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Politique - Liban-Sud

Nabih Berry exclut une « guerre de grande envergure » au Liban

En réponse au président de la Chambre qui a de nouveau estimé que le dialogue était « la solution sérieuse » à la crise présidentielle, Geagea appelle à un dialogue national sur... la 1701.

Nabih Berry exclut une « guerre de grande envergure » au Liban

Le président de la Chambre Nabih Berry lors d'une séance au Parlement, le 25 avril 2024. Photo tirée du comte Flickr du Parlement

Le président du Parlement Nabih Berry a affirmé qu’il ne craignait pas de voir Israël lancer une guerre de grande envergure ou une invasion terrestre contre le Liban. Ces propos interviennent à l’heure où les combats en cours depuis le 8 octobre au Liban-Sud entre le Hezbollah et Israël deviennent de plus en plus violents. Dans un entretien accordé lundi au quotidien koweïtien al-Jarida, le député en chef a toutefois déclaré que « les Israéliens savent que s’ils tentent de répéter les expériences du passé (la guerre de juillet 2006, NDLR), ils subiront une défaite importante. S’ils envisagent d’entrer au Liban, le Hezbollah et le mouvement Amal s’opposeront militairement à eux ».

Nabih Berry a considéré que les Israéliens préfèrent maintenir le statu quo, d’autant que , « malgré toute (leur) supériorité militaire et aérienne, le Hezbollah a réussi à leur porter des coups très sévères ». Et d’ajouter : « L’arrêt des affrontements au Liban-Sud est la clé des solutions dans le pays et l’arrêt des confrontations militaires à la frontière dépend de l’arrêt de la guerre à Gaza. » Il a également souligné que « la fin des affrontements au Liban-Sud était la clé de tous les dossiers ».

Concernant les efforts de l’envoyé américain Amos Hochstein pour obtenir une désescalade, Nabih Berry a réaffirmé être « pour un cessez-le-feu au Liban-Sud et à Gaza en même temps. C’est alors que le processus politique pour appliquer la résolution onusienne 1701 pourra commencer. Sinon, les Américains savent que la situation restera inchangée ». Le président du Parlement a affirmé avoir reçu un appel téléphonique des Américains, qui lui auraient demandé si leur envoyé spécial devrait revenir à Beyrouth. « Tout est lié à l’arrêt de la guerre à Gaza, et dès que les opérations militaires cesseront, Hochstein pourra venir et chercher des solutions », leur aurait-il répondu.

Concernant les destructions massives au Liban-Sud et le déplacement des dizaines de milliers d’habitants de leur foyer, Nabih Berry a assuré que les efforts pour la reconstruction étaient (déjà) en marche. « Nous avons commencé à préparer un programme de reconstruction et de retour des gens dans leurs foyers, et j’ai demandé à la Banque mondiale de fournir les fonds nécessaires à cet effet, a-t-il dit. Je travaille également avec les expatriés libanais pour qu’ils jouent un rôle essentiel et majeur dans la reconstruction du Sud. Nous adresserons des appels et des demandes à tous les pays amis et voisins, en particulier aux frères arabes, à l’Arabie saoudite, au Qatar et au Koweït, pour contribuer à la reconstruction. »

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Concernant le dossier présidentiel, Nabih Berry a de nouveau estimé que son initiative était la seule issue possible. « Toute solution sérieuse à ce dossier passe par la tenue d’un dialogue de sept jours, suivi de séances électorales ouvertes jusqu’à l’élection d’un nouveau président », a-t-il dit. Nabih Berry a, dans ce cadre, accusé les Forces libanaises, qui refusent de participer à un dialogue national, d’être les responsables du blocage. « Toutes les autres formations semblent prêtes à y participer, y compris le Courant patriotique libre », a-t-il assuré. Les FL estiment que Nabih Berry n’a pas le droit de conditionner la convocation d’un conclave à la tenue d’un dialogue national et affirment qu’elles ne seraient prêtes à participer qu’à des « concertations » entre les différents partis politiques, comme le prévoit l’initiative des députés sunnites ex-haririens de la Modération nationale. « C’est moi qui ai lancé le travail du bloc de la Modération et l’ai soutenu afin de faciliter son travail et les mécanismes de communication entre les blocs parlementaires », a souligné M. Berry dans une volonté de s’approprier cette initiative.

