Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, lors d'une conférence de presse lors d'une visite à Berlin, le 28 septembre 2023. Photo REUTERS/Fabrizio Bensch
Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a indiqué dimanche que sa visite à Washington serait notamment consacrée au maintien de « l'avantage militaire » d'Israël au Proche-Orient, sur fond de guerre à Gaza.
« Au cours de ma visite, je me concentrerai sur la préservation de l'avantage militaire qualitatif d'Israël, et sur les moyens de parvenir à nos objectifs communs: la victoire sur le Hamas et le retour des otages » retenus à Gaza depuis l'attaque du 7 octobre, a déclaré le ministre sur le tarmac de l'aéroport, avant de décoller pour la capitale américaine. Cette visite visera « à préserver l'avantage militaire qualitatif de l'Etat d'Israël, notre capacité à obtenir » certains dispositifs d'armement, a-t-il dit. Elle portera aussi sur le maintien des « liens essentiels avec les Etats-Unis, et l'importance d'atteindre nos objectifs à Gaza (...) et d'assurer les besoins sécuritaires d'Israël, liés à la bande de Gaza et au Liban ».
Ce déplacement à l'invitation de son homologue et « ami » Lloyd Austin, « est un voyage très important », a encore dit M. Gallant, qui doit aussi rencontrer le secrétaire d'Etat, Antony Blinken, le conseiller à la sécurité nationale, Jake Sullivan, et le directeur de la CIA.
Depuis les années 60, les Etats-Unis maintiennent une politique du « Qualitative military edge » (QME), ou « avantage militaire qualitatif », selon laquelle Washington s'assure qu'Israël dispose du meilleur équipement militaire dans la région. A l'initiative du Congrès en 2018, cet avantage est devenu une loi américaine.
Cette visite sera la première de M. Gallant à Washington depuis le début de la guerre entre son pays et le Hamas. Elle intervient juste après une tournée de M. Blinken dans la région, au cours de laquelle il a averti qu'une offensive terrestre israélienne sur la ville de Rafah, dans le sud de Gaza, « risqu(ait) d'isoler Israël davantage au niveau mondial ».
Vendredi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, lui avait fait savoir qu'Israël était prêt à mener cette offensive à Rafah, où s'entassent 1,5 million de Gazaouis, même sans le soutien de Washington.
Le 7 octobre, des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza ont mené une attaque dans le sud d'Israël qui a fait au moins 1.160 morts, essentiellement des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles israéliennes. En représailles, Israël a lancé une campagne militaire qui a fait 32.226 morts dans la bande de Gaza, la plupart des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.


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