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Nos Lecteurs ont la Parole

Une mère à son fils : entre la vie et la mort

C’est la nuit ! Et je creuse

L’infini des secondes ;

Le souffle suspendu aux frontières

Des carreaux.

Dans la nudité blanche,

De ce cadre stérile ;

Mon sang, goutte à goutte,

S’infiltre sous ta peau.

Tu dors, comme un soupir

Qui rejette la vie ;

Tu dors ! Et la paix,

De son masque tranquille,

Lisse ton visage

Et voile tes yeux.

Ton esprit s’évade,

Et moi ;

Je sombre dans des pensées

Sans fin.

Témoin muet de ce duo tragique,

Le ciel nous contemple

Et ne s’apitoie pas.

J’ai bu le calice, jusqu’à la lie ;

J’ai bu la souffrance,

L’ignorance de ta vie.

Dans cette coupe vide

Entre mes mains ;

Ni eau, ni alcool, ni vin.

Rien que l’attente,

L’espérance, en vain.

La guerre ne connaît

Ni victimes ! Ni bourreaux.

Et les hommes sous les armes,

Deviennent tous égaux.

Mon fils ! Ne crains rien !

Je protège tes rêves ;

Car ce chemin-là,

Je le fais avec toi.

L’aube, au dehors, se lève

Et maquille de blanc

Mes yeux cernés de noir.

Le jour me voit partir

Vers la routine des autres ;

Mais je reviendrai !

Alors ! Nous serons deux

Pour la prière du soir.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

C’est la nuit ! Et je creuseL’infini des secondes ;Le souffle suspendu aux frontièresDes carreaux.Dans la nudité blanche,De ce cadre stérile ;Mon sang, goutte à goutte,S’infiltre sous ta peau.Tu dors, comme un soupirQui rejette la vie ;Tu dors ! Et la paix,De son masque tranquille,Lisse ton visageEt voile tes yeux.Ton esprit s’évade,Et moi ;Je sombre dans des penséesSans...
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