Le président du Parlement a mentionné qu’il « appréciait » les efforts du quintette impliqué dans le dossier libanais (États-Unis, France, Arabie saoudite, Égypte et Qatar), tout en regrettant « les divergences internes entre ces pays » et en affirmant que le délai mentionné (à demi-mot) dans leur dernier communiqué n’était pas réaliste. « Je ne vois pas comment on va élire un président de la République d’ici à la fin du mois », a-t-il dit. « Nous devons attendre Le Drian et voir ce qu’il apporte », a-t-il ajouté. L’émissaire français pour le Liban Jean-Yves Le Drian mène une tournée à Beyrouth mardi et mercredi.

Dans une interview quelques jours plus tôt, le président de la Chambre avait affirmé que le tandem chiite ne comptait pas abandonner la candidature de Sleiman Frangié, le leader des Marada, ni son initiative présidentielle. « Ce n’est pas un crime de vouloir un dialogue, a-t-il dit. Mais en tout cas, l’heure de l’élection n’a pas encore sonné. »

Samir Geagea répond
Mardi, le chef des FL a répondu aux accusations de M. Berry dans un entretien accordé à l’agence Akhbar al-Yom. « Je voudrais rappeler à Nabih Berry que les députés de la République forte (bloc FL) ont participé à toutes les séances électorales qu’il a convoquées », a-t-il lancé, rappelant que ce sont les députés du tandem chiite qui provoquent un défaut de quorum à l’issue de chaque premier tour de vote pour empêcher l’élection d’un candidat autre que Sleiman Frangié. « L’axe de la résistance est derrière le vide, car il n’accepte une élection que si le président élu est à son goût. Nous ne pouvons pas accepter cette imposture », a martelé Samir Geagea.

Le chef des FL a affirmé qu’il accepterait d’assister à un dialogue national, à condition qu’il porte sur l’application de la résolution onusienne 1701. « Le Hezbollah a pris la décision de faire la guerre sans consulter le gouvernement ni la majorité des blocs parlementaires, et encore moins la majorité du peuple libanais. Ainsi, il a contourné la Constitution et le pacte national. Par conséquent, nous voulons une table de dialogue interne sur la manière de corriger cette trajectoire», a martelé Samir Geagea.

Quant à la question présidentielle, M. Geagea a affirmé qu’elle ne nécessite pas la tenue d’un dialogue. « Lorsqu’il a été question d’élire le président du Parlement, aucune table de dialogue n’a été organisée à ce sujet. L’élection a eu lieu et Berry a obtenu 65 voix, soit tout juste la majorité absolue, a-t-il rappelé. De même pour la désignation du Premier ministre. »

Le président du Parlement Nabih Berry a affirmé qu’il ne craignait pas de voir Israël lancer une guerre de grande envergure ou une invasion terrestre contre le Liban. Ces propos interviennent à l’heure où les combats en cours depuis le 8 octobre au Liban-Sud entre le Hezbollah et Israël deviennent de plus en plus violents. Dans un entretien accordé lundi au quotidien koweïtien...
commentaires (4)

On se demande à qui pensait Nikki Haidé en écrivant sur l'obus, ... qui qui ya tourra... ?

Wlek Sanferlou

14 h 13, le 29 mai 2024

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Commentaires (4)

  • On se demande à qui pensait Nikki Haidé en écrivant sur l'obus, ... qui qui ya tourra... ?

    Wlek Sanferlou

    14 h 13, le 29 mai 2024

  • Pauvre pays gouverné par l’homme de cromagnon

    Marie Françoise Akl

    08 h 28, le 29 mai 2024

  • - TANT QUE LE BARBU NE BOMBARDE, - QUE DU NORD LES VIDES BOURGADES, - MEME QUAND TOUT NOTRE SUD BARDE, - ET QUE SOUS TERRE IL SE PLACARDE, - DU GENOCIDAIRE L,ESCADRE, - EVITERAIT, LA CHAROGNARDE, - DE BOUFFER MEME LA POULARDE.

    LA LIBRE EXPRESSION

    22 h 11, le 28 mai 2024

  • Quel envergure politique il a ce papy. C'est triste de penser qu'on n'a pas de personnes dignes de cette place.

    Citoyen

    21 h 16, le 28 mai 2024

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