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Présidentielle : « Tous les dialogues possibles ont été épuisés », selon Geagea


Présidentielle : « Tous les dialogues possibles ont été épuisés », selon Geagea

Samir Geagea, chef des Forces libanaises (FL). Photo d'archives ANI

Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a critiqué jeudi le président du Parlement Nabih Berry pour ne pas avoir convoqué le Parlement afin d'élire un nouveau président de la République au cours des 12 derniers mois, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

M. Berry avait appelé à plusieurs reprises au « dialogue » avant de convoquer une telle élection, mais « tous les dialogues possibles entre les blocs ont été épuisés », a estimé le leader chrétien.

Selon lui, l'incapacité du Parlement à élire un candidat est attribuée à l'insistance du Hezbollah sur son candidat, Sleiman Frangié. Entre-temps, « tous les autres - l'opposition, les députés des Forces du changement, et les indépendants - ont exprimé leur désir d'explorer un troisième candidat », a déclaré M. Geagea.

À ce jour, le Parlement a tenté à 12 reprises d'élire un nouveau président, sans succès, la dernière tentative remontant au 14 juin 2023.

Tout en reconnaissant que la crise politique n'est pas simplement « une question de dialogue mais plutôt une perturbation des élections jusqu'à ce que l'opposition rassemble toutes ses cartes pour lui permettre d'élire son candidat à la présidence », les Forces libanaises ont proposé trois approches pour un dialogue efficace visant à élire un nouveau président, a affirmé M. Geagea.

La première approche consiste à suivre l'initiative du Bloc de la modération nationale et à demander aux autres groupes d'envoyer des représentants au Parlement pour une consultation sur l'élection d'un nouveau président, a-t-il expliqué.

La deuxième approche suggère que l'émissaire français, Jean-Yves Le Drian, rencontre les blocs parlementaires, «présente un résumé des résultats de ses tournées intensives aux responsables, aux partis et à tous les blocs parlementaires», puis se retire - permettant ainsi aux différentes forces politiques de mener des consultations avant que M. Berry ne convoque une session électorale.

La troisième approche proposée par M. Geagea recommande que M. Berry convoque une réunion électorale, organise un vote au premier tour et la suspende ensuite pour permettre aux blocs de se consulter avant de procéder aux tours de scrutin suivants jusqu'à ce qu'un nouveau président soit élu.

« Nous avons adopté ces approches parce qu'elles ne sont en rien contraires à la Constitution et qu'elles facilitent en même temps le prétendu dialogue exigé par l'autre partie », a ajouté le chef des FL.

Selon M. Geagea, toutes ces propositions ont été présentées à M. Le Drian, qui a conclu une visite de deux jours au Liban à la fin du mois de mai. Il a rencontré de hauts responsables libanais, notamment le président du Parlement, le Premier ministre sortant, des responsables du Hezbollah et le patriarche maronite. L'objectif principal de la visite de M. Le Drian était d'essayer de sortir le Liban de l'impasse présidentielle.

Cette visite fait suite à des discussions en France sur la possibilité que le président Emmanuel Macron se rende lui-même à Beyrouth pour tenter de faire avancer la résolution de la vacance présidentielle.

Pour être élu au premier tour, un candidat à la présidence doit obtenir la majorité des deux tiers des voix des 128 membres du Parlement libanais. Aux tours suivants, il lui suffit de recueillir la majorité simple.

Jusqu'à présent, les tentatives du Parlement d'élire un successeur à Michel Aoun n'ont pas abouti à un second tour de scrutin, les députés s'étant retirés après le premier tour, ce qui entraînait un défaut de quorum. À chaque nouvelle session électorale, M.Berry relance le processus avec un vote au premier tour - une décision considérée comme une violation de la Constitution par plusieurs experts juridiques qui soutiennent que la réunion devrait rester ouverte, permettant à un candidat d'être élu avec une majorité simple lorsque le Parlement se réunira à nouveau. 


Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a critiqué jeudi le président du Parlement Nabih Berry pour ne pas avoir convoqué le Parlement afin d'élire un nouveau président de la République au cours des 12 derniers mois, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). M. Berry avait appelé à plusieurs reprises au « dialogue » avant de convoquer une telle élection,...