappes en Syrie et au Liban, parmi lesquels trois ont été reconnus comme étant des cadres militaires de haut rang. De son côté, Israël a reconnu 28 morts dans les frappes du Hezbollah et de ses alliés, 19 militaires et neuf civils.
Accepter les conditions du Hamas
« Gaza subit une offensive depuis neuf mois maintenant et, au début, l'armée israélienne pensait que cette guerre pourrait être conclue en trois mois, avec sa victoire, la fin du Hamas et la libération des otages » enlevés par le groupe islamiste palestinien lors de son attaque meurtrière du 7 octobre. Toutefois, depuis, Israël « n'a plus d'autre choix que d'accepter les conditions du Hamas car ce dernier ne s'arrêtera pas tant que les tirs et les agressions contre les civils ne cesseront pas ». Le Hamas a dernièrement annoncé avoir soumis des « idées » concernant les pourparlers pour un cessez-le-feu, qui devront être discutés dans la journée à Doha par une délégation israélienne. Ces négociations ont fait l'objet jeudi d'une réunion entre le Hamas et le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah.
Selon Naïm Kassem, « les sacrifices du peuple palestinien ont mené l'entité israélienne à une impasse ». Dans ce contexte, Israël ne peut que « revenir une fois de plus à la table des négociations, revoir ses revendications à la baisse et prétendre devant son peuple qu'il a obtenu des réalisations ».
Concernant le différend entre le président américain Joe Biden et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le cheikh Kassem a déclaré qu'il concernait les « tactiques » de ces deux parties, mais qu'il n'y a « pas de différend quand il s'agit de crimes, de génocide ou de mettre fin à l'existence palestinienne ». « Netanyahu veut continuer ses massacres ouvertement, tandis que Biden veut atteindre ses objectifs progressivement », a-t-il lancé.
Alors que les États-Unis maintiennent leur fort soutien diplomatique et militaire à Israël, Joe Biden a exprimé à certaines occasions des préoccupations concernant la conduite de l'État hébreu, et décrit notamment la campagne de bombardements d'Israël à Gaza comme « indiscriminée » ou « démesurée ».



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12 h 53, le 07 juillet 2024