Une femme se tient près d'objets récupérés d'un bâtiment qui a été touché pendant la nuit lors d'un bombardement israélien à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 26 mars 2024. Photo SAID KHATIB / AFP
Israël a rejeté mardi la responsabilité sur le Hamas pour l'absence d'avancée dans les pourparlers en vue d'une trêve à Gaza, estimant que le mouvement islamiste palestinien n'est « pas intéressé par la poursuite des négociations », selon un communiqué du bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahu.
« La position du Hamas prouve clairement qu'il n'est pas intéressé par la poursuite des négociations en vue d'un accord, et cette position témoigne malheureusement des dommages causés par la décision du Conseil de sécurité » de l'ONU, ajoute le communiqué.
Après cinq mois et demi de guerre, le Conseil de sécurité a exigé lundi pour la première fois un cessez-le-feu immédiat dans la guerre opposant Israël au Hamas dans la bande de Gaza, après l'abstention des Etats-Unis, proche allié d'Israël qui avait opposé leur veto aux précédents projets de résolutions. La position de Washington a été vivement critiquée par Israël.
Le Hamas avait accusé dans la nuit de lundi à mardi Israël d'être « entièrement responsable » de « l'échec » jusqu'à présent des pourparlers.
Les pays médiateurs -- Etats-Unis, Qatar et Egypte -- sont engagés depuis des semaines au Qatar dans des pourparlers sur une trêve et un accord de libération des otages retenus à Gaza en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël. Le patron de la CIA, William Burns, et celui du Mossad (services extérieurs israéliens), David Barnea, ont quitté le Qatar samedi « pour informer leurs équipes respectives dans leur pays de ce cycle » de négociations, avait indiqué une source sous couvert d'anonymat.
Israël a aussi accusé le Hamas d'avoir « une fois de plus (...) réitéré ses exigences extrêmes », notamment « une fin immédiate de la guerre » et « un retrait complet de l'armée israélienne de la bande de Gaza », selon le communiqué du bureau de M. Netanyahu.
La guerre a éclaté le 7 octobre, quand des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza ont mené une attaque sans précédent dans le sud d'Israël qui a entraîné la mort d'au moins 1.160 personnes, essentiellement des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes. Environ 250 personnes ont été enlevées et 130 d'entre elles sont toujours otages à Gaza, dont 33 seraient mortes. L'offensive lancée par l'armée israélienne a fait jusqu'ici plus de 32.333 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine