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Dernières Infos - Grèce

Des migrants accusés d'un naufrage meurtrier ont servi de "boucs émissaires", selon leurs avocats


Le drapeau de la Grèce. Photo Louisa Gouliamaki/AFPa

Les avocats de neuf Egyptiens, qui doivent comparaître en Grèce pour leur responsabilité présumée dans l'un des naufrages de migrants les plus meurtriers en Méditerranée, ont estimé jeudi que leurs clients servaient de "boucs émissaires" pour couvrir les responsabilités des gardes-côtes grecs. 

Les accusés sont "des boucs émissaires pour couvrir les responsabilités des autorités portuaires" grecques, a dénoncé l'une des avocats, Natasha Dailiani, lors d'une conférence de presse à Athènes cinq jours avant l'ouverture de ce procès à Kalamata (sud).  

"Il faut assurer un procès équitable et chercher les vraies causes" de ce drame, a-t-elle ajouté. Jugés notamment pour "trafic d'êtres humains" et "participation à une organisation criminelle", ces neuf Egyptiens, âgés de  21 à 37 ans, sont en détention provisoire depuis presque un an. Ils figurent parmi les 104 rescapés du naufrage d'un chalutier vétuste et surchargé en provenance de Libye, le 14 juin 2023, au large des côtes du Péloponnèse (sud-ouest).

Selon l'Agence onusienne du Haut commissariat des réfugiés (HCR) et de nombreuses ONG de défense des migrants, plus de 600 personnes ont péri lors de ce naufrage, le plus meurtrier survenu en Méditerranée ces dernières années. Seuls 82 corps ont été retrouvés. 

Des experts, des ONG et de grands médias internationaux comme le New York Times ont mis en cause les gardes-côtes grecs qui auraient dû intervenir beaucoup plus tôt pour secourir l'embarcation, selon eux.

L'UE et le HCR avaient demandé à Athènes une investigation "approfondie". Mais l'enquête "jusqu'ici n'a pas été conclue", a déploré une autre avocate, Efi Doussi. "Il y a de nombreuses contradictions dans l'acte d'accusation qui ne tient pas" et "l'enquête des gardes-côtes n'a pas avancé pour révéler les causes de ce naufrage", a-t-elle insisté.

Les gardes-côtes avaient répété après le naufrage que la principale cause de cet accident tenait au fait que le chalutier, qui a sombré au large du village de Pylos, était surchargé. Des médias et ONG ont à plusieurs reprises accusé la Grèce de procéder à des refoulements "illégaux" de migrants en mer Egée, des critiques rejetées par le gouvernement grec.

Les avocats de la défense des neuf Egyptiens ont lancé une campagne de mobilisation en faveur de leur remise en liberté. Une manifestation est prévue lundi à Athènes tandis qu'un rassemblement sera organisé le lendemain devant la cour pénale de Kalamata.


Les avocats de neuf Egyptiens, qui doivent comparaître en Grèce pour leur responsabilité présumée dans l'un des naufrages de migrants les plus meurtriers en Méditerranée, ont estimé jeudi que leurs clients servaient de "boucs émissaires" pour couvrir les responsabilités des gardes-côtes grecs. 

Les accusés sont "des boucs émissaires pour couvrir les responsabilités des autorités portuaires" grecques, a dénoncé l'une des avocats, Natasha Dailiani, lors d'une conférence de presse à Athènes cinq jours avant l'ouverture de ce procès à Kalamata (sud).  

"Il faut assurer un procès équitable et chercher les vraies causes" de ce drame, a-t-elle ajouté. Jugés notamment pour "trafic d'êtres humains" et "participation à une organisation